Place aux jeunes en région

L’agent de migration Olivier Jean, du Carrefour jeunesse-emploi d’East Angus, a instauré une variante qui a fait parler d’elle dans les séjours exploratoires qu’il planifie pour l’organisation Place aux jeunes en région : il fait appel aux adolescents.

Place aux jeunes (PAJ) a pour mission d’inciter les jeunes âgés de 18 à 35 ans et détenteurs d’un diplôme d’études postsecondaires à s’établir dans le Haut-Saint-François. Pour y arriver, le programme offre des séjours exploratoires qui comprennent le transport, les repas, les activités et l’hébergement payés aux gens de l’extérieur qui souhaitent en découvrir davantage sur la MRC. Traditionnellement, l’agent de migration organise une visite des municipalités comprenant des rencontres avec les différents intervenants et employeurs de la région. Olivier Jean a eu l’idée d’impliquer les adolescents de la région dans le processus.

« J’avais déjà organisé des séjours à thématique entrepreneuriale dans le passé. Il y a aussi d’autres MRC qui en avaient fait à saveur agricole et même industrielle », explique M. Jean. Par ses fonctions au Carrefour jeunesse-emploi, il a également un lien direct avec les adolescents. « Je fais partie du comité de suivi du projet de cité-école à la polyvalente Louis-Saint-Laurent. » Avec l’aide de sa collègue Véronick Beaumont, qui est agente de sensibilisation à l’entrepreneuriat jeunesse, celui-ci a commencé à imaginer des séjours exploratoires présentés par des jeunes. « L’idée est venue en 2016 et on a travaillé pour l’instaurer dès l’année financière 2017-2018. On a contacté les maisons de jeunes en février et mars derniers. »

Le premier séjour exploratoire Quand les ados s’en mêlent a eu lieu en juin dernier. À ce moment, des jeunes des maisons M-SIC, de Saint-Isidore-de-Clifton, et Vagabond, de Weedon, ont présenté leur région par le biais d’une programmation qu’ils avaient eux-mêmes élaborée. Olivier Jean se remémore : « À Saint-Isidore, les ados avaient pris l’initiative d’inviter le maire et le DG. De mon côté, je les aide pour le brainstorm et leur offre un suivi. Je m’assure que les journées ne soient pas trop chargées et que les activités soient réalisables. Mais les jeunes connaissent bien leur ville. Ils ont à cœur leur milieu et y sont attachés. »

Nathaniel Girardin est l’un des jeunes ayant pris part au projet. Il fréquentait la maison Vagabond de Weedon. « On a été cinq, six, à préparer le séjour, puis trois à le présenter. Au début, on pouvait faire ça les soirs, si on n’avait rien à faire. Entretemps, Olivier nous avait donné des points à suivre et de l’information autour. » Nathaniel Girardin se décrit comme un citoyen impliqué dans sa communauté. « J’ai aidé à organiser des labyrinthes d’Halloween et j’ai aussi fait un voyage humanitaire au Pérou. » L’étudiant en foresterie et production acéricole est satisfait de son expérience. « J’ai aimé que le monde qui habite en ville ait un intérêt pour la campagne. On leur en a donné le gout. »
L’agent de migration Olivier Jean ne voit que des impacts positifs à la démarche. « Ça fait découvrir la région au travers les yeux des ados. Ça développe leur sentiment d’appartenance en plus de casser le mythe ou les préjugés qu’on peut avoir envers eux. Finalement, ça donne le pouls réel aux gens de l’extérieur. C’est une belle réussite. »

Une reconnaissance des pairs
Ce changement de la traditionnelle formule des séjours offerts par Place aux jeunes en région n’a pas mis longtemps avant d’être reconnu. Dans le cadre du Congrès PAJ qui s’est tenu à Québec début octobre, le séjour exploratoire Quand les ados s’en mêlent a été le coup de cœur du jury de la Fédération québécoise des municipalités. « Ça a retenu l’attention », admet Olivier Jean. « Des collègues des autres MRC venaient me voir pour dire “Bonne idée ! ” et pour demander conseil. Le but a toujours été de rendre notre milieu attrayant afin d’inciter des jeunes à venir s’y établir. En faisant appel aux jeunes, on a une valeur ajoutée. »

Le prochain séjour exploratoire formule ados approche à grands pas. Celui-ci se tiendra du 17 au 19 novembre. Cette fois-ci, ce sont les jeunes des maisons Actimage, à East Angus, et Chez nous, à Dudswell, qui en seront les hôtes et organisateurs. « C’est du vendredi midi au dimanche après-midi », confirme M. Jean. « On fait le tour des municipalités, on visite des entreprises, en plus de voir les principaux attraits touristiques et culturels. On veut donner une bonne vue d’ensemble, un bon topo à la personne qui ne connait pas le coin. »

Olivier Jean est un lien privilégié entre cette main-d’œuvre potentielle de l’extérieur et les entreprises d’ici. « Il y a un bon marché caché dans le Haut-Saint-François. Ce n’est pas toutes les offres d’emploi qui sont affichées. Certaines vont l’être après quelques mois seulement. Mon rôle est de mettre en lien les participants des séjours exploratoires avec les entreprises. Un peu comme du référencement. »

Cette forme d’aide fait partie des à-côtés qu’offre le programme Place aux jeunes. Ceux-ci comprennent du jumelage direct, du suivi individuel, des cyberbulletins, etc. « Je peux même vérifier s’il y a des places en garderie, avant qu’une personne de l’extérieur vienne s’établir ici », explique l’agent de migration.
Depuis janvier 2015, 48 personnes ont pris part aux séjours exploratoires.

SOLIDel, une entreprise qui voit loin

Installée à Weedon, secteur Saint-Gérard, l’entreprise SOLIDel spécialisée dans l’éclairage solaire résidentiel, commercial, industriel et public, travaille à se tailler une place à l’échelle du Québec, du Canada et même sur le marché international.

Le concepteur et propriétaire, un homme du coin, qui préfère mettre la lumière sur son entreprise plutôt que sur sa personne, travaille depuis plusieurs années à développer des produits. Il aime, explique-t-il, partir de zéro, faire les dessins, la conception, l’ingénierie, l’assemblage pour développer des nouveaux produits. L’homme d’affaires maîtrise l’éclairage au Del depuis plusieurs années. Il s’inscrit parmi les pionniers au Québec à développer les produits Del pour les adapter à l’énergie solaire.
D’ailleurs, c’est après avoir fait plusieurs études de marché qu’il lance son entreprise en 2016. Déjà, SOLIDel offre plusieurs produits dans le secteur résidentiel et commercial. Elle est également en mesure de fabriquer des produits d’éclairage solaire sur mesure «Accumulateurs d’énergie solaire» de très haute performance et adaptés au climat pour les secteurs industriel et public.

Pour SOLIDel, l’avenir est dans l’énergie solaire. « C’est vert, c’est écologique et durable, aucun raccordement aux réseaux électriques n’est nécessaire et complètement autonome. La technologie DEL fait en sorte que ça facilite la performance de l’éclairage, ça se prête mieux à conjuguer avec l’énergie solaire. L’éclairage au DEL peut-être aussi puissant qu’une ampoule conventionnelle et ça consomme beaucoup moins d’énergie », d’exprimer le propriétaire.

SOLIDel est un précurseur dans son domaine. Il s’inscrit parmi les premiers au Canada à installer des accumulateurs d’énergie solaire nouvellement installés au mont Tremblant, permettant d’éclairer une traverse souterraine comprenant un sentier pédestre en été et piste de ski de fond en hiver. Tout près de chez nous, l’entreprise présente son savoir-faire en éclairant à l’énergie solaire une fresque historique sur un mur d’une superficie de 100 pieds de large, en plein centre-ville de Disraeli. SOLIDel éclaire également plusieurs endroits dans diverses municipalités du Québec et du Canada. En fait, la technologie et le savoir-faire de l’entreprise permettent de répondre à tous les besoins que ce soit pour les pistes cyclables, parcs, descentes de bateau dans les marinas, espaces verts, écoles, stationnements, aires de repos, abris d’autobus, boîtes postales et bien d’autres. « Le gros avantage, précise le propriétaire, est qu’aucune excavation n’est requise, aucun branchement sur le réseau électrique. C’est facile et rapide à installer, un avantage pour le marché commercial et l’industriel. »

SOLIDel pousse plus loin son expertise. Elle est parmi une au monde à fabriquer un accumulateur d’énergie solaire communément appelé une tour solaire multifonctionnelle avec son boitier complètement en aluminium et certifié IP 65, pouvant alimenter un système d’éclairage, des caméras de sécurité et divers systèmes de communication.
Ce produit est fort populaire et aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est surtout à l’étranger qu’il semble faire une percée particulièrement en Guinée centrale, en Afrique ainsi qu’en Europe. L’entreprise locale travaille actuellement avec un partenaire au développement d’un nouveau produit très performant qui est en demande un peu partout dans le monde.

SOLIDel est en plein développement. Présentement, la distribution au Québec des produits commerciaux se fait principalement par l’entreprise Lumen, soit le plus gros distributeur de produits électriques. Le propriétaire songe à faire du siège social de Saint-Gérard le futur centre de recherche et de conception. Si tout va bien, on entrevoit une possibilité d’embauche au printemps 2018. Outre les marchés en développement, l’homme d’affaires mentionne que le site de Saint-Gérard est géographiquement bien situé au Québec à proximité de plusieurs centres comme Sherbrooke, Victoriaville, Thetford Mines et Lac-Mégantic.

Évidemment, le propriétaire souhaite le mieux pour son entreprise qu’il désire développer de façon responsable. L’objectif, laisse-t-il entendre, est faire de SOLIDel la référence dans l’éclairage solaire dans le Canada et pourquoi pas outre-frontières. Installée depuis juillet 2017 à Saint-Gérard, SOLIDel est à compléter ses aménagements et consolider une équipe qui l’aidera à atteindre ses objectifs.

Contrée du Massif Mégantic

La Contrée du Massif Mégantic, vous connaissez ? Si oui, tant mieux, et ça ne fait que commencer. Pour les autres, vous serez gagnant à découvrir ses nombreux attraits et de participer aux diverses activités.

La Contrée du Massif Mégantic existe depuis 2015 et regroupe des citoyens et élus de six municipalités situées dans deux MRC; le Granit et le Haut-Saint-François entourant le mont Mégantic. L’objectif est de stimuler le développement socioéconomique et touristique du milieu tout en donnant un coup de main à l’entrepreneuriat local. Pour y arriver, on propose de dynamiser le secteur en mettant de l’avant diverses activités susceptibles d’attirer les touristes, créer un sentiment d’appartenance et une synergie pouvant générer des projets entrepreneuriaux à caractère touristique ou autres.

La Contrée du Massif Mégantic est toute jeune, mais déjà on sent une effervescence que ce soit à Val-Racine, avec l’activité Espace lune, à Hampden et Scotstown avec le Ceilidh écossais, à La Patrie avec le souper gastronomique, à Chartierville le Festival Musique aux Sommets et à Notre-Dame-des-Bois avec l’observation de l’éclipse partielle de Soleil. Toutes ces activités et d’autres ont suscité de belles participations.

À peine deux années dans le corps que la Contrée du Massif Mégantic connaît un début fulgurant. Les citoyens appuient le conseil d’administration et répondent présents aux diverses activités. Les gens ont compris que le regroupement des forces locales au sein d’un même territoire d’action pouvait grandement en favoriser le développement. Carte touristique, dépliant promotionnel et site web, l’organisme sans but lucratif n’a pas tardé à se mettre sur la «map».

Raymond Fournier, de Chartierville, membre de l’organisme et pionnier de la première heure, raconte avec sa fougue et son enthousiasme habituel comment a germé l’idée. « Les gens constatent que la région était en perte de vitesse. C’est à une réunion dans la cuisine de Line Chabot à La Patrie, en avril 2015, que des gens de la place et des néo-intéressés ont parlé d’activités à faire pour la région et ça a pris de l’ampleur. » La bougie d’allumage venait de faire ses premières étincelles et les choses se sont rapidement développées avec l’aide des agents de développement rural du Granit et du Haut-Saint-François.

Concertation des six municipalités, coordination des activités à mettre de l’avant, plan d’action et voilà la Contrée du Massif voit le jour. Mais en fait, au niveau structurel, on a adapté la charte d’un organisme sans but lucratif déjà existant pour la mettre au goût du jour dans l’esprit du développement intermunicipal. Le conseil d’administration regroupe une personne par municipalité, d’expliquer M. Fournier, mais lors des rencontres « on est de 20 à 25 personnes. C’est un genre de plénière. Il y a des élus des six municipalités. Les participants, ce sont des gens intéressés par le développement local, il y a des commerçants, des aubergistes et autres. » À constater l’enthousiasme de l’interlocuteur, la synergie qui se dégage semble des plus stimulantes. D’ailleurs, les six municipalités croient en la démarche puisqu’elles y apportent une contribution financière.

L’année 2016 s’est amorcée avec le lancement du parcours de marche traversant plusieurs municipalités et la carte touristique mettant en avant-plan les divers attraits et activités des six municipalités. « En 2016, on a presque toutes réalisé nos activités et la corporation a réussi à s’autofinancer. On continue à se développer. En 2017, on a créé notre site internet, on a notre Facebook et un logo. On a ajouté trois nouvelles activités et reconduit les autres. On a lancé un «poster» Sorties villageoises sur lequel on retrouve plusieurs activités. Il y a aussi la deuxième année du parcours de marche qui s’intègre aux activités de la contrée. Les activités prennent de l’ampleur, on est reconnu. » Ça y est, M. Fournier est sur une de ses lancées oratoires où son enthousiasme et ses émotions transcendent sur les mots utilisés. Évidemment, les municipalités profitent du pôle que représente le Mont-Mégantic, son observatoire et le parc. Pour renforcer l’image, les municipalités se sont dotées au cours de l’été d’une constellation qui les représente. La municipalité de Chartierville a retenu la Grande Ourse, La Patrie la Lyre, Hampden la Couronne d’Ariane, Scotstown Hercule, Val-Racine le Taureau et Notre-Dame-des-Bois Cassiopée. Visiblement, la Contrée du Massif est sur une lancée. «  On a des projets pour 2018 sur la promotion de produits de la forêt, des matières ligneuses et on va reprendre certaines activités. La contrée veut diversifier ses activités. On veut en organiser d’autres en partenariat, les réaliser et les publiciser », d’ajouter M. Fournier. En outre, on songe à entreprendre une démarche marketing territoriale pour la prochaine année.

Le mont Mégantic et le parc du Mont-Mégantic sont des pôles de développement évident. « On veut se servir de ces pôles pour faire du développement socio-économico et touristique de la région », explique M. Fournier. « On perçoit un intérêt du milieu et on a réussi à attirer des gens de Sherbrooke à nos activités. On veut développer les produits du terroir. On veut un territoire ouvert au monde qui n’est pas replié sur lui-même. On ne veut pas remplacer les CLD. On veut réunir les forces vives du milieu et partir de nouveaux projets surtout touristique et entrepreneurial. Il y a des choses qui se développent autour comme l’hébergement. »

M. Fournier mentionne que la volonté commune de développer les municipalités prend le pas sur toutes autres ambitions. « Il n’y a pas de guerre intestine, n’y a pas de clique. On est une belle gang. On a du plaisir à se voir et à organiser des activités. On ne retire pas d’argent, pas de trophée. La reconnaissance, c’est la contrée », d’exprimer le loquace interlocuteur. Les nombreux intervenants sont propulsés par leur enthousiasme, mais sont conscients qu’une ressource serait la bienvenue et on aimerait bien être en mesure de s’en offrir une pour la suite des choses. La Contrée du Massif Mégantic semble être là pour rester.

Des cérémonies empreintes de solennité pour le Jour du Souvenir

Dans le cadre des commémorations du jour du Souvenir, d’anciens combattants et leurs familles se sont réunis autour de huit cénotaphes dans le Haut-Saint-François. À Weedon s’étaient déplacés la députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, le préfet de la MRC, Robert Roy, ainsi que le maire Richard Tanguay. La cérémonie extérieure a réuni une quarantaine de personnes et s’est conclue par le dépôt des couronnes, après deux minutes de silence. La ministre-députée avait commencé sa tournée du jour du Souvenir avec la ville de Scotstown pour se rendre par la suite à Bury et East Angus. D’autres réunions ont eu lieu à Sawyerville, Saint-Isidore-de-Clifton, Cookshire-Eaton et Island Brook.

Espace de la diversité, pour faciliter l’intégration des immigrants

Le troisième Espace de la diversité, chapeauté par la Fédération des communautés culturelles de l’Estrie (FCCE), s’est tenu cette fin de semaine à la polyvalente Louis-Saint-Laurent à East Angus.

Le printemps dernier, la FCCE annonçait la tournée Espace de la diversité, qui visitera les sept MRC de l’Estrie, dans le cadre du 150e anniversaire du Canada. L’événement a pour but de favoriser la rétention et l’intégration des immigrants en région. Après le Val-Saint-François en septembre et le Granit en octobre, le Haut-Saint-François est la troisième MRC à recevoir l’événement.

Cette fois-ci, les organisateurs ont tenu à axer Espace de la diversité autour des opportunités d’emplois dans la MRC, dans un contexte de rareté de main-d’œuvre. C’est une réalité qui a été partagée par le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, lors de son allocution. « Les nouveaux arrivants aident au développement de notre région. » Le préfet Robert Roy, qui lui succédait au micro, abondait dans le même sens. « La diversité est une richesse. Tous sont les bienvenus ici. »

Daniel Audet, copropriétaire de l’auberge La Ruée vers Gould, à Gould, a fait un parallèle entre les immigrants actuels et les premiers colons. « On ne peut pas développer une région seuls. Il faut accueillir d’autres populations. » Il a rappelé qu’après les Amérindiens, des vagues successives d’Américains, d’Écossais, d’Irlandais, d’Anglais et de Français avaient afflué dans les cantons pour occuper et développer le territoire.

Boubacar Cissé, directeur général de la FCCE, a profité de sa tribune pour remettre une plaque commémorative au préfet de la MRC, « en guise de reconnaissance pour la contribution combien importante des citoyennes et citoyens du Haut-Saint-François à la promotion de l’Espace de la diversité. »

La cafétéria de la polyvalente avait été séparée en quatre espaces. L’espace découverte était un lieu d’échanges interculturels avec les communautés immigrantes et la ludothèque familiale, un lieu de divertissement pour les enfants. L’espace folkthèque mélangeait prestations musicales et danse, alors qu’un coin gastronomique faisait découvrir des mets. Les pays représentés allaient du Brésil au Congo, en passant par le Mali, le Maroc et le Burkina Faso.

M. Jamal Elhihi s’occupait du kiosque marocain. Celui-ci en est à son «25e hiver québécois» et demeure à Sherbrooke depuis 17 ans. « On vient ici pour se connaitre l’un, l’autre. C’est une joie pour moi que de partager avec d’autres confrères cet Espace de la diversité. »

Olivier Dedingar, originaire du Tchad, est étudiant à la maitrise à l’Université de Sherbrooke. Il participait à l’Espace pour réseauter et parce que « les nouveaux arrivants ont besoin d’outils. » Quelques instants plus tôt, il venait de serrer la main de la députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau. « Je suis rempli de joie ! Dans mon pays, une telle chose serait impossible. Il y aurait eu trop de protocoles. »

Plusieurs organismes de la région ont pris part à l’organisation de l’Espace de la diversité : le CLD, le CJE, la SADC, la CDC, Pro-Gestion Estrie, de même que la Ville de East Angus.

Trèd’si s’impose au gala des Prix d’excellence en environnement

Trèd’si, entreprise de Westbury spécialisée en récupération du bois traité, s’est mérité un Prix d’excellence en environnement des Cantons-de-l’Est, dans la catégorie petite entreprise.

Le Gala des Prix d’excellence en environnement est organisé par la Fondation estrienne en environnement (FEE) et a pour but de mettre en valeur les actions constructives des individus et organisations de la région pour le développement durable. La 24e édition s’est tenue le 26 octobre à l’hôtel Chéribourg d’Orford et a réuni près de 300 personnes.

Trèd’si récupère, recycle, transforme et revalorise les bois traités depuis 1997. À ce moment, Jean-Yves Tremblay, fondateur de l’entreprise, présente à Hydro-Québec une solution de récupération des poteaux électriques destinés à l’enfouissement, qui est accueillie avec enthousiasme. L’année suivante, la tempête de verglas qui s’abat sur le sud de la province amène Trèd’si à occuper un rôle majeur dans la récupération des poteaux endommagés. Toujours en 1998, la compagnie acquiert ses installations actuelles à Westbury. « On a acheté l’ancienne briquade », se remémore M. Tremblay.

Depuis, elle a ajouté le traitement des eaux contaminées à ses opérations et a été l’une des premières entreprises de l’Estrie à obtenir l’accréditation On s’engage en développement durable pilotée par ADDERE Service-conseil. Au cours des dix dernières années, Jean-Yves Tremblay a graduellement légué les rênes de l’entreprise à sa relève. « J’ai deux filles qui travaillent pour la compagnie. Mohika est maintenant la PDG. Je comptais passer moins de temps ici, mais avec le lancement récent de notre deuxième compagnie, Chal’isba, je suis encore à temps plein ici ! »
Mohika Tremblay avoue avoir été très heureuse de recevoir le prix d’excellence. « C’est une belle reconnaissance de nos efforts. Avec l’accréditation, on avait reçu beaucoup d’attention depuis 2015 pour le volet développement durable. Comme on est une compagnie à vocation environnementale, la candidature qu’on avait soumise reflétait mieux l’ensemble des facettes de Trèd’si et de nos améliorations. »

L’entreprise est passée d’une douzaine d’employés, dont certains à temps partiel, à une vingtaine de réguliers en l’espace d’un an. La directrice le confirme: « On crée pas mal d’emplois. On devrait bientôt obtenir les permis pour faire de la récupération dans sept états du Nord-est américain. Ça devrait tripler nos capacités de production actuelles. »

Mme Tremblay insiste sur le fait que la collaboration fait partie intégrante autant de l’organisation à l’interne qu’avec d’autres compagnies. « Là-dessus, je ferai une annonce en temps et lieu, mais il y a des acteurs majeurs qui vont venir s’implanter dans la région parce que nous sommes là. Et ça, c’est trippant. »

Guy Fouquet, président de la FEE, témoigne de la tendance écologique et de l’importance de la souligner par le biais des prix d’excellence. « Outre le symbole du trophée, il y a le signe d’une reconnaissance fort appréciée d’une région qui a toujours démontré sa détermination et son innovation en matière de développement durable. »

actualite

Quatre nouveaux maires et autant de réélus

Les citoyens de huit municipalités dont on retrouvait des courses à la mairie ont fait leur choix en désignant quatre nouveaux maires et renouvelant leur confiance envers autant de maires sortants.

Les municipalités de Cookshire-Eaton avec Sylvie Lapointe, Dudswell Mariane Paré, La Patrie Johanne Delage et Westbury Gray Forster comptent un nouvel élu à la tête de leur municipalité. Quant aux contribuables de Chartierville, East Angus, Newport et Weedon, ils ont réitéré leur appui envers leur dirigeant sortant soit Denis Dion, Lyne Boulanger, Lionel Roy et Richard Tanguay. Mentionnons que Céline Gagné, ancienne mairesse de Lingwick, effectue un retour en étant réélue par acclamation.

Chartierville
À Chartierville, le maire réélu, Denis Dion, ne semblait pas surpris de sa victoire au lendemain des élections. « Non, je ne suis pas surpris. Le monde a sorti voter. Je pense que les gens voulaient continuer avec l’expérience et le suivi. J’ai vu beaucoup de gens et j’ai vu surtout une volonté de continuer. » Le maire Dion mentionne vouloir poursuivre ses démarches pour attirer de nouveaux arrivants à Chartierville. « Je ne veux pas juste qu’on vende des maisons existantes. Je veux en voir de nouvelles. » Le maire complète en soulignant « on a une belle équipe; on va continuer à travailler ensemble. »

Cookshire-Eaton
Même si elle était relativement confiante, la nouvelle mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, s’est montrée surprise du faible écart avec son plus proche adversaire. Elle attribue sa victoire au porte-à-porte. « J’ai fait 1 111 portes sur 2 100. J’ai fait tous les secteurs, mais j’ai axé surtout sur le rural. » Mme Lapointe mentionne que sa priorité sera de revoir et préparer le prochain budget. « Je veux faire plus avec moins et je vais mettre les gens au courant des décisions. » Quant au conseil municipal, passablement changé avec quatre nouveaux venus, Mme Lapointe mentionne « je les connais pas tous, mais j’ai hâte de voir leur potentiel. Je pense avoir une bonne équipe. »

Dudswell
Au moment de notre entretien, l’ancienne conseillère au siège 6 et nouvelle mairesse de Dudswell, Mariane Paré, en était à préparer la première rencontre du conseil municipal. « Avec les six nouveaux conseillers, on va faire le tour des dossiers puis choisir nos orientations. »
Les dossiers à venir seront ceux des bâtiments municipaux ayant fait l’objet de consultations et le développement de rues pour accueillir de nouvelles familles. Mme Paré concède que, par le passé, certains dossiers ont trainé en longueur et ont pu amener de l’insatisfaction parmi la population. « Sans être une PME, notre rôle à la municipalité reste de réfléchir et d’agir. »
Mariane Paré a affronté quatre autres candidats lors de la course à la mairie. Elle parle de ses huit années passées au conseil comme ayant été « un atout » face à ses adversaires lors de l’élection.

East Angus
À East Angus, Lyne Boulanger a obtenu près de 75 % des voix des électeurs. « C’est une belle reconnaissance. Je l’apprécie grandement, d’autant plus que, cette fois-ci, c’est un mandat qui m’est confié directement par les citoyens, plutôt que le conseil. J’en suis donc fière. Je crois que les gens ont choisi l’expérience et la connaissance des dossiers. »
Mme Boulanger félicite les candidats qui se sont présentés aux postes de conseillers. « Ça m’a fait chaud au cœur de voir qu’autant de gens voulaient apporter un plus à la ville. »

Qui dit automne, dit préparation de budget municipal. « Avec le nouveau conseil, on va, dans un premier temps, prendre connaissance des enjeux. Par exemple, dans le dossier de la salle communautaire, le comité va présenter ses recommandations au conseil. Ensuite, on pourra prendre une décision. »

La mairesse Boulanger mentionne avoir reçu une belle vague d’amour qui l’a « rassurée et fait du bien. »

La Patrie
À peine fut-elle élue que Johanne Delage s’est mise au travail. « J’ai pas arrêté deux minutes depuis lundi. J’ai littéralement la broue dans le toupet ! » Les dossiers étant en suspens depuis un mois à cause des élections, la nouvelle mairesse sortait d’une rencontre avec le service des incendies en vue du budget à passer dans à peine deux semaines. À court terme, un de ses objectifs sera de rencontrer les maires des municipalités avoisinantes. « C’est par le travail d’équipe qu’on va pouvoir réaliser de grandes choses. Je pense bien entendu à la route 257 qui est un gros dossier. »
Mme Delage avoue que son élection fut une belle surprise. Elle avait néanmoins mené une campagne électorale irréprochable. « J’ai fait toutes les portes de la municipalité ! J’ai toujours fait mes campagnes de cette manière, alors j’allais pas changer ma méthode. Quand les gens n’étaient pas là, je leur laissais un petit mot personnalisé avec mon dépliant. Ma priorité, c’est notre municipalité. On va entendre parler de La Patrie. »

Newport
À Newport, Lionel Roy a été réélu avec 86 % des votes. « Je pense que la réponse est nette. On espérait 75-80 % des votes, mais on a eu encore plus. Les gens veulent qu’on continue de même », témoigne le maire. Ce haut degré de satisfaction transparait également au niveau du conseil, alors que cinq des six conseillers présents lors du dernier mandat ont été élus sans opposition. « On repart d’où on avait laissé avant les élections. On travaille pour la population. Les taxes sont basses à Newport. Ici, c’est un peu des dossiers de routine. Il n’y en a pas qui sont particulièrement chauds. Mais il reste que la situation avec Valoris est inquiétante. »

Weedon
Le maire Richard Tanguay s’est montré un peu surpris. « Je commençais à avoir des doutes vers la fin de la campagne. » Avec 56,85 % des voix, le maire mentionne : « je pense avoir gagné avec une majorité acceptable. » Interrogé à savoir si le dossier de la marijuana médicinale aurait été son billet pour une réélection, le maire croit plutôt que c’est attribuable à l’ensemble des réalisations et à l’information transmise aux citoyens. « J’ai essayé de donner le plus d’information possible. J’ai essayé de répondre à toutes les questions et expliquer sur internet le mode de fonctionnement municipal. » Le maire Tanguay ajoute que le porte-à-porte lui a permis de prendre conscience de certaines choses qui influenceront sa façon de faire. « Je me suis rendu compte que la population était plus pro environnement et que moi j’allais plus modérément. » Pour M. Tanguay, la priorité « est de garder le cap, continuer à amener la municipalité vers du développement économique. » Mais avant tout, le maire se proposait de donner un coup de fil aux promoteurs du projet de marijuana médicinale pour les rassurer quant à l’avenir du dossier.

Westbury
Le nouveau maire de Westbury, Gray Forster, n’est pas surpris de sa victoire. « Les gens disaient qu’ils voulaient du changement. » Ayant effectué beaucoup de porte-à-porte, il mentionne avoir constaté que le territoire est vaste et les besoins variés selon les secteurs plus urbains ou agricoles. Sa priorité, « ça va être de consulter les gens, savoir leurs besoins pour faire un lac-à-l’épaule et planifier les prochaines années. » Le nouveau maire réitère la volonté de vouloir travailler avec ses voisins tout en préservant l’indépendance de sa municipalité.

opinion

La vérité ne ment pas

Durant cette campagne électorale, s’il y a un thème qui a été utilisé, dit et redit à toutes les sauces, c’est bien le thème de la «transparence». Je crains que ce mot a été galvaudé par plusieurs et que ces mêmes personnes s’en soient servis à toutes occasions, ne sachant pas exactement son degré d’implication.

Dans le domaine public, ce terme détermine l’accessibilité de l’information, qui laisse suggérer un fonctionnement ou de l’information clair pour quiconque et que l’on ne cherche pas à dissimuler ce fonctionnement et/ou cette information à l’opinion publique. La transparence dans ce contexte est de domaine de la vérité.

Affirmer ce désir de transparence détermine d’une personne une preuve d’actes et d’actions passés et une garantie pour l’avenir. Cette personne doit maintenant soutenir des actions confirmant cette transparence et ce besoin de vérité, sans quoi cela devient de la démagogie (attitude consistant à flatter l’opinion publique pour accroitre sa popularité.)

C’est donc à nous tous électeurs et électrices de nous assurer que ce mot, si souvent dit par certains de nos élus, ne soit galvaudé et que l’ensemble de nos commettants politiques (maire et conseillers) s’en accapare et qu’ils nous fassent la preuve qu’ils sont transparents par des gestes concrets. C’est comme cela que l’on s’approchera grandement de la vérité.

Marc Turcotte
Cookshire-Eaton

Pierre Hébert

Une participation correcte sans plus

L’élection municipale du 5 novembre dernier change le visage politique pour certaines municipalités avec de nouveaux conseillers. Toutefois, six municipalités sur 14, Cookshire-Eaton, Dudswell, Canton de Lingwick, La Patrie, Scotstown et Canton de Westbury, se retrouvent avec un nouveau maire ce qui pourrait changer la dynamique autour de la table des maires à la MRC du Haut-Saint-François.

Cependant, plusieurs nouveaux maires ne sont pas dépourvus d’expérience puisqu’ils siégeaient déjà à titre de conseillers. Il s’agit de Sylvie Lapointe à Cookshire-Eaton, Mariane Paré à Dudswell, Johanne Delage à La Patrie, Céline Gagné, ancienne mairesse du Canton de Lingwick qui effectue un retour et Gray Forster pour Westbury. Seul le maire de Scotstown, Dominique Boisvert est dépourvu d’expérience en politique municipale. Pour les deux autres municipalités dont le siège de maire était en élection, Lyne Boulanger à East Angus et Richard Tanguay à Weedon se sont vus renouveler la confiance de leurs électeurs. Outre les sièges de maires dans huit municipalités, trois autres notamment Ascot Corner, Bury et Scotstown avaient des élections pour le poste de conseiller.

De ce lot, la municipalité de Dudswell retient l’attention. La mairesse, Mariane Paré, devra composer avec un nouveau conseil, démuni d’expérience dans le domaine. Les quatre conseillers sortants se sont tous fait battre. D’autres municipalités auront une période d’adaptation avec un conseil comptant de deux à quatre nouveaux élus.

Par ailleurs, il semble que la chose politique ait suscité un intérêt relatif particulièrement pour celles qui avaient des luttes au siège de maire. La Patrie, par exemple, arrive en tête de liste avec un pourcentage de participation de 65,9 % suivi de Chartierville avec 63,7 % alors que les plus populeuses Cookshire-Eaton et East Angus ferment la marche avec 45,8 % et 46,6 %. Comment interpréter cet écart ? Les citoyens des plus petites municipalités, en termes de population, sont-ils plus soucieux du choix de leurs dirigeants que les plus grandes ? La municipalité de Dudswell où tous les postes étaient en élection a récolté un taux de participation de 55,1 %. La moyenne de participation pour les municipalités ayant eu des courses à la mairie s’élève à 53 %. C’est correct pour certaines, mais inacceptable pour d’autres surtout lorsque l’on tient compte que le palier municipal est celui le plus près du citoyen et celui qui a la plus grande influence sur le payeur de taxes. Mentionnons que le maire de Newport, Lionel Roy, est celui qui a obtenu le plus fort pourcentage de votes avec 85,76 %.

Femmes élues
Par ailleurs, près de la moitié des 14 municipalités formant le conseil des maires à la MRC du Haut-Saint-François sont occupées par des femmes, soit 6 municipalités représentant 43 %.

Enfin, bravo aux électeurs qui se sont prévalus de leur droit de vote. Ils ont influencé d’une façon ou d’une autre la sélection de leurs dirigeants. Électeurs, vous avez modelé le visage de votre conseil municipal. Maintenant, le temps démontrera si les choix se sont avérés judicieux. Si vous avez des corrections à faire, vous pourrez à nouveau le faire dans quatre ans ou participer aux séances du conseil municipal, c’est ça la démocratie.

collecte de sang

Collecte de sang à East Angus, 87 dons pour la vie

L’appel lancé par le président d’honneur, Michel Champigny, à donner du sang lors de la collecte qui se déroulait à la Cité-école Louis-Saint-Laurent à East Angus, a été entendu par 87 personnes. Une équipe de 14 personnes d’Héma-Québec avec six lits de prélèvement et huit bénévoles étaient sur place pour recueillir les dons. Mentionnons que l’organisme provincial a besoin de 1 000 dons par jour pour maintenir sa réserve. M. Champigny était particulièrement fier d’avoir été sollicité pour la présidence d’honneur. « C’est une fierté d’avoir été demandé. Ça démontre que j’ai accompli de bonnes choses dans le passé et si je peux inciter les gens à s’impliquer davantage tant mieux. D’ailleurs, M. Chanpigny a passé le mot à son entourage. Mentionnons que le président d’honneur en était à son 24e don de sang.

La Caisse des Hauts-Boisés remet 6 400 $ aux étudiants

Dans le cadre de la Semaine de la coopération, la Caisse Desjardins des Hauts-Boisés tenait une soirée de remise de bourses d’études. Au total, onze étudiants de la région se sont partagé 6 400 $.

Pour être éligibles, les étudiants membres de la caisse devaient s’inscrire sur internet. Ils ont été 65 à soumettre leur candidature. Le personnel de la coopérative financière leur avait donné rendez-vous au Victoria Hall de Cookshire-Eaton. Le cocktail dinatoire débutait par un service de moûts de pommes accompagné de bouchées préparées par l’Auberge l’Orchidée. Une table de cupcakes et de macarons confectionnés par l’entreprise Petits Cupcakes couronnait le tout.

Jean-Claude Cassidy, président de la caisse, s’est adressé à la trentaine d’étudiants accompagnés de leurs parents. « La Caisse des Hauts-Boisés est la seule de la région à offrir de l’aide financière aux étudiants. En tout, ce sont 130 000 $ qui ont été remis en bourses d’études au fil des ans. »
Pour l’année 2017-2018, les sommes se divisaient en trois bourses de 1 000 $ pour les étudiants universitaires, cinq bourses de 500 $ pour ceux de niveau collégial et trois de 300 $ pour les jeunes suivant une formation professionnelle. Elles étaient tirées au hasard parmi les candidatures reçues.
Alexandre Huppé est l’un de ceux ayant remporté une bourse de 1 000 $. Celui-ci poursuit sa maitrise en génie électrique à l’Université de Sherbrooke en plus d’enseigner l’informatique et l’intelligence artificielle au cégep. Il a participé à d’autres éditions des soirées remise de bourses, dont l’une était animée par Christian Vachon à la salle Guy-Veilleux. La somme qu’il a remportée servira au financement de la maison qu’il est en train de construire pour lui et sa famille.

Saskia Lemay, de Bury, bien qu’elle n’ait pas remporté de bourse, n’est pas repartie les mains vides. Six paires de billets pour les spectacles d’Adib Alkhalidey et du Cirque Alfonse étaient offertes en prix de présence. L’étudiante de troisième année au Cégep de Saint-Hyacinthe a reçu l’une d’elles. Elle avait remporté un prix de présence de 50 $ lors de la remise de 2016.

Octoberfest

Oktoberfest, une soirée amusante au bénéfice des jeunes

Le traditionnel souper-bénéfice de la Fondation Louis-St-Laurent, l’Oktoberfest, avec ses quelque 240 convives, a permis encore cette année de renflouer les coffres de l’organisme pour mieux redistribuer, tout au long de l’année, les profits aux élèves dans le besoin.

C’est près de 6 000 $ qui ont été amassés lors de la soirée qui se déroulait à la Cité-école Louis-Saint-Laurent. Les responsables de l’événement ont profité de l’occasion pour rendre hommage notamment au président sortant Gilles Chainey ainsi qu’à Serge Scrosati, Louise Poisson et Benoit Tremblay, qui se sont retirés après plusieurs années de dévouement. Impliquée au sein de la fondation, Renée-Claude Leroux en a accepté la présidence. Le fait que l’organisme soit en période de transition, on a préféré ne pas faire appel à un président d’honneur pour l’année 2017-2018, d’expliquer Mme Leroux, en promettant de revenir à la charge l’an prochain.

Fidèle à son habitude, l’événement a fait appel à la générosité des nombreux fournisseurs et commanditaires du territoire pour le repas et la boisson. Même le talent local avec des anciens étudiants et membres du groupe Deadly Daisies a contribué à faire de la soirée un succès avec l’aide du musicien et animateur, Marc Reid.

Satisfaite de la soirée, Mme Leroux mentionne que l’Oktoberfest procure une belle vitrine à la fondation qui est victime, dans une certaine mesure, de sa popularité. Cette visibilité accrue fait en sorte d’accroître les demandes. « On voit les retombées directes avec les élèves. Les demandes sur une dizaine d’années ont tendance à augmenter. Les besoins sont aussi plus grands », de mentionner Mme Leroux, avec les membres de la fondation. Consciente des besoins, l’organisme a élargi son aide au cours des dernières années que ce soit pour des sorties culturelles, parascolaires ou des bourses de reconnaissances. Toutefois, la fondation demeure fidèle à sa mission première d’aider les élèves dans le besoin que ce soit en payant des cartes de repas, du matériel scolaire ou en apportant une aide pour l’inscription scolaire et autres. En fait, c’est approximativement 9 000 $ que la fondation remet annuellement aux élèves qui en manifeste le besoin. Rappelons que les demandes sont traitées en toute confidentialité.

Des portes ouvertes courues

Une cinquantaine de familles ont assisté aux portes ouvertes de la polyvalente Louis-Saint-Laurent. Celles-ci étaient organisées pour permettre aux élèves de 5e et 6e années du primaire de la région de se familiariser avec leur futur établissement d’enseignement. Pour l’occasion, une nouvelle formule a été instaurée par le personnel. La technicienne en loisirs, Marie-Claude Labbé, explique les nouveautés: « Les enfants vont en atelier de musique, sciences et arts pendant que les parents ont une présentation à l’auditorium. Pendant l’avant-midi, il y a un match de basketball, une démonstration de cheerleading et une maison hantée partant de la boutique. » Les portes ouvertes se concluaient avec le lancement d’une fusée artisanale similaire à celle que les étudiants ont la possibilité de construire dans le cadre d’une activité parascolaire. La polyvalente Louis-Saint-Laurent offre l’enseignement de programmes de formation générale à 700 élèves, de la première à la cinquième secondaire.

Jean-Paul Gendron

Jean-Paul Gendron reçoit une distinction de l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec

Jean-Paul Gendron, président de l’Agence de mise en valeur des forêts privées de l’Estrie (AMFE), a reçu la distinction Henri-Gustave-Joly-de-Lotbinière, remise par l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec. L’OIFQ remettait trois prix lors d’un cocktail dînatoire qui se tenait le 26 octobre dernier, à l’Hôtel Québec.

La distinction Henri-Gustave-Joly-de-Lotbinière récompense depuis 1996 une personne extérieure à la profession d’ingénieur dont les actions ont fait progresser la cause forestière et contribué à l’avancement et au rayonnement de la profession. Le président de l’Ordre, François Laliberté, a procédé à la remise des distinctions qui incluaient également le titre d’ingénieur forestier de l’année et la Médaille de l’Ordre.

Géographe de formation, Jean-Paul Gendron a été directeur régional de l’Office de planification et de développement du Québec (OPDQ) dans le Bas-Saint-Laurent pendant sept ans, puis en Estrie de 1986 à 1991. Par la suite, il est devenu sous-ministre adjoint au développement des régions en Estrie jusqu’en 1996. Depuis 45 ans, il poursuit ses implications au sein d’une multitude d’organismes et de comités forestiers et environnementaux. On n’a qu’à penser au comité de citoyens qui a mené à la création du parc national du Mont-Mégantic en 1994, à la Commission régionale des ressources naturelles et du territoire de l’Estrie ou à l’AMFE, dont M. Gendron occupe la présidence.

Le principal intéressé avoue sa surprise totale au moment de l’appel du président de l’OIFQ. « Je n’en avais aucune idée. J’ai su par la suite que ma candidature avait été soumise par Amélie Normand, de l’Association forestière du sud du Québec, et Lise Beauséjour, de l’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie. »

Jean-Paul Gendron apprécie la vitrine que lui offre la distinction. « Ça permet de remettre la forêt à l’ordre du jour. J’ai reçu plusieurs courriels de félicitations, dont ceux du préfet Robert Roy et de la maire Lyne Boulanger de East Angus. Je suis content que, dans le Haut-Saint-François, la forêt recommence à être d’actualité. »

M. Gendron est le second récipiendaire de la distinction Henri-Gustave-Joly-de-Lotbinière dans la MRC. Le premier d’entre eux fut Marius Blais lors de la création du prix en 1996. M. Blais est l’un des fondateurs d’Aménagement forestier et agricole des Appalaches, situé à La Patrie. Il a dirigé le Syndicat des producteurs de bois de l’Estrie durant six ans avant de s’occuper de la Fédération des producteurs de bois du Québec. « Les Blais sont bien connus à La Patrie. Marius a consacré une grande partie de sa vie à promouvoir l’aménagement forestier et l’importance de la forêt dans l’économie régionale », commente Jean-Paul Gendron.

Le souhait de ce dernier demeure que cette forêt « soit placée par les décideurs politiques dans les enjeux premiers de l’économie québécoise » dans le but « d’en faire la ressource naturelle emblématique » de la province.

Sir Henri-Gustave Joly de Lotbinière (1829-1908) fut premier ministre du Québec et lieutenant-gouverneur de la Colombie-Britannique. Il avait à cœur la sylviculture et la conservation des forêts. Il a été un des rares écologistes à préconiser, à la fin du siècle dernier, un meilleur aménagement des forêts.

La Caisse du Nord du Haut-Saint-François récompense des élèves

La Caisse du Nord du Haut-Saint-François a profité de la récente Semaine de la coopération pour rendre hommage et appuyer l’effort de six jeunes élèves de niveau primaire de son territoire en leur remettant une plaque et une tablette électronique.

Les représentants de la caisse ont pris la parole pour souligner l’effort et la détermination dont font preuve les jeunes. L’initiative organisée par l’institution financière faisait appel aux enseignants des écoles primaires desservies sur son territoire pour désigner un élève afin de recevoir un prix persévérance. Six jeunes provenant des écoles du Parchemin à East Angus, Notre-Dame-du-Sacré-Coeur de Weedon, Christ-Roi de Saint-Camille, Notre-Dame-du-Paradis de Dudswell, et Notre-Dame-des-Champs de Stoke se souviendront longtemps de cette marque d’appréciation. Parents, enseignants et membres du conseil d’administration de la Caisse du Nord du Haut-Saint-François avec le directeur général, Daniel Lamoureux, et le président, Rémi Vachon, ont félicité la jeune relève.

Caritas

Caritas Estrie remet 21 330 $

Encore cette année, Caritas Estrie vient en aide aux organismes du milieu en remettant par le biais du Fonds de lutte contre la pauvreté et l’injustice un montant de 21 330 $, permettant la réalisation de 29 projets.

Michel Boulanger de Caritas Estrie, coordonnateur des campagnes de financement permettant cette redistribution, était de passage, comme chaque année, pour remettre avec les intervenants locaux les chèques tant appréciés. Un montant global de 13 980 $ a été remis à une dizaine d’organismes du district 35-E East Angus-Cookshire-La Patrie permettant la réalisation d’une dizaine de projets. Les organismes bénéficiant de ce support financier sont les Conseils des Chevaliers de Colomb de Cookshire, East Angus et La Patrie, le Club Lions de Notre-Dame-des-Bois, Moisson Haut-Saint-François, la paroisse St-Joseph des Monts, la fabrique Notre-Dame de l’Unité de St-Malo, la paroisse St-François de Laval, l’école Notre-Dame-du-Paradis de Dudswell, les Cuisines collectives du Haut-Saint-François et Moisson Cookshire-Eaton. Chaque représentant d’organismes présents a pris la parole pour expliquer en quelques mots à quoi allait servir le support financier.

Il en a été de même pour les organismes du district 35-W Weedon-Beaulac-Stratford. Au total, ils sont sept à se partager 7 350 $ qui permet de réaliser neuf projets. Il s’agit des Chevaliers de Colomb de Weedon, le Centre d’action bénévole et la Pastorale de Beaulac-Garthby, Dépannage St-Gérard, la paroisse St-André-Bessette de Ham-Nord, la fabrique Saint-Jean-Paul II de Weedon et le Centre de la petite enfance de Weedon.
Mentionnons que l’analyse des demandes est confiée à des comités locaux composés de représentants de Caritas Estrie de l’Archidiocèse de Sherbrooke et des Chevaliers de Colomb. Les montants qui sont redistribués proviennent des campagnes de financement comme le Pain partagé et de Noël pour la paix.

Lions East Angus

Les Lions de East Angus font don d’une 2e table à pique-nique

Le club Lions d’East Angus a fait don d’une table à pique-nique à la municipalité. Ce nouvel ameublement urbain est situé sur le terrain de la Vieille Gare. Gilles Robert, président de l’organisme, mentionne qu’en plus d’être utile, ce don permet aux Lions d’obtenir une certaine visibilité au sein de la communauté. Le club en est à sa deuxième table en autant d’années. La première est située dans le parc des Deux Rivières. L’organisme travaille principalement à venir en aide aux familles dans le besoin.

actualite

La Grande semaine des tout-petits

La Grande semaine des tout-petits (GSTP) se tiendra du 19 au 25 novembre. Mobilisés autour du regroupement HSF fou de ses enfants, plusieurs partenaires du Haut-Saint-François croient en l’importance d’agir en petite enfance. Ils réalisent collectivement des actions visant à favoriser le mieux-être des tout-petits et de leur famille.

Des exemples d’initiatives réalisées ici
La campagne de sensibilisation Les animaux placoteux vise à encourager toute la population à utiliser 10 stratégies favorisant le développement du langage. Ces stratégies sont diffusées par le biais d’affiches et de coloriages. Chaque stratégie est associée à un animal. La girafe se met à la hauteur de l’enfant et face à lui, l’éléphant écoute et observe l’enfant pour suivre ses intérêts, la tortue attend que l’enfant fasse des demandes par des gestes ou par des mots, etc.

Deux accompagnatrices de milieu, Claudie Charette et Gabrielle Joncas-Brunet, vont à la rencontre des familles anglophones et francophones. Elles sont à l’écoute des familles et les informent des activités et services disponibles pour elles. Au besoin, elles les accompagnent vers les ressources et services. Claudie et Gabrielle transmettent aussi aux organisations les besoins exprimés par les familles.

Par ailleurs, plusieurs actions du HSF fou de ses enfants visent à renforcer les liens entre les organisations afin que celles-ci soient en mesure de mieux soutenir les familles.

À venir
Au cours des trois prochaines années, les partenaires du HSF fou de ses enfants travailleront sur des initiatives visant à augmenter la capacité des tout-petits à reconnaitre et gérer leurs émotions. Ils s’affairent entre autres à créer des trousses composées de jeux, de jouets et de livres qui seront mises à la disposition des parents. Tout en s’amusant avec leur enfant, les parents auront ainsi l’occasion de mettre en pratique des stratégies qui aideront leur enfant à reconnaitre et gérer ses émotions.

assermentation

Assermentation des élus à Cookshire-Eaton

Les membres du conseil municipal de Cookshire-Eaton et la mairesse Sylvie Lapointe ont prêté serment vendredi dernier afin d’assumer leurs nouvelles fonctions. « Croyez-moi, on va faire des jaloux dans la MRC du Haut-Saint-François », de mentionner Mme Lapointe lors de l’assermentation. Les élus ont tenu leur première séance publique lundi dernier.

Hero

Heroes Galore

As part of the Hero in 30 program, CPR Instructor and Paramedic Justin Dewey masterfully readied a roomful of potential heroes at a Health Link session on October 18 at the Armoury Community Centre in Bury. First, some 45 adults and then 17 students from grades 4 and 5 students at the Pope Memorial Elementary School learned the ins and outs of both the Heimlich Manouver and cardiopulmonary resuscitation.

A gaggle of unconscious dummies withstood repeated chest compressions and shocks by automated external defibrillators (AEDs), a process that can dramatically increase the chance of survival from a heart attack. As assistant to Dewey, Bury Fire Chief Edward Jacklin was «saved» from choking four times. Dewey told the students he never used the Heimlich Manouver as a paramedic, «because you have already done it by the time I arrive.»

Soccer

Championnats canadiens de soccer

Brendan Bellavance, jeune athlète de soccer, se souviendra longtemps de sa participation aux Championnats canadiens de soccer qui se sont déroulés au Nouveau-Brunswick. Membre de l’équipe Le Mistral de Sherbrooke, ce jeune homme de 17 ans d’East Angus, qui a débuté son soccer avec Les Dribbleurs du Haut-Saint-François, faisait partie de la formation sherbrookoise représentant le Québec dans la catégorie U-17 AAA. En plus de participer aux championnats, la formation estrienne a fait belle figure en s’inclinant en finale par la marque de 3 à 1 contre les représentants du Manitoba. « C’était une grosse expérience, c’était intense, on était parmi les huit meilleurs au Canada et j’étais chanceux de pouvoir y participer », d’exprimer l’athlète. Le jeune homme mentionne avoir travaillé fort pour atteindre son objectif à raison de trois pratiques par semaine. Passionné de ce sport, Brendan aimerait bien percer chez les professionnels. En attendant, il souhaite se tailler un poste chez les semi-professionnels. Nous apercevons Brandon avec la médaille d’argent.

©2020 Journal Le Haut-Saint-François