Idées-cadeaux pour gâter Papa selon sa personnalité

Vous manquez d’inspiration pour trouver un cadeau de fête des Pères original ? Puisque votre papa est certainement unique en son genre, pourquoi ne pas lui offrir un présent qui lui ressemble vraiment ? Pour vous aider, voici quelques idées qui conviennent à différents types de personnalités !

Le papa épicurien : votre père raffole des plaisirs de la table ? Bières artisanales, bons vins, fromages fins, assortiments de délices sucrés (chocolats raffinés, jujubes fruités, etc.), produits du terroir et autres cadeaux gourmands sauront assurément combler ses papilles !

Le papa bricoleur : si votre père adore tout ce qui a trait aux projets manuels, offrez-lui un nouvel outil ou un gadget spécial qui trouvera une place de choix dans son atelier. Une carte-cadeau de sa quincaillerie préférée est également une excellente idée !

Le papa sportif : vêtements de sport, montre intelligente, bouteille d’eau, carte-cadeau d’un magasin spécialisé, guide des plus beaux circuits de vélo ou des plus belles randonnées de la région… ce ne sont pas les options qui manquent pour plaire à votre athlète préféré !

Le papa techno : votre père est un «mordu» de technologie ? Entre un haut-parleur Bluetooth, un support pour tablette électronique, un drone récréatif ou un appareil photo dernier cri, par exemple, vous avez l’embarras du choix en matière d’accessoires high-tech !

Le papa intello : rien de tel qu’un jeu de société ou qu’un livre d’énigmes pour stimuler les neurones de votre «paternel». Vous pouvez également lui offrir une série documentaire ou un abonnement à un magazine scientifique pour étancher sa soif de connaissances !

Organisez une activité spéciale avec Papa !

Vous aimeriez célébrer la fête des Pères en grand en organisant une sortie inoubliable avec Papa ? Quelle excellente idée ! Qui plus est, nul besoin de vous casser la tête pour lui faire plaisir : vous n’avez qu’à prévoir une activité qu’il adore partager avec vous, et le tour est joué !

Si votre père est un grand sportif qui raffole du plein air, une randonnée en forêt, une excursion en canot ou une partie de pêche, par exemple, feront certainement son bonheur. Et pourquoi ne pas profiter du beau temps pour faire une balade en vélo, pour vous adonner à son sport favori (golf, soccer, volleyball, etc.) ou pour tester vos capacités dans un parc d’hébertisme ? Plaisir garanti !

Papa est plutôt du genre à apprécier la bonne «bouffe» et le bon vin ? Partagez avec lui un repas au restaurant qu’il a toujours rêvé d’essayer et il sera comblé ! Si vous souhaitez sortir un peu des sentiers battus, vous pouvez également participer à un atelier de dégustation (de chocolats, de fromages, de bières, etc.) ou encore suivre un cours de cuisine avec lui pour rendre l’expérience encore plus spéciale et créer des souvenirs impérissables !
Par ailleurs, si votre père est curieux de nature et qu’il préfère les sorties culturelles, une visite au musée ou dans une galerie d’art est tout indiquée pour passer un moment à la fois inspirant et amusant ! Papa est un cinéphile ou un mélomane assumé ? Dans ce cas, planifiez un après-midi au cinéma ou assistez à un concert en sa compagnie; il sera assurément conquis !

Des idées-cadeaux pour plaire à tous les papas

Vous voulez gâter votre incomparable papa pour la fête des Pères, mais vous manquez d’inspiration ? Bricoleur, cuisinier, cinéphile, jardinier, techno, sportif, aventurier, intello, mélomane, artiste, écolo, gourmand… peu importe ce qui le qualifie, vous trouverez de quoi le combler grâce à ces catégories de cadeaux qui en offrent pour tous les goûts !

• Les livres : romans policiers, guides de voyage, livres de recettes, recueils de mots croisés ou de sudoku, dictionnaires en tous genres, biographies… dans l’univers des livres, chacun y trouve son compte !
• Les billets : spectacles de danse, concerts rock ou baroques, foires et salons, pièces de théâtre, évènements sportifs ou caritatifs, vernissages, soirées d’humour… les possibilités ne manquent pas !
• Les plaisirs de la table : des assortiments de confitures aux échantillons de bières, en passant par les délices au chocolat, les bons vins, les fromages fins et les bonbons colorés, les cadeaux gourmands ont de quoi plaire aux papilles de tous les papas !
• Les forfaits : divertissement, voyage, détente, gastronomie, hébergement… dénichez LE forfait qui colle aux intérêts de votre papa chéri !
• Les abonnements : revues et journaux, centres sportifs, boîtes livrées à domicile chaque mois (produits pour les soins de la moustache ou kits pour découvrir la cuisine du monde, par exemple), transports en commun, chaînes spécialisées… optez pour l’utile ou l’agréable !
• Les accessoires : que ce soit pour l’auto, la cuisine ou la pratique d’un sport qu’il affectionne, par exemple, il existe une foule d’accessoires utiles ou inusités qui feront certainement plaisir à votre papa !
Enfin, en cas de doute, la carte-cadeau demeure une option intéressante; après tout, qui sait mieux que votre père ce qui ferait vraiment son bonheur ?

Cadeaux d’enfants pour pères aimants

La fête des Pères approche et, pour l’occasion, vos enfants souhaitent offrir un petit quelque chose de spécial à papa pour lui montrer à quel point ils l’aiment ? Voici quelques idées de cadeaux remplis d’amour qui lui feront certainement chaud au cœur !

Un bricolage : carte de souhaits, porte-crayons, tasse personnalisée, porte-clés, peinture, dessin, cadre en macaronis, sculpture en pâte à modeler… les possibilités sont infinies lorsqu’il s’agit de confectionner un beau présent « fait à la main » pour papa. Chose certaine, celui-ci ne pourra qu’être très fier de ses artistes en herbe !
Des photos : laissez vos enfants sélectionner leurs photos préférées d’eux-mêmes en compagnie de leur père, de leur naissance jusqu’à aujourd’hui. Par la suite, créez avec eux un album-souvenir annoté qui fera à coup sûr sourire papa et qui lui rappellera de beaux moments en famille.

Un poème : aidez vos enfants à composer quelques rimes rendant hommage à Papa. Ils pourront lui réciter leur poème le jour de la fête des Pères et lui offrir une version écrite, que vous aurez fait encadrer, préférablement !, qu’il pourra afficher dans son bureau ou dans son atelier, par exemple.

Une vidéo : créez une vidéo dans laquelle vos enfants expriment à tour de rôle ce qu’ils pensent de leur papa. Suggérez-leur de lui dire pour quelles raisons ils l’apprécient autant ou qu’elle est l’activité qu’ils aiment le plus faire avec lui, par exemple. Cette petite vidéo enchantera assurément papa, qui prendra plaisir à la regarder encore et encore !

Rachel Garber

ART IN JUNE

From Saint-Isidore to Eaton Corner!

June 1st: AUCKLAND EXHIBIT
Expo 2018 at the Atelier Auckland opens Friday, June 1st, showing the works of four artists: Greg Ferland, Robert Peloquin, Sylvain Dodier and Luc Pallegoix.
Painter and sculptor Greg Ferland divides his time between East Angus and Montreal. Working for more than 30 years, his work has been exhibited in both North and South America.
Born in Winnipeg, Robert Péloquin now lives in Cookshire-Eaton, where he pursues his sculptural work in glass and other materials. He co-founded Surface Design, specializing in contemporary furniture and accessories using glass, granite, and medal.
Sylvain Dodier is a poet and multidiciplinary artist who describes himself as a “cultural polyglot.” He and Luc Pallegoix are the proprietors of the Centre of Art and Nature at the Atelier Auckland.
Pallegoix came to Quebec from France in 2002 with a background in contemporary dance, and his work spans illustrations for youth and photographic works such as the “Queer Deer” suite.
The vernissage is from 5 to 9 p.m., and the Atelier Auckland is located at 15 Principale Street, Saint-Isidore d’Auckland. Info: https://atelierauckland.com/expo2018/
Also opening on June 1st is the terrace of the Atelier Auckland. A place to relax and exchange with others, it’s a French garden surrounded by the art gallery, fields and forest trails, and it’s open all summer on Fridays, 5 – 9:30 p.m., Saturdays, 1 – 9:30 p.m., and Sundays 1 – 5 p.m. Info: https://atelierauckland.com/la-terrasse/

June 7: CARD PARTY
A 500 Card Party is at the Bulwer Community Center, 254 Jordan Hill Road., on Thursday, June 7, at 1:30 p.m. Admission is $6 for cards, lunch, and prizes.

June 8: TOWNSHIPPERS’ AWARDS
Bestowed at the Johnville Community Centre on Friday, June 8, will be the 2018 Outstanding Townshippers Awards, the Young Townships Leader Award, and the Excel in the Estrie Essay
Challenge awards.
The Essay Challenge was put on by Townshippers’ Association’s Make Way for YOUth project, and its winners this year are Junia Goddard and Sunny Skelling Brooks, students at the Alexander Galt Regional High School. Junia hopes to be a journalist and Sunny, an emergency room or neonatal care nurse.
The Outstanding Townshippers and the Young Townships Leaders have not yet been announced. The awards will be presented during Townshippers’ Association’s 39th AGM at 5:30 to 7 p.m. The Centre is located at 62 Jordan Hill, Johnville. The event is open to the public.

June 8-9: FOREST FARMING
The Sawyerville Community Garden offers a workshop by Yvan Perreault on Friday, June 8, and Saturday, June 9, visiting four local farms to discovery edible wild plants, mushrooms and nuts. The cost is $40 for one day, or $25 for a half-day. Info: Chantal Bolduc, 819-889-3196 or chantalbolduc99@bell.net.

June 9: STAMMTISCH PARTY
Stammtisch is a friendly get-together hosted bilingually around a dinner table at the Atelier Auckland, 15 Principale, Saint-Isidore-de-Clifton. This month it is on Saturday, June 9, starting at 6:30 p.m. Reservations required. Info: https://atelierauckland.com/stammtisch-du-9-juin/

June 10: BISHOPTON CONCERT
Under the direction of Shanti Legault, the Chorale Dud’ili’d’Ham of Dudswell is to sing at the Bishopton United Church, 54 Main, Bishopton, on Sunday, June 10, at 2 p.m. The doors will open at 1:45 p.m. The event is a joint “roof-raiser” for the church and fundraiser for the choir. A light lunch will be served. Tickets: $10/adults; free/age 15 or younger. Info: Wendy, 819-884-5417.

June 10: HOME PLACE
Chez Nous / Home Place is the theme of an art exhibit by Linda Hoy, Stuart Main, and Denis Palmer this summer at the Foss House of the Eaton Corner Museum, 374 Route 253 in Eaton Corner.
Linda Hoy, photographer, hails from Huntingville and Sand Hill. She focuses on nature and people at sporting events, community events and weddings. This is her first exhibit.
Stuart Main, oil painter, was born in East Angus. He worked for 30 years as an illustrator in Montreal with his work appearing in the Reader’s Digest, the Gazette and other publications. He began painting landscapes in oil in 1975 and is inspired by spring and fall colours and by Quebec’s rural architecture.
Randboro resident and watercolourist Denis Palmer has been drawing and painting the people and events of his community since he arrived here in 1979. He has taught art for many years and has a degree in architecture from McGill University. He authored Homage to a Rural Life/Hommage à la vie rurale.
The vernissage is on Sunday, June 10, from 11 a.m. to 4 p.m. The exhibit can be viewed during the Museum’s opening hours, Saturday, June 2, to Sunday, August 5. The Museum’s opening hours are 11 a.m. to 4 p.m. Saturdays and Sundays only in June, and Wednesday to Sunday in July and August. Info: 819-875-5256, info@eatoncorner.ca.

June 13: COLOUR CAFÉ
On Wednesday, June 13, from 2 to 4 p.m. a Colour Café will be at the John-Henry-Pope Cultural Centre, 25 Principale West, Cookshire.

FROZEN MEALS
Bi-weekly frozen meals-on-wheels will continue throughout the summer. To order, contact Diane Grenier at 819-238-8541 or coordo@cabhsf.org during the opening hours of the Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François: Monday to Thursday, 9 a.m. to noon or 1 to 4 p.m., or Friday, 9 to 11:30 a.m.

CHURCH SERVICES
United. Sunday services are at the Cookshire United Church at 9:30 a.m. and the Sawyerville United at 11 a.m. Info: 819-889-2838 (listen to message).
Baptist. In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. Info: 819-239-8818.
Anglican. On June 3, Sunday services are at 9:30 a.m. in Bury, and at 11 a.m. in Cookshire in the theatre of the Manoir de l’eau vive, 210 Principale East. On June 10, the service is at 10:30 a.m. at the St. Peter’s Church, 45 Principale West. Info: 819-887-6802.
Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email ra.writes@gmail.com by June 4 for publication June 13 and by June 25 for July 4.

Inondations à Weedon

La municipalité de Weedon a connu ce printemps ses pires inondations depuis plus d’une trentaine d’années. Près de deux semaines se sont écoulées entre l’émission du premier avis préventif et le moment où les derniers résidents évacués ont pu regagner leur domicile. Les riverains les plus durement touchés furent ceux vivant le long de la rivière Saint-François et du lac Louise.

Le 25 avril, la municipalité diffuse un communiqué préventif en vue des précipitations annoncées et de la fonte des neiges. Le premier ordre d’évacuation est lancé le dimanche 29 avril. Après une accalmie pendant la semaine, une tempête de vent et de pluie dans la nuit du vendredi 4 mai force Weedon à émettre un second avis d’évacuation. Cinq cents habitations riveraines le recevront sous forme papier. Le maire Richard Tanguay parle de crues records jamais vues depuis 30 ans.

Roger Weber, qui habite l’extrémité sud du lac Louise, a vu « l’eau monter de 10 pieds comparativement à où elle est d’habitude. » C’est également l’avis d’Honoré Béland qui habite les abords du lac depuis plusieurs décennies. Lorsqu’il aperçut que la route menant au pont de la rivière Saint-François avait une voie submergée et que la circulation s’y faisait en alternance, il comprit que l’inondation en cours serait d’envergure. La dernière fois qu’il avait vécu une telle chose était lors de l’inondation monstre de 1974. Son frère Jean-Marc, qui habite le chemin Fontaine, a même été contraint de venir passer deux nuits chez lui; la demeure d’Honoré ayant tout de même été épargnée.

Les pannes électriques se mettent de la partie
C’est ce que Marie-Claude Cloutier, secrétaire de direction à la municipalité de Weedon, confirme : la majorité des sinistrés a trouvé refuge chez des proches. La Croix-Rouge avait déployé un centre d’hébergement à même l’hôtel de ville, qui n’aura finalement été utilisé que par une trentaine de personnes. Pour ajouter à la difficulté, la tempête du 4 au 5 mai a provoqué quelques pannes électriques en région. Celle à Weedon a duré une quinzaine d’heures.

« Dans les secteurs riverains qui ont été inondés, il y a un gros arbre qui est tombé sur des fils, en raison du vent. La même nuit, autour de 3 h du matin, on a eu un poteau qui a cassé en plein cœur du village. Donc là, on se retrouvait avec tous nos commerces principaux – la seule épicerie, le seul dépanneur, la pharmacie, le guichet automatique, le CLSC, l’hôtel de ville – tout ça sans électricité », relate Mme Cloutier. Un nombre important de riverains ayant recours à un puits dont l’eau venait d’être contaminée par l’inondation ne pouvaient donc plus s’approvisionner auprès de ces commerces.

Au plus fort de la crue, Weedon recevait l’appui de la Sécurité publique, du Centre d’expertise hydrique du Québec, d’Environnement Canada et de la Sûreté du Québec. Malgré les efforts déployés, certains citoyens se sont sentis pris au dépourvu lors de la crise. C’est le cas de Sylvain Bouchard.
« À la municipalité, ils nous avaient donné le numéro d’urgence, mais personne répondait. Après coup, on nous a dit que c’était parce qu’ils avaient manqué d’électricité. Ils ont pas vraiment donné de support. Tout le monde pouvait rentrer et sortir n’importe quand de la zone évacuée. Il y avait zéro sécurité. » M. Bouchard a vu sa résidence secondaire du chemin Fontaine inondée lorsque sa pompe à puisard (sump pump) ne put démarrer à cause du manque d’électricité. « Ça fait deux jours qu’on a démonté tout l’intérieur : murs, plancher, meubles. J’avais refait tout le sous-sol l’an passé. Au moins, les assurances vont aider, comme c’est un chalet qui avait jamais été inondé. »

L’après-coup
Quelques jours après les événements, Marie-Claude Cloutier dit que l’équipe municipale « continue de mettre en place des mesures pour venir en aide aux citoyens. » Parmi elles, nous retrouvons l’installation de quatre conteneurs dispersés sur le territoire touché pour récolter les débris des résidences. La municipalité a également tenu une séance d’information (voir autre texte) visant à donner les chiffres finaux des inondations et entamer les demandes de réclamations.

La secrétaire de direction en profite pour « féliciter toute la gang de bénévoles, citoyens, employés, conseillers et la Croix-Rouge. J’ai eu une équipe extraordinaire qui a été là jour, soir, nuit. On a fait les trois shifts possibles dans une journée. Pour une première expérience de coordination de mesures d’urgence, c’était vraiment une équipe du tonnerre. »

Inondations à Weedon

Moins d’une semaine après avoir subi ses pires inondations depuis les 30 dernières années, la municipalité de Weedon recevait la visite d’une douzaine de représentants du ministère de la Sécurité publique. Un bureau d’aide temporaire destiné aux sinistrés a été aménagé dans la journée du vendredi 11 mai au Centre culturel, alors que, la veille, se tenait une séance d’information sur le programme d’aide financière du ministère. Plus d’une centaine de personnes ont assisté à cette rencontre.

La séance d’information débutait par l’intervention de Dre Isabelle Samson qui donnait quelques conseils sanitaires de base pour les sinistrés, suite à leur retour à la maison. La grande majorité de l’assistance a recours à un puits pour s’approvisionner en eau et celui-ci est automatiquement considéré comme contaminé lors d’une inondation. Dre Samson donnait les procédures afin d’en faire la désinfection et les tests de contrôle subséquents. La professionnelle de la santé concluait avec quelques astuces supplémentaires afin de diminuer les risques de gastro-entérite, comme une recrudescence des cas est souvent observée dans les communautés touchées par une inondation.

David Charest, du ministère de la Sécurité publique, enchainait ensuite avec les détails du programme général d’aide financière en cas de sinistre. Les compagnies d’assurances ont commencé en mars 2017 à couvrir les cas d’inondations. Pour la grande majorité des particuliers, l’aide gouvernementale demeure la seule forme de compensation possible. Toutefois, celle-ci ne s’applique qu’aux résidences principales, laissant de côté les nombreux chalets riverains qu’on retrouve dans la vaste zone sinistrée.

Sophie Pitre et Normand Turgeon, un couple en provenance de Chambly, en Montérégie, avaient de nouveau fait la route jusqu’à Weedon afin de voir ce qu’il était possible de faire pour leur résidence secondaire. « On paie des taxes qui sont grassement élevées, puis on n’a droit à rien. Je suis un peu enragée », déplore Mme Pitre. Celle-ci ne comprend pas que les 3500 $ de taxes municipales et scolaires qu’elle doit payer dans la région soient aussi élevées que celles de sa résidence de Chambly, mais ne lui donnent droit à rien. Mme Pitre se consolait en repensant à ses voisins qui sont venus prêter main-forte au couple lorsque celui-ci est arrivé à leur résidence secondaire au moment de l’inondation.

Suite à la rencontre, quelques citoyens sur la centaine présente ont pris rendez-vous avec un représentant du ministère de la Sécurité publique, en vue de la journée du lendemain pendant laquelle serait faite l’ouverture des dossiers de demandes de réclamation.

Chez Tardif Diesel, la relève appartient à ceux qui s’y prennent tôt

Gaétane Plamondon et Gaston Tardif, le couple derrière Tardif Diesel, préparent sa relève depuis 20 ans. « On avait entendu dire que c’était difficile », relate Mme Plamondon. « On s’est dit : “Ce ne sera pas notre cas. On va commencer tôt.” » Aujourd’hui, les deux fils des fondateurs, accompagnés de leur «frère adoptif», s’apprêtent à reprendre le contrôle complet de l’entreprise vieille de 35 ans.

La matriarche poursuit : « C’est un lâcher-prise qu’on ne pensait pas aussi difficile. Ça vient chercher beaucoup d’émotions. » Les trois hommes qui tiendront les rênes de Tardif Diesel pour les prochaines décennies ont aujourd’hui l’âge que Gaétane Plamondon et Gaston Tardif avaient lorsqu’ils envisageaient leur succession. « À l’âge de 35 ans, on se disait déjà : “On va préparer la relève” », se remémore M. Tardif.

En 1998, Jean-Marc et Gabriel Tardif, accompagnés de Patrick Roy, deviennent actionnaires de l’entreprise. Ce dernier a commencé à travailler chez Tardif Diesel à l’âge de 21 ans et cumule aujourd’hui 25 ans de services. Il est considéré comme faisant partie de la famille pour le clan Tardif. Gabriel enchaine : « Les clients nous ont vus grandir dans l’entreprise. La plupart nous connaissent tous, donc c’est facile de transférer dans ces conditions-là. »

Dos d’âne et nids-de-poule
En 1981, l’employeur de Gaston, Mack Sherbrooke, déclare faillite. De ses fils, Jean-Marc a 3 ans et Gabriel n’a que quelques mois. Gaétane Plamondon se souvient : « Ça a été une grosse bad luck, mais on a réussi à transformer ça en opportunité. » Son conjoint continuerait de desservir ses anciens clients, le temps que l’entreprise soit remise sur pied. Au final, celle-ci n’a jamais redémarré et Gaston passe les 12 années suivantes à offrir un service de réparation mécanique à domicile. En 1993, il développe un problème de genou. Son médecin lui suggère alors de réorienter sa carrière. Au même moment, on offre au couple la location d’un garage à Sherbrooke.
Rapidement, l’offre de services prend de l’expansion chez Tardif Diesel : vente de pièces, atelier d’usinage, licence de concessionnaire. L’espace devient restreint. Le maire d’Ascot Corner à l’époque, Gilles Goddard, met la puce à l’oreille du Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François. Dominic Provost, directeur général de l’organisme, approche Gaétane et Gaston. Mme Plamondon parle d’une rencontre déterminante. « Si le CLD n’était pas venu nous voir – parce qu’on ne connaissait pas ces organismes-là à ce moment-là -, on n’aurait pas construit tout simplement. On aurait été obligés d’attendre quelques années de plus. On a eu un support inestimable de ce côté-là. C’est ça qui a fait qu’on est venus dans le Haut-Saint-François, parce qu’on regardait pour un autre terrain à Fleurimont. » Gaston Tardif complète en disant que l’aide apportée était plus que nécessaire. « Pas l’avoir eue, on ne bâtissait pas. »

Tardif Diesel entreprend en 1999 la construction des installations qu’elle occupe toujours sur la route 112. L’entreprise a fait face à beaucoup de scepticisme au départ. « Les gens n’y croyaient pas. Ils disaient : “C’est un tas de roches qu’il y a là, puis vous voulez construire un garage ?” On leur a dit : “Faites-nous confiance. Vous allez voir” », se souvient Mme Plamondon. Près de 20 ans plus tard, le garage et les bureaux de Tardif Diesel sont au dernier cri des tendances environnementales et emploient 45 personnes. Après avoir reçu de l’aide d’organismes entrepreneuriaux et d’affaires, Gaétane Plamondon et Gaston Tardif redonnent à leur tour en s’impliquant au sein de divers organismes, comme la Chambre de commerce du Haut-Saint-François.

Laury-Ann Goyette Championne de dards et opérée à cœur ouvert

Laury-Ann Goyette, de Newport, représentera le Québec au Championnat national jeunesse de dards, qui se tient à Drummondville du 17 au 20 mai. De prime abord, on peut croire que l’adolescente de 15 ans est une jeune fille active comme les autres, par ses intérêts pour la balle-molle et même la chasse. Toutefois, celle-ci est née avec une malformation cardiaque qui l’a contrainte à subir une première opération à cœur ouvert en 2014. D’autres suivront dans le futur.

Laury-Ann Goyette a hérité de son intérêt pour les dards de son père, Daniel, qui, plus jeune, jouait en famille du côté de Chartierville. Cela fera bientôt deux ans que l’étudiante s’adonne au sport. En 2017, après seulement quelques mois de pratique, elle devient la championne junior du Québec lors du Championnat national, alors tenu à Saint-Jean au Nouveau-Brunswick.

Les fléchettes sont un sport sécuritaire pour la jeune fille atteinte d’une malformation cardiaque. « C’est le seul sport que je peux faire qui m’essouffle pas. C’est sûr que tu viens avec les jambes et les bras fatigués. » Les aptitudes nécessaires de concentration, de calcul et d’endurance facilitent la tâche de Laury-Ann. Avant de s’adonner plus sérieusement aux dards, celle-ci jouait régulièrement à la balle-molle. « Elle est orgueilleuse. Ça la fâchait parce qu’elle veut être comme les autres », témoigne sa mère, Mélanie Cyr.

Alors qu’elle n’est âgée que de 10 ans, Laury-Ann affiche des symptômes découlant de sa condition. Mme Cyr se remémore : « En y repensant, il y avait eu plusieurs signes. Mais sur le coup, on savait pas que c’était ça. » Après quelques consultations, la famille apprend que Laury-Ann est née avec une malformation cardiaque, connue sous le nom de syndrome Bland-White-Garland et abrégé sous l’acronyme ALCAPA, pour anomalous left coronary artery from the pulmonary artery. Généralement, les bébés qui en sont atteints meurent d’une crise du cœur lorsqu’ils sont âgés entre 3 et 6 mois. Dans le cas de Laury-Ann, un phénomène rarissime s’est produit alors qu’une seconde artère s’est formée sur son cœur, venant pallier l’insuffisance. Par contre, alors que la jeune fille poursuivait sa croissance, son vaisseau supplémentaire ne suivait pas la cadence. Laury-Ann s’essoufflait et se fatiguait de plus en plus pour des efforts que les autres jeunes de son âge faisaient sans encombre.

L’année suivante, l’enfant subit sa première opération à cœur ouvert à l’Hôpital de Montréal pour enfants. Nous sommes en 2014 et Laury-Ann a 11 ans. Il faut ajouter à cela deux cathétérismes, permettant d’évaluer l’état du cœur malformé. « C’est quelque chose quand elle est sur son lit, à 11 ans, et qu’ils ouvrent les portes pour l’amener se faire opérer. C’est dur pour les parents », confie sa mère. La principale intéressée a alors connu sa première convalescence. « Je pouvais pas lever plus que 5 lb pendant un mois et, à l’école, il fallait faire attention pour que personne ne me pousse. »
Depuis, Laury-Ann Goyette va mieux, mais son corps ne fonctionne toujours pas de manière optimale. Elle est encore victime de malaises et les spécialistes ont prévenu la famille que d’autres opérations sont à prévoir. La prochaine sera probablement d’ici un an, alors que la croissance de l’adolescente tirera à sa fin. Les Goyette espèrent que le nombre d’interventions restera minimal. « Chaque fois que je me fais opérer, il y a de plus en plus de risques qu’il y ait des complications », relate Laury-Ann. Entretemps, l’étudiante doit apprendre à doser ses efforts, question de ne pas pousser son corps à bout.

Déjà, la famille Goyette parle du Championnat national de fléchettes en 2019, qui se tiendra en Saskatchewan. Ils voient déjà leur fille de 16 ans se classer et atteindre les hautes marches du podium. Il se pourrait que, à ce moment, Laury-Ann ait un cœur en meilleur état qui lui permette de performer à forces égales avec ses compétitrices.

Le Jardin Communautaire de Sawyerville lance sa saison

Le beau temps est de retour et, avec lui, s’amorce la saison d’activités du Jardin Communautaire de Sawyerville. Les marchés publics battront leur plein sur le site dès le mois de juillet, alors que plusieurs ateliers de formation y seront offerts en juin. L’inauguration de la saison se fera vers la fin du mois à l’ombre d’un futur chapiteau.

Chantal Bolduc, l’une des coordonnatrices, confirme que les jardiniers sont prêts et même fébriles à ce temps de l’année. La presque totalité des 26 planches, ou ilots de jardinage, disponibles, est réservée. Sur place, la grande nouveauté cette année sera un abri permanent venant couvrir les producteurs du marché public. Celui-ci aura plusieurs usages : « Ça peut servir comme aire de repos, pour les ateliers, pour les repas. Ce sera un plus pour tout le monde », s’enthousiasme Mme Bolduc. Auparavant, l’équipe devait monter des tentes tous les matins de marché pour les défaire la journée terminée. La nouvelle structure fixe ne couvrira toutefois pas la totalité du Marché villageois, comme ses dimensions seront de 32 par 12 pieds.

Ateliers et formations
Les premiers ateliers du Jardin Communautaire seront ceux d’Yvan Perreault, les 8 et 9 juin. Celui qui se décrit comme un « créateur de fermes forestières et de forêts nourricières » guidera des excursions de découverte des champignons et noix sauvages poussant sur les fermes de la région. Le vendredi 8, ce sont les terres du Jardinier déchainé et des Maraichers de l’or vert qui seront visitées, à Cookshire-Eaton. Le lendemain, rendez-vous aux fermes Randboro et Korzina. Chantal Bolduc termine en disant que M. Perreault « fait le plan de tout terrain en mosaïque de permaculture multistrate. »

Le samedi 16 juin en avant-midi, l’herboriste-thérapeute Chantal Parent montrera aux intéressés les secrets de l’aménagement d’une plate-bande de plantes médicinales avec leur identification et caractéristiques. Le jour suivant, ce sera au tour de Charles Bureau de démystifier la culture de champignons dans le potager, en caissons ou en plein boisé.

Marché villageois
La saison des marchés publics en plein cœur du jardin communautaire s’échelonnera du 7 juillet au 22 septembre cette année, les samedis avant-midi. Outre la nouveauté de l’abri, les gens sur place ont accès au four à pain qui leur permet de cuire un diner. D’ailleurs, l’instrument traditionnel sera mis en valeur lors de deux formations sur le pain au levain, prodiguée par Thérèse Ménard lors du marché. Les dates exactes restent à être déterminées en fonction de la température extérieure.

La saison se terminera le 22 septembre avec la Fête des récoltes. Les 20 et 21, Stefan Sobkoviak offrira des ateliers sur la permaculture.

Quelques kiosques sont encore disponibles au marché public pour les producteurs intéressés à y vendre leurs produits. Pour toute information, veuillez contacter Chantal Bolduc au 819 889-3196, par courriel au chantalbolduc99@bell.net ou par l’entremise de la page Facebook du Jardin Communautaire de Sawyerville.

Sawyerville Community Garden

Fair weather is back, and with it, the Sawyerville Community Garden springs into action. The public market will be in full swing at the garden beginning in July, and several training workshops will be offered in June. The inauguration of the new season will take place near the end of the month under a new canopy.

Chantal Bolduc, one of the Garden’s coordinators, confirmed that the gardeners are ready, and even spring feverish. Almost all of the available 26 garden plots are reserved. At the Garden site, the big news this year will be a permanent shelter for the participants in the public market. The structure will have a number of uses: «It can be used as a rest area, for workshops, or for community meals. It will be a plus for everyone,» Bolduc said enthusiastically. Up until now, the team had to put up tents on market mornings, and take them down at the end of the day. The new permanent shelter will not cover the whole Village Market, however; its dimensions will be 32 by 12 feet.

Workshops and training
The first of the Community Garden’s workshops will be one by Yvan Perreault on June 8 and 9. Perreault describes himself as a «creator of forest farms and food-producing forests.» He will lead discovery excursions looking for mushrooms and wild nuts growing on farms in the area. On Friday the 8th, Perreault will visit the land of the Jardinier déchainé and the Maraichers de l’or vert in Cookshire-Eaton. The day after, the excersions will be at the Randboro and Korzina farms. Chantal Bolduc concluded by saying that Perreault could «design any kind of land in a multi-layered permacultural mosaic.»

On the morning of Saturday, June 16, herbal therapist Chantal Parent will show interested persons the secrets of creating a bed of medicinal plants, with their identification and characteristics. The next day, it will be the turn of Charles Bureau to demystify the cultivation of mushrooms in a garden, in boxes or in the forest.

Village Market
The public market in the Community Garden will be open July 7 to September 22 this year, on Saturday mornings. Besides the new shelter, visitors will have access to the outdoor bread oven, where they can bake a lunch. The traditional oven will also be used during two training sessions on how to bake sourdough bread, provided by Thérèse Ménard during the market hours. The exact dates are to be determined, depending on the weather.

The season is to end on September 22, with a Harvest Festival. On September 20 and 21, Stefan Sobkoviak is to offer workshops on permaculture.

A few kiosks are still available for producers interested in selling their products at the public market. For information, contact Chantal Bolduc at 819-889-3196, by email at chantalbolduc99@bell.net, or via the Facebook page of the Jardin Communautaire de Sawyerville.

RURART 9e édition

La neuvième édition de RURART s’est tenue la dernière fin de semaine d’avril à la ferme La Généreuse de Cookshire-Eaton. Sous le thème Dansons les deux pieds dans le printemps, la rencontre d’art contemporain en milieu rural arrivait à point pour la Journée internationale de la danse, le 29 avril. Outre la danse, huit artistes présentaient au public des propositions alliant sculpture sur bois, arts visuels et sonorités le long d’un parcours extérieur à travers champs et forêt. Parmi eux, on retrouvait David Coquart de Dudswell, qui avait élaboré des compositions sonores, et Amélie Lemay-Choquette, l’instigatrice de l’événement, qui pratique la danse et la peinture sur verre. « On a été vraiment chanceux côté température », souligne celle qui habite le domaine de la ferme La Généreuse. Le vendredi, la pluie s’est arrêtée avant le début du parcours, tandis que le samedi, le beau temps était au rendez-vous avec une pleine lune. Une quarantaine de personnes se sont déplacées lors de chacune des présentations. Celle qui agit également à titre de directrice artistique conclut en disant « qu’il se crée une expérience familiale intimiste avec les artistes et le public, même si les gens ne se connaissent pas. »

La coop d’habitation de Weedon dépose sa phase 2

Le comité de la coopérative Le Moulin des cèdres à Weedon déposera d’ici un mois la phase 2 de son projet auprès de la Société d’habitation du Québec. Si la demande est acceptée et que le nombre de logements alloués est suffisant, la construction de la nouvelle résidence débuterait à l’été 2019.
La phase 1 a été construite il y a déjà 25 ans en plein cœur de la municipalité. « Il y a des gens qui sont rentrés là à 55 ans et la moyenne d’âge est rendue autour de 80 », explique Éric Decubber. « Ils ne veulent pas partir, mais la raison qui les pousse à le faire, c’est qu’il n’y a pas de service de cafétéria. »

La phase 2 de la coopérative serait donc réservée aux gens de 75 ans et plus avec ou sans légère perte d’autonomie. La construction comprendrait des services de sécurité et de cafétéria. Entre 20 et 24 logements sont prévus. « Ça prend un minimum de 20 unités pour être rentable avec une cafétéria », indique le porte-parole de la coop. Étant un projet subventionné, la phase 2 doit voir son nombre d’unités être approuvé au préalable par la Société d’habitation du Québec. Le comité de travail s’apprête à déposer la demande allant dans ce sens d’ici la fin du printemps. Une fois que la décision sera rendue, Le Moulin des cèdres tiendra une assemblée publique avant de passer à la prochaine étape. Si tout est positif et concluant, la construction de l’immeuble abritant des 3 ½, 4 ½ et studios débuterait dès l’été 2019, pour une occupation en 2020.

Depuis la soirée d’information tenue en février dernier, plus de 80 personnes ont signalé leur intérêt par écrit à habiter le futur complexe. Celles-ci étaient originaires de Lingwick, Ham-Sud, Dudswell et Stratford. Avec le projet, la coopérative cherche à créer une continuité avec la phase déjà en place. « Architecturalement, on va essayer de créer un concept qui va être homogène », précise M. Decubber. On vise à faire de la 5e Avenue un milieu de vie paisible pour les retraités.

Face à l’engouement vis-à-vis du projet, une troisième phase est même envisagée. « Il y a une demande pour avoir quelque chose qui serait un peu plus luxueux, style condo ou loft. Mais présentement, on se concentre sur la phase 2. » Toujours selon M. Decubber, la présente phase vise à desservir une clientèle d’ainés bénéficiant de revenus modestes. Il s’agit d’un besoin non comblé en région, ce qui force certains à quitter pour les zones urbaines avoisinantes de Lac-Mégantic, East Angus ou Sherbrooke.

Le projet de quartier durable prend son envol

Annoncé l’année dernière, le projet de quartier durable à l’intérieur duquel on devait retrouver des maisons 100 % à l’énergie solaire et des résidences écoresponsables devrait devenir réalité cette année. Le maire de Weedon, Richard Tanguay, précise que des discussions avec le ministère des Transports concernant notamment des sorties de rues ont fait en sorte de retarder le projet de pratiquement un an.

« On a une entente avec le ministère des Transports pour le quartier durable. Il a fallu faire des modifications à nos plans et devis, concernant nos sorties de rues, faire des études de transports, ça nous a retardés de presque un an. Maintenant, on a une entente. On a commencé à faire du débroussaillage, le bois est coupé, le tirage des chemins est fait, les cadastres sont faits, les divisions de terrains sont faites; tout est prêt, on s’en va en appel d’offres. Là, c’est parti. On devrait voir apparaître une ou deux maisons modèles d’ici l’automne », précise-t-il.

Projet
Rappelons que le projet de quartier durable se divise en deux parties soit une pour des maisons solaires et l’autre pour des résidences écoresponsables. Les terrains s’y rattachant seront plus grands, soit de deux à trois acres, afin de permettre l’autosuffisance. Les propriétaires pourront posséder quelques poules, lapins et petits animaux ainsi qu’un champ. Un espace pour des jardins communautaires est prévu ainsi qu’une zone expérimentale agricole. Cet espace limité sera consacré notamment à des projets expérimentaux d’ordre écologique. On prévoit préserver un boisé à l’intérieur du parc et éventuellement aménager une piste cyclable donnant accès à divers endroits du village. Le projet global prévoit plus d’une trentaine de lots. Évidemment, la réalisation s’étalera sur plusieurs années.

Daniel Le Pape, nouveau D.G. à Weedon

La municipalité de Weedon a procédé à l’embauche d’un directeur général, Daniel Le Pape. En poste depuis quelques semaines, la nouvelle ressource présente une feuille de route bien remplie. Il a occupé divers postes de gestion comme directeur général de la MRC de Portneuf, directeur d’arrondissement à Rivières-des-Prairies et Pointe-aux-Trembles, à la ville de Montréal, en plus d’avoir occupé le poste de directeur général de Neuville dans la région de Québec. Urbaniste de formation, membre de l’Ordre des urbanistes du Québec, détenteur d’une maîtrise en aménagement du territoire et développement régional et d’un MBA en gestion, le directeur général croit être en mesure de donner un coup de main significatif. Il est d’avis que le projet de MYM Nutraceuticals entraînera une nouvelle génération d’entreprises et d’industries. « Ça fait beaucoup de projets, ça a suscité mon intérêt. » Se définissant comme un rassembleur, M. Le Pape croit être en mesure de mobiliser les gens dans un projet commun. « Ça prend un leader capable de lancer les projets les plus prioritaires qui auront une valeur ajoutée pour la municipalité et les citoyens. » M. Le Pape mentionne que ce choix se fera avec le conseil. « Il faut prioriser, car on ne sera pas capable de tout faire. » Le directeur général a signé une entente de 5 ans. « C’est une période raisonnable pour réaliser les projets prioritaires », de conclure M. Le Pape.

L’arrivée de MYM Nutraceuticals à Weedon

L’arrivée de MYM Nutraceuticals à Weedon avec son projet de culture de cannabis médicinal en serres, évalué à plus de 200 M$, pouvant créer 400 emplois directs et 300 indirects, risque évidemment de changer le visage de la petite municipalité de 2 800 personnes. Mais s’agit-il d’une manne tombée du

ciel ou d’un cadeau empoisonné ? Le maire Richard Tanguay estime qu’il s’agit d’un cadeau inespéré pourvu qu’on soit en mesure de le gérer.
« C’est sûr que ça fait peur. Si on planifie correctement et on sait anticiper et gérer adéquatement et prendre des risques, parce qu’on n’aura pas le choix, pour moi, c’est la plus belle opportunité qu’on n’aura jamais dans le Haut-Saint-François ou pour une des municipalités du Haut-Saint-François. Mais il faut que l’on gère l’opportunité. Faut voir les coûts, faut être prêts à travailler pour les neutraliser, pis se donner les meilleurs outils possible. » M. Tanguay ajoute : « il faut que tout le territoire réalise que ça sera pas juste Weedon qui va en profiter, mais tout le Haut-Saint-François. »
Ce dernier assure que la municipalité prend ça au sérieux et qu’elle se donne les moyens de ses ambitions. « Il faut être prêt à travailler, prêt à investir, sinon on va prendre du retard. Actuellement, ce que ça a comme effet, comme retombées, ça stimule énormément le marché, commerces et services. Il y a plein d’entreprises qui commencent à voir les opportunités. On a des appels, on a du monde intéressé, ils veulent savoir ce qu’on fait, ce qui arrive avec telle affaire, avez-vous pensé installer telle chose. Des investisseurs ou entreprises de l’extérieur s’informent, mais rien de concret pour l’instant. Ils attendent de voir. » M. Tanguay mentionne que le jour où ça va débloquer, cela risque d’avoir un impact très important sur la communauté. « Si on est prêt, si on s’ajuste, si on travaille en conséquence pour répondre adéquatement aux demandes, on s’attend à une expansion à vitesse grand V. Pour une communauté comme la nôtre qui était en dévitalisation, il y a un an, on risque de faire un virage 180 assez rapide. »

Moyens
La municipalité a commencé à se donner les moyens. L’embauche d’un nouveau directeur général, Daniel Le Pape, urbaniste de formation, avec une grande expérience pour avoir travaillé dans des villes comme Montréal et autres, d’avoir occupé le poste de directeur général d’une MRC et œuvré au développement, jouera un rôle important dans la coordination des choses, estime M. Tanguay. À cela, la municipalité ajoute un agent de développement et demi à temps plein. La municipalité engage un agent de développement qui va remplacer Fabian Garcia. Ce dernier travaille maintenant pour MYM comme gestionnaire principal pour ce projet. D’autre part, la corporation municipale partagera avec le CLD du Haut-Saint-François une ressource additionnelle qui œuvrera aussi au développement. Ces ressources travailleront sur des dossiers commerciaux, industriels et municipaux d’exprimer le maire en ajoutant que cela resterait encore à être défini.

M. Tanguay mentionne que MYM Nutraceuticals a fait l’acquisition des deux bâtiments donc l’ancienne Résidence l’Anneau d’Or et la résidence située juste en face. Les édifices serviront pour accueillir les bureaux administratifs et l’autre servira à faire de l’expérimentation comme des tests d’isolation au chanvre, d’expliquer le maire.

Planification stratégique
Entretemps, la municipalité poursuit son développement, dit normal, en tenant compte de la planification stratégique présentée aux citoyens en juin de l’année dernière. Le maire mentionne que plusieurs projets sont en cours à divers degrés. « On a six secteurs d’activités, l’industriel, le commercial, l’agricole, l’immobilier, le tourisme, les loisirs et la qualité de vie. On a de 5 à 6 projets par secteur. » La municipalité n’est pas impliquée dans tous les projets, précise M. Tanguay, du fait que certains sont d’ordres privés. Mais pour les organismes qui sont porteurs de dossiers, la municipalité essaie d’apporter son appui.

Budget participatif
D’autre part, le maire rappelle que les citoyens doivent voter en faveur de l’un des projets déposés dans le cadre d’un budget participatif à l’intérieur duquel la municipalité octroie 10 000 $ pour sa réalisation. Le dépouillement du vote se fera lors d’une rencontre publique en juin prochain. « Ce sont des projets dans lesquels on essaie d’avoir des porteurs pour les livrer éventuellement. Je sais qu’il y a un projet de jardin communautaire, de marché public », d’exprimer le maire Tanguay. Rappelons que cette initiative a été instaurée l’année dernière.

Le projet de développement du parc multigénérationnel se poursuit

L’important projet de parc multigénérationnel situé au centre du village à Weedon, sur la rue des Érables où se trouvent notamment le terrain de balle, l’aréna, la piscine extérieure et le jeu d’eau, se poursuit. D’autres améliorations comme l’aménagement d’une surface pour y pratiquer du dek hockey ou une piste de BMX pourrait se concrétiser.

Évidemment, le tout est conditionnel à l’obtention de subventions, précise le maire de Weedon, Richard Tanguay. « Théoriquement, on a déposé des demandes de subventions pour faire un dek hockey à l’extérieur à côté de l’aréna. On a aussi une demande pour une piste de BMX. Si on a pas de subvention, on aimerait en faire un des deux. »

Parmi les choses qui sont en voie d’être réalisées, on note l’aménagement de l’agora consistant à disposer des monticules de terre pour en faire une descente naturelle. La glissade qui est amorcée devait se finaliser au cours des prochaines semaines. L’aménagement d’un étang derrière l’aréna est débuté et on devrait le compléter, entre autres, avec des fleurs. Rappelons que le site a été bonifié, en 2016, par le jeu d’eau. Le maire ajoute qu’un module de jeux est prévu pour le parc du secteur Saint-Gérard.

Richard Tanguay rappelle que le projet de parc multigénérationnel s’étale sur plusieurs années. « On y va avec l’argent qu’on a de disponible. C’est certain que si on avait un million $, ça accélérerait les choses. Mais faut y aller selon nos moyens et nos capacités », complète-t-il.

Rachel Garber

HAPPY MOTHERS!

Here is a recipe from old-timey Alabama for «warshing,» i.e. washing, clothes (with a nod to http://kathleenbittnerroth.com), that a new bride received from her grandmother.
«Build fire in backyard to heat kettle of rain water. Set tubs so smoke wont blow in eyes if wind is pert. Shave one hole cake of lie soap in boilin water.
«Sort things, make 3 piles
«1 pile white,
«1 pile colored,
«1 pile work britches and rags.
«To make starch, stir flour in cool water to smooth, then thin down with boiling water.
«Take white things, rub dirty spots on board, scrub hard, and boil, then rub colored. Don’t boil just wrench and starch.
«Take things out of kettle with broom stick handle, then wrench, and starch.
«Hang old rags on fence.
«Spread tea towels on grass.
«Pore wrench water in flower bed. Scrub porch with hot soapy water.
«Turn tubs upside down.
«Go put on clean dress, smooth hair with hair combs. Brew cup of tea, sit and rock a spell and count your blessings.»
Note for non-southerners: Wrench means rinse.
Mothers, paste this over your washer and dryer. Next time when you think things are bleak, read it again, kiss that washing machine and dryer, and give thanks.
Hope your Mother’s Day was a happy one!

NOW: COOKSHIRE, BLOOMING HOUSES
At last, the season has come to get into the dirt and make summer bloom! And the Coeur Villageois of Cookshire-Eaton is enticing citizens to do just that, with its 2018 edition of the Houses and Balconies in Bloom Contest / Concours maisons et balcons fleuris. In 2017, more than $800 in prizes were awarded to 10 winners, and this year, more than $900-worth of prizes are up for the winning. The theme is «Marry the Beauty of Nature and Antiques,» highlighting the cultural heritage of our region. Both private homeowners and businesses are invited to participate.
To register, contact Cathy at 819-560-8585 x 2311 before July 31, 2018. But start planning and planting now.

May 16: BURY, PHARMACIST HELPS
How Your Pharmacist Can Help You is the topic of the last Health Link session before the summer. The speakers are two pharmacists from the local Desruisseaux, Laliberté, and Chouinard pharmacy (Proxim). The session is at the Armoury Community Centre at 563 Main Street, Bury, on Wednesday, May 16. The presentation starts at 1 p.m. and ends at 2 p.m. For lunch, reservations are required by Monday, May 14, but the presentation is free and open to the public. All are welcome. The presentation is in English.

May 18: BURY, COLOUR CAFÉ
Colouring and conversation at the Colour Café will be on Friday, May 18, from 10 a.m. to noon, at the Eaton Valley Community Learning Centre (CLC), 523 Stokes, Bury (inside the Pope Memorial Elementary School; use the door at the far-right end of the building). Participants are welcome to bring colouring supplies or to use what is available. Tea, coffee, and snacks are provided, as well as a table full of information about services offered in English in the Haut-Saint-François. Some special guests – students – may join the group.

May 19: NEWPORT, SENIORS’ CAFÉ
The Municipality of Newport invites its seniors out for a coffee on Saturday, May 19, at 1:30 p.m. at the Municipal Council Hall, 1452 Route 212, in Island Brook. If the weather cooperates, the intergenerational activity will be outside, across the road, in the park pavilion. This is an initiative of the Carrefour Action Municipale et Famille, aiming to combat isolation among older persons.

May 19: BROOKBURY, OPEN MIC
Singers and musicians and everyone else are invited to an Open Mic afternoon at the Brookbury Hall, 571 Brookbury Road (Route 255), Bury, on Saturday, May 19, at 2 p.m. The event is a fundraiser for the Bishopton United Church Benevolent Fund. Entrance is by voluntary contribution.

May 20: BISHOPTON, LABYRINTH GARDEN
A planting session for the Labyrinth Community Garden is planned for 2 p.m. on Sunday, May 20, for planting potatoes and other early crops. Gardeners are welcome. The spiral-shaped garden is located at 55 Main Street, Bishopton, right beside the Bishopton United Church. Info: Wendy Main, 819-884-5417.

May 24: BULWER, CARD PARTIES
May 24 and June 7 are the next dates for the Thursday 500 Card Parties at the Bulwer Community Centre, 254 Jordan Hill Road, Bulwer. The party begins at 1:30 p.m. Admission for the card games, prizes, and lunch is $6.

May 30: VIACTIVE, SUMMER BREAK
Three of the four bilingual Viactive exercise groups for persons aged 50-plus have already taken a break for the summer, but the one in Bury is to continue until May 30. Info: Diane Grenier, Volunteer Coordinator, Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François, 819-238-8541 (option 9) or coordo@cabhsf.org.

CHURCH SERVICES
Baptist. In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. Info: 819-239-8818.
Anglican. On May 20, Sunday services are at 9:30 a.m. in Bury, and at 11 a.m. in Cookshire at St. Peter’s Church, 45 Principale W. At 4 p.m., an «Evensong» service will be at St. George’s Church in Lennoxville. On May 27, the services are at 9:30 a.m. in Bury, and at 11 a.m. in Cookshire. Info: 819-887-6802.
United. Sunday services are at the Cookshire United Church at 9:30 a.m. and the Sawyerville United at 11 a.m. Info: 819-889-2838 (listen to message).
Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email ra.writes@gmail.com by May 21 for publication May 30 and by June 4 for June 13.

Outils de financement en économie sociale

Une vingtaine de représentants d’organismes sans but lucratif du Haut-Saint-François sont un peu demeurés sur leur appétit, lors de la récente rencontre d’information portant sur les produits financiers du Chantier de l’économie sociale. En quête de trucs quant à la recherche de subventions, on leur a plutôt parlé des divers outils de financement sous forme de prêts.
L’activité se déroulait dans le cadre de la tournée provinciale organisée par le Pôle de l’entrepreneuriat collectif de l’Estrie en collaboration avec le Réseau d’investissement social du Québec (RISQ), la Fiducie du Chantier de l’économie sociale, la Corporation de développement économique communautaire (CDÉC) de Sherbrooke, la Coopérative de développement régional du Québec (CDRQ) et le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François.

L’objectif, explique Nathalie Villemure, analyste financier à la Fiducie du Chantier de l’économie sociale, est de faire connaître les outils financiers de l’organisme spécialement conçus pour les entreprises collectives du stade de l’idée jusqu’à la croissance. Le second volet est « de rencontrer, mettre un visage sur les logos d’organisation pour voir comment on peut travailler ensemble. Il est toujours intéressant de prendre le pouls, d’entendre le questionnement, ce que font les gens, les obstacles, ce qu’ils recherchent, ça nous alimente pour connaître les besoins et proposer des solutions. » Mme Villemure précise que ça fait partie du mandat de l’organisme de contacter les gens pour leur donner le soutien dont ils ont besoin. « Ça fait partie de notre rôle de faire en sorte que les gens se rencontrent. »
Kristalna Vincent, du RISQ, souligne que l’organisme ne fait pas d’accompagnement d’entreprise. « On est en appui aux entreprises. On n’est pas du tout du dernier recours. On est là pour toutes les phases de développement de l’idée, la validation de l’idée, de l’acquisition, l’expansion, la consolidation. L’objectif est d’expliquer les outils financiers pour que les gens puissent les utiliser concrètement dans leur projet. On ne va pas faire l’accompagnement, la recherche de subvention », précise-t-elle.
Parmi les outils présentés notamment par le RISQ, on note les prêts sous forme d’aide technique, au prédémarrage et la capitalisation. Quant à la Fiducie du Chantier de l’économie sociale, on retrouvait, toujours sous forme de prêt, le financement habitation communautaire, le financement immobilier pour soutenir les projets d’acquisition, de construction, de rénovation et autres. Le financement démarrage et expansion faisait également partie des produits présentés.

Les intervenantes sont conscientes de la petite déception des participants, mais soulignent être satisfaites d’avoir été en mesure de préciser que les outils financiers du chantier sont en complémentarité. « Notre message est passé, c’est d’être en complémentarité aux autres sources de financement. » Mme Villemeure mentionne qu’il reste encore de la sensibilisation à faire quant à cette forme d’aide.

IGA Cookshire jette pour 48 000 $ de nourriture lors de la tempête du 4 mai

IGA Cookshire a subi des pertes de l’ordre de 48 000 $ suite à une interruption de courant causée par la tempête de vent et de pluie qui s’est abattue sur la région le 4 mai dernier. Malgré tout, Gilles Denis, membre de la direction, se disait soulagé que tout soit revenu à la normale quelques jours plus tard.
« On a eu une fin de semaine de misère. On a eu beaucoup de dommages et de branle-bas », résume M. Denis. La panne s’est déclarée dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 mai vers les 3 h du matin. Celle-ci a duré une quinzaine d’heures en tout. « On appelait Hydro, mais ils ne répondaient pas. C’est assez exceptionnel. »
« Dans ce contexte, ça nous a pris plus de temps réagir et déterminer s’il fallait faire venir une génératrice », mentionne le fils, Pierre Genest-Denis. « On a déjà une génératrice, mais elle ne fournit pas d’électricité pour les frigos. » La succursale IGA de Cookshire-Eaton s’est donc tournée vers la location auprès de Génératrice Drummond. « Selon leur employé, on a été très chanceux d’en trouver une, parce que la grande majorité de leurs génératrices étaient à La Malbaie pour le G7. » L’appareil en provenance de Drummondville a tout de même été mis en fonction près de 12 heures après l’interruption de courant.

« En temps normal, la limite est de 2 heures et, déjà là, il faut jeter tout ce qui est viandes fraiches, poisson, pâtisseries, sandwichs », indique M. Genest-Denis. « La seule section qui a été sauvée, c’est parce qu’on a été plus rapide et qu’on a réussi à la recouvrir avec du plastique. Ça a maintenu les réfrigérants en place. »

La marchandise jetée avoisine une valeur de 48 000 $. Gilles Denis s’avoue bien déçu de ne pas avoir pu donner ces produits. « C’est contraire à la mission qu’on s’est donné, mais on n’a pas bien, bien le choix. » « Dans nos procédures pour le don alimentaire, il faut avoir maintenu la chaine de froid », ce qui n’a pas été le cas suite à la panne du 5 mai, se désole Pierre Genest-Denis.

IGA Cookshire a une longue tradition de dons de ses produits. « On a été précurseurs là-dedans », dit Gilles Denis. « Depuis 1988, on supporte Moisson Cookshire. » Les produits de boulangerie représentent une bonne partie des items donnés à la communauté. Malgré les pertes, le propriétaire voit le bon côté des choses. « On a eu une participation exceptionnelle de notre personnel. C’est ça qui est le beau côté des événements comme ça : c’est d’avoir une équipe extraordinaire pour supporter ça. »

La Ferme Gelé et Veilleux investit 2 M$

La Ferme Gelé et Veilleux à Cookshire-Eaton, spécialisée dans la production avicole avec poules en voilière, a confiance en l’avenir. Son propriétaire Mario Gelé vient d’investir plus de 2 M$ pour agrandir le bâtiment déjà existant d’une superficie de 36 000 pieds carrés sur deux étages, en plus d’y inclure l’équipement de pointe.

Les travaux complétés, la production regroupe quelque 27 000 poules produisant 8 748 000 œufs par année. Pour y arriver, elles mangeront pour 1 000 tonnes de moulée au cours de cette période. M. Gelé préparait ce projet depuis au moins cinq ans. Il a fait l’acquisition de quotas au cours des années. Sa nouvelle production est consacrée exclusivement pour la mayonnaise en raison d’une entente avec la compagnie Hellmann’s.

Construction
M. Gelé fait partie des innovateurs. Il est parmi les premiers à installer un système de soigneur, incluant la balance où tous les paramètres sont calibrés. Chaque soignage permet d’établir le nombre de grammes par poule, par jour, selon l’âge de la volaille. Un système d’abreuvoirs s’ajoute pour sustenter les poules. Quant au confort de ces dernières, elles ont droit à une ventilation contrôlée permettant le bon débit et éviter les courants d’air. Une attention particulière est aussi apportée à l’éclairage au Del. « C’est ce qui ressemble le plus au soleil », d’expliquer le propriétaire. L’éclairage est ajusté de sorte qu’il prend de 20 à 25 minutes le matin pour atteindre sa luminosité, un peu comme le lever du soleil. Il en est de même, à l’inverse, en fin de journée, simulant le coucher du soleil. Un échangeur d’air permet de récupérer la chaleur et chauffer l’air qui pénètre de l’extérieur permettant une économie d’énergie. Soucieux de développer des énergies propres, M. Gelé installera au cours des prochains mois des panneaux solaires pour réchauffer l’air ambiant.

Attentif du bien-être de ses volailles et de la qualité de leur production, Mario Gelé a instauré depuis quelques années deux sortes de moulée soit une spécifiquement pour la poule servie le matin et une autre le soir plus concentrée, de façon à améliorer la qualité de l’œuf. Mentionnons que la volaille fait son œuf la nuit.

M. Gelé fonctionne à l’ère numérique. Toute la nouvelle technologie de pointe permet au propriétaire de contrôler l’ensemble de sa production, d’avoir accès aux données et de voir grâce à l’aide de caméras ce qui se passe à l’intérieur des murs. Que ce soit sur son cellulaire ou à l’aide de son ordinateur portable, il peut vérifier, en temps réel, ce qui se passe dans son entreprise, peu importe où il se trouve dans le monde.

Salubrité
Les avancées technologiques sont importantes, mais la salubrité de la production demeure un aspect névralgique et non négociable. On applique les normes de bio sécurité. Pas n’importe qui entre à l’intérieur. Les entrées et sorties sont enregistrées. Les visiteurs autorisés sont accompagnés et doivent se prémunir de sarrau, bonnet, laver les mains et les pieds avant de les recouvrir de couvre-chaussures jetables. Bien entendu, tout nouvel équipement ou objet provenant de l’extérieur sera aseptisé avant de traverser les murs.

M. Gelé gère en fait deux entreprises sur deux sites différents. La Ferme Gelé et Veilleux qui produit des œufs pour la mayonnaise et Élevage et Grains Gelé inc. qui produit ce qu’on appelle communément des œufs de table soit pour les épiceries, restaurants, hôtels et autres sont distribués par le groupe Nutri. Au total, les deux entreprises comptent une production globale de 56 000 poules.

À tout cela s’ajoute l’élevage de poussins. « On fait notre propre élevage de poussins. On les reçoit à quelques heures de leur naissance pour en faire de futures pondeuses », d’exprimer Mario Gelé.

Œufs frais
Mentionnons qu’il est possible de se procurer des œufs frais de la Ferme Gelé et Veilleux, située au 900 chemin du Bassin, à Cookshire-Eaton. Un comptoir libre-service est accessible sept jours sur sept, de 7 h 30 à 17 h en semaine et de 7 h 30 à 16 h la fin de semaine. Les prix sont indiqués et les gens peuvent se procurer les œufs qu’ils désirent. Il suffit de déposer l’argent dans un récipient prévu à cet effet.

©2020 Journal Le Haut-Saint-François