Rurart

Organisée par RURART : Une réussite pour l’activité À TABLE !

La grande tablée d’artistes et d’intervenants pour l’évènement À TABLE !

L’évènement À TABLE ! organisé par RURART a remporté un franc succès pour sa première édition. Plus d’une centaine de personnes ont foulé le site de la Ferme La Généreuse pour participer aux activités. Sous le thème de la cueillette, les artistes et intervenants se sont regroupés autour d’une grande tablée où figuraient au menu recherche, discussion et création.
Chacun des 11 protagonistes a eu le loisir de se présenter et de parler de son lien avec la cueillette et de son rapport avec celle-ci. À la suite de cette introduction fort intéressante où le public a pu apprendre à connaître chacun des artistes et intervenants invités, les visiteurs avaient le loisir de se promener sur le terrain de la ferme et d’y découvrir plusieurs ateliers de création. Il était possible, par exemple, de participer à un atelier, proposé par Paula Nevares Waisman et Gabrielle Gagné, prenant la forme d’un laboratoire où il était possible de s’initier aux teintures faites à base de champignons et à la fabrication de papier fait à base de plantes. Un peu plus loin était présent le Collectif Bonneau-Knight qui se consacre à une démarche commune, d’artistes marcheuses depuis 2016. Leur pratique s’articule principalement par le dessin dans sa forme la plus fondamentale, la ligne, à travers divers médias. S’inspirant des pratiques cartographiques et questionnant la fragmentation territoriale appliquée à un milieu vivant, Bonneau-Knight cherche à les détourner et à les réinterpréter, privilégiant des méthodes imprécises appuyées sur la lenteur et la répétition. L’artiste Frédéric Lavoie nous présentait sa dernière réalisation, FunFungi, un documentaire expérimental en continu dans la grange, d’une durée de 37 minutes qui nous amène dans l’univers macroscopique déroutant des champignons.
L’accès au goûter de saison était réservé aux 100 premières inscriptions, mais les Pains d’Aurélien offraient de la pizza, vendue à la pointe, pour tous ceux qui ne pouvaient avoir accès au souper. Des bières de la Brasserie 11 comtés étaient aussi disponibles tout au long de la journée. Les produits utilisés lors du repas saisonnier étaient presque tous locaux et achetés directement de fermes dans le Haut-Saint-François.
Après s’être bourrés la panse, les invités ont participé au sentier de performances artistiques. Plusieurs artistes stationnés tout au long du sentier offraient une performance unique de leur art respectif. Drew Barnett, installé près de la serre s’amusait à capturer et déconstruire le son. L’artiste explore le son comme matériau brut et s’inspire de son écho pour développer des éléments tactiles utilisés dans ses compositions. La vocaliste, performeuse, compositrice, autrice et productrice, Mykalle Bielinski y est allé d’une interprétation magique intitulée Bain de voix/Bain de forêt 1. Assisse par terre, elle s’est mise à chanter au son des fréquences de la forêt qu’elle avait captée la semaine précédant l’évènement. Au moment de se mettre en marche vers la prochaine performance, elle a invité le public à chanter avec elle. Un feu brûlait à l’intérieur d’un fourneau construit en argile, en paille et en crottin de cheval par l’artiste sherbrookois, Etienne Plante, près de l’étang sauvage. L’artiste est sorti de l’eau en rampant, a enfoncé son visage dans la paille pour en manger quelques morceaux et s’est dirigé vers un tas de charbon de bois qu’il a écrasé et étendu sur ses bras et son visage. Il a pris des morceaux d’aluminium qu’il a déposé dans un contenant, dans le feu, et s’est mis à actionner un soufflet incrusté dans le fourneau. Après une quinzaine de minutes, il en a ressorti le contenu qu’il a tenté de faire couler sur la grande roche. Il a ensuite récolté des braises et s’est mis en marche vers le hangar, où une pile de bois l’attendait pour y mettre le feu.
Le slameur Frank Poule s’est alors approché pour lire le manifeste À TABLE ! qu’il avait rédigé toute la journée, éclairé par le feu de joie. Pendant sa lecture, il a chanté, dansé et a entraîné tous les spectateurs à se joindre à lui pour crier À TABLE ! à pleins poumons.
L’énorme feu-discussion venait clore cette journée ensoleillée où la créativité, la discussion, l’écologie, l’art et l’agriculture se côtoyaient à merveille, dans un décor enchanteur. L’évènement À TABLE ! sera de retour chaque année, avec un nouveau thème et de nouveaux invités pour alimenter les discussions et la création.
Pour l’instigatrice et la directrice artistique de RURART, Amélie Lemay-Choquette, la première édition d’À TABLE ! se termine sous le signe d’un grand succès. « C’était la journée idéale pour se retrouver ici, sur le site de la Ferme La Généreuse. Les artistes et les intervenants étaient présents et bien disposés et le public a répondu à l’appel. C’est encourageant pour les années à venir et pour RURART ! »

actualite

Ligue régionale de hockey Senior A : Les LumberJacks s’inclinent 6 à 3

La formation de hockey les LumberJacks d’East Angus s’est inclinée par la marque de 6 à 3 lors de son dernier match contre le Gentilly Ford de St-Léonard-d’Aston. Avec cette défaite, la formation locale se retrouve au dernier rang du classement général avec une fiche d’une victoire et quatre défaites.
L’entraîneur des LumberJacks, Jean-François Houde, est déçu du résultat d’autant plus que la formation locale jouait devant ses partisans à l’aréna Robert-Fournier d’East Angus. « C’est décevant puisqu’on venait d’aller chercher une grosse victoire sur la route à Lac-Mégantic, la semaine précédente. » Le pilote prend le blâme de la défaite en mentionnant que ses joueurs ont manqué d’émotion et de concentration. « Là-dessus, je prends le blâme du match. Je vais m’assurer que le prochain match, mes joueurs soient mieux préparés. » M. Houde attribue en partie la défaite aux nombreux revirements. « On est une ligue très offensive. Quand on donne trop de revirements, ça te rattrape pis ça te fait mal. »
IL est encore tôt en saison et l’entraîneur renouvelle sa confiance envers ses joueurs. « On a un bon noyau et l’engagement est là. » M. Houde demeure optimiste, les quatre prochains matchs seront sur la route et la formation locale se défend bien à l’extérieur, prétend-il.
Quant au début de saison, l’entraîneur aurait préféré un meilleur départ, mais ne s’en fait pas trop. « À part le premier match à Coaticook, les autres, on a toujours été dans le coup. On a un bon groupe de joueurs, on s’est quand même amélioré, on est plus rapide. Ce qui nous fait mal depuis le début de la saison, ce sont les revirements. On donne beaucoup trop de revirements. »
La prochaine partie locale se déroulera le samedi 26 novembre à l’aréna Robert-Fournier d’East Angus, à compter de 20 h 30. L’entraîneur souhaite que les partisans soient au rendez-vous.

Journée asrtonomie

Journée astronomie de Chartierville : Belle participation

Près d’une soixantaine de personnes se sont récemment donné rendez-vous sur le site de la côte magnétique à Chartierville pour participer à la 4e édition de la Journée astronomie. Plusieurs activités étaient au programme tout au long de la journée. Les jeunes se sont amusés sous le chapiteau avec un petit atelier de peinture et un lancement d’avions en styromousse, en bois ou en plastique était prévu à l’horaire. L’activité fut clôturée par une nouveauté : une envolée de lanternes chinoises. Au sommet de la côte des lignes, près de la croix, une cinquantaine de lanternes étaient prêtes à s’envoler dans le ciel de Chartierville. Claude Sévigny, conseiller municipal et organisateur de l’évènement, est très heureux de la participation des gens et particulièrement à cette nouveauté qui en a ravi plusieurs. « Chaque nouvelle année, on essaie de faire quelque chose de bien. On essaie d’organiser quelque chose qui va attirer les gens à venir nous voir. Cette envolée de lanternes était spectaculaire et on aimerait réitérer l’an prochain. »

Eureka

L’innovation d’Ascot Corner et la technologie Écofixe : Une combinaison gagnante

La technologie Écofixe s’est avérée un choix judicieux pour Ascot Corner.

La municipalité d’Ascot Corner a récemment remporté un prix Eurêka ! d’un Québec vert et prospère, pour l’installation de 3 modules Écofixe servant au traitement des eaux usées, sans produits chimiques. Il s’agit de la première municipalité au Québec à se munir de ce type d’équipement.
Installé depuis plus de deux ans, le système a permis à la municipalité d’augmenter de 40 % la capacité de traitement de ses étangs aérés sans aucune nouvelle infrastructure. Au départ, Ascot Corner prévoyait la création d’un nouvel étang aéré à côté de celui déjà existant, mais à la suggestion d’un ingénieur, la municipalité a plutôt opté pour le choix d’Écofixe. La mairesse, Nathalie Bresse, indique que le projet de bonification de son système d’épuration des eaux usées était sur la table depuis des années afin d’augmenter sa capacité pour permettre à la municipalité d’accueillir plus de familles et de commerces. « Choisir Écofixe était la solution la plus logique pour nous. C’était la technologie la plus verte, et à Ascot Corner, nous sommes soucieux de l’environnement. » Le facteur économique a aussi pesé dans la balance au moment de faire un choix. « Le choix de cette technologie a permis aux citoyens d’économiser entre 100 000 et 400 000 $ et il économisera aussi dans le futur. » Le projet a coûté 888 500 $ et la municipalité a obtenu du financement à la hauteur de 565 000 $ en subventions.
La problématique pour Ascot Corner était que la municipalité manquait de capacité de traitement. Pour la présidente de Technologies Écofixe, Marisol Labrecque, il n’était pas nécessaire d’agrandir le site de traitement existant. « Chez Écofixe, on travaille de concert avec la nature et avec les bactéries qui sont déjà présentes dans les bassins de la municipalité. Ce sont donc 3 modules qui ont été submergés dans les bassins d’Ascot Corner. Les bactéries trouvent, dans les modules, un habitat plus que favorable et par conséquent, elles sont plus actives, ce qui leur permet de se reproduire et de traiter une plus grande quantité d’eaux usées. »
Au Québec, Mme Labrecque mentionne que près de 75 % des municipalités possèdent déjà des étangs aérés. La compagnie priorise donc la valorisation de ces bassins plutôt que d’en construire de nouveau ce qui générerait des gaz à effet de serre (GES) et une empreinte au sol. En plus d’être une solution viable pour l’environnement et bénéfique financièrement, les modules Écofixe permettent le traitement de 20 % à 60 % plus de charges organiques en optimisant le traitement biologique. Cette solution a permis à Ascot Corner d’éviter l’émission de plusieurs tonnes de GES tout en augmentant sa capacité de traitement des eaux usées.
La municipalité du HSF est la première au Québec à avoir choisi d’implanter ce système, mais près d’une vingtaine d’autres localités seraient en voie d’étudier cette possibilité, selon Mme Labrecque. « Les projets Lauréats se distinguent par leur aspect innovant et leur potentiel de réplicabilité, ainsi que par leur contribution à la protection de l’environnement et à la compétitivité de l’organisation », a mentionné Denis Leclerc, le président et chef de la direction chez Écotech Québec, par voie de communiqué. Il est à noter que les technologies utilisées par les lauréats ont toutes été développées par des innovateurs en technologie propre du Québec.

Golf Chambre

Chambre de commerce du HSF : Tournoi de golf réussi

Le retour du tournoi de golf-bénéfice de la Chambre de commerce du Haut-Saint-François a connu un beau succès après deux ans d’absence. Sous le thème des clans écossais, l’activité a regroupé 74 golfeurs qui ont bravé un temps maussade. Près d’une centaine de personnes a participé au souper. Le président de l’organisme, Ghislain Brière, est très heureux du succès obtenu. La présidente d’honneur, Maude Maher, copropriétaire de La Cantine, à Ascot Corner, était émue d’un tel honneur malgré son jeune âge. Cette jeune femme d’affaires a parlé du démarrage de son entreprise et du succès qu’elle connaît avec l’aide de son père, Serge Maher et de toute l’équipe. Fidèles au thème écossais, les participants ont eu droit au cours de la soirée à une dégustation de scotch, animé par Patrick Dubuc. La nouvelle directrice générale de la Chambre de commerce du Haut-Saint-François, Anabel Laurie, a rappelé les diverses activités de l’organisme en soulevant les nombreux avantages pour les gens d’affaires. De gauche à droite, Ghislain Brière, Anabel Laurie, Maude Maher et Pierre Hébert, secrétaire de l’organisme.

Resultats elections

Élections provinciales : Réélu, François Jacques désire être plus présent sur le terrain

Au centre, le député François Jacques, entouré par des proches.

Le candidat de la Coalition Avenir Québec (CAQ) dans Mégantic, François Jacques, a obtenu la confiance des électeurs dans une proportion de 46,38 %, lui permettant d’entamer un second mandat consécutif à titre de député à l’Assemblée nationale du Québec. Évidemment satisfait, le député attribue cette confiance au travail accompli au cours des quatre dernières années.
Malgré une confortable avance, le député admet que la campagne s’est révélée un peu plus serrée que la précédente. « Je la sentais beaucoup moins que celle de 2018. Les gens étaient beaucoup plus silencieux. » M. Jacques se réjouit du vote de confiance de la population et ajoute « c’est un privilège d’être député à l’Assemblée nationale. » L’élu est d’avis que sa présence dans le comté au cours des quatre dernières années et la gestion de la pandémie par le gouvernement ont été appréciées de façon générale par la population. « Je crois que le premier 18 mois du mandat avant la pandémie, ce qu’on avait dit qu’on ferait, on l’a fait et là, on va avoir la chance de faire ce qu’on a dit. J’ai l’impression avec ce deuxième mandat, qu’on ne fera pas juste de la gestion de crise, mais bien gouverner pour l’ensemble du Québec. »
M. Jacques a pris des engagements au cours de la campagne et il a bien l’intention de les tenir. « Les prochaines semaines, c’est 112, couverture cellulaire, finir le branchement Internet partout. Il y a des enjeux sur le territoire, les moissons ont de la misère à avoir des denrées, on va essayer de les aider aussitôt que nos budgets discrétionnaires seront débloqués. Il y a quelques priorités qu’il faut faire rapidement. »
D’autre part, M. Jacques ne croit pas que le nombre de 90 députés élus de sa formation politique puisse freiner ses démarches pour débattre les dossiers de comté. « Je n’ai pas l’impression que ça va être plus difficile. Avant, on était 76, on avait une écoute de M. Legault et de chacun des cabinets des ministères. On va retourner à Québec, parler à notre monde, être en présentiel et faire notre petit jeu de corridor. »
Le député entame son deuxième mandat et se promet de faire « plus de terrain. Ce n’est pas que je n’en ai pas fait, mais la pandémie m’a ralenti. Ce n’est pas tout le monde qui vient au bureau nous demander de l’aide. Quand je suis sur le terrain, je sais ce qui se passe exactement. »
Avec 46,38 % des votes, la victoire de M. Jacques ne fait aucun doute. Il a récolté 12 926 voix pour se tailler une majorité de 6 704. Cette performance est un peu moindre qu’à l’élection précédente de 2018 où il avait obtenu une avance de 7 336 voix. Le candidat du Parti conservateur du Québec (PCQ), Mathieu Chenard, a causé une certaine surprise en obtenant 22,33 % de la faveur populaire avec 6 222 votes pour une deuxième position. Le site Québec 125 le mettait au coude à coude avec la candidate de Québec solidaire (QS), Marilyn Ouellet, qui a glissé en quatrième position avec 12,48 % pour 3 479 bulletins. Le candidat du Parti Québécois (PQ), André Duncan, s’inscrit en troisième position avec 12,77 % des votes exprimés avec 3 559 voix. Arrivée sur le tard, la candidate du Parti libéral du Québec (PLQ), Eloïse Gagné, s’inscrit en cinquième place en récoltant 5,72 % des voix, soit 1 593 bulletins. Le candidat du Parti 51, André Giguère, ferme la marche avec 0,32 % du suffrage exprimé pour 89 voix.
Mathieu Chenard
Le candidat de PCQ, Mathieu Chenard, est satisfait de sa performance. « On aurait aimé premier, mais deuxième, c’est pas mal ça que je m’attendais. Quand j’avais rencontré Éric (Éric Duhaime, chef du PCQ), on était à 10 % dans les sondages. Je lui ai dit : je vais essayer de doubler ça et on l’a eu. C’est sûr, j’espérais 30 % intérieurement, mais bon. » Bien qu’il soit satisfait de sa campagne, M. Chenard ne cache pas sa déception du faible taux de participation. Il est convaincu que ce pourcentage non exprimé aurait penché en sa faveur. « J’espérais aller en chercher un 10 % là. » Le candidat mentionne avoir visité plus de 2 000 foyers et retient que les gens sont préoccupés par la santé. Avouant avoir apprécié l’expérience, M. Chenard ne s’engage pas pour l’avenir. « Dans quatre ans, je vais être là, mais je vais plutôt aider le candidat qui sera là. Le parti est sur la map pareil, on est quand même assez fort dans Mégantic. Je savais qu’il y avait gros du monde qui nous faisait confiance pareil, qui travaillait. » Loin d’être déçu de sa campagne, M. Chenard aurait souhaité un meilleur sort sur la scène provinciale. Il aurait aimé l’élection de deux ou trois députés.
André Duncan
Du côté du Parti Québécois, André Duncan se dit triste et surtout déçu pour les citoyens de la circonscription de Mégantic. « Je sentais que j’aurais pu être un excellent député pour Mégantic et une partie de ma déception vient du fait que ça va être plus compliqué d’aller de l’avant et de travailler de concert avec les gens que j’ai rencontrés au fil de la campagne. Je vais regarder de quelle façon je pourrais m’impliquer et aider à apporter des changements aux causes qui me tiennent à cœur, mais dans un cadre hors politique. » Le candidat du PQ se dit aussi déçu et alarmé face au taux de participation lors de ces élections provinciales de 2022.
Marilyn Ouellet
Suite aux résultats des élections provinciales, la candidate de Québec solidaire dans Mégantic se dit déçue, mais n’abandonnera pas la lutte. « Le résultat du vote n’est pas à la hauteur de ce qu’on s’attendait, avec le travail fait et la réception des gens sur le terrain. On rencontrait vraiment un bel enthousiasme pour les idées de QS. Je crois que ça n’a pas suffi à changer leur vote. » Mme Ouellet pense que revoir le mode de scrutin est un enjeu majeur. Le combat n’est pas fini pour la candidate défaite. « S’il y a des luttes à mener, nous serons là. François Jacques a dit qu’il ferait de la crise du logement sa priorité, on va s’assurer que ce soit le cas. »
Eloïse Gagné
La candidate du Parti libéral du Québec, Éloïse Gagné, quant à elle, n’est pas surprise des résultats et admet que le dernier mois fut fort d’apprentissage. « Le défi était vraiment de taille pour moi. Arriver au milieu de la course dans une région que je connais évidemment moins que les autres candidats représentait un beau challenge. L’expérience m’a permis d’apprivoiser le monde de la politique et j’ai vraiment aimé. J’ai eu la piqûre. J’ai trouvé que les gens de Mégantic étaient très ouverts et que l’esprit de communauté était très fort, ça m’a vraiment plu. »
Mentionnons que 40 481 personnes étaient inscrites sur la liste électorale pour le comté de Mégantic. De ce nombre, 28 262 personnes représentant 69,82 % se sont prévalues de leur droit démocratique de vote et 391 bulletins soit 1,39 % ont été rejetés.

Etincelles du bonheur

Les Étincelles de Bonheur fêtent ses 45 ans

« Ça fait 45 ans que les Étincelles de Bonheur aident, supportent, encouragent l’intégration des personnes handicapées dans leur milieu, donnent du support aux familles et invitent les gens à sympathiser à notre cause. Aujourd’hui, on fête le 45e anniversaire », de lancer avec enthousiasme et fierté la présidente de l’organisme, Lucie Durocher. Ballons, serpentins, amuseurs publics, clown, jeu gonflable et musique contribuaient à créer l’euphorie devant le local de la rue Laurier à East Angus. Un souper chaud était même prévu pour l’occasion. Les membres ont participé à l’organisation de la fête en préparant les décorations lors du camp d’été, d’expliquer la directrice générale, Marie-Josée Pellerin. Près de 90 personnes incluant les participants, membres des familles, aidants et sympathisants ont contribué à la fête. L’organisme compte près de 70 membres âgés de 7 à 82 ans et répartis aux quatre coins de la MRC du Haut-Saint-François. Les services offerts se scindent en quatre volets, soit le centre de jour pour les gens de 21 ans et plus qui ne sont plus dans le système scolaire, mais qui n’ont pas la capacité d’être dans des plateaux de travail. On retrouve également le répit de jour de la fin de semaine une fin de semaine sur deux, le camp d’été et le quatrième volet touche les activités, partys d’Halloween, Noël, Saint-Valentin, cabane à sucre et autres sorties pour tous les membres. L’équipe compte trois personnes à temps plein et sept autres en saison estivale pour le camp d’été. Marie-Josée Pellerin, directrice générale, et Lucie Durocher, présidente des Étincelles de Bonheur, sont fières de souligner avec les membres, amis, sympathisants et parents le 45e anniversaire.

CIUSS

Retour des retraités dans le réseau de la santé : Flexibilité, plaisir et stress en moins

Jacinthe Cadorette, au centre, veille à bien préparer les doses qui sont administrées aux patients.

L’arrivée de retraités, en renfort, au CIUSSS de l’Estrie – CHUS, semble faire une différence du moins à la clinique de vaccination locale pour la COVID-19 à East Angus. Le personnel sur place est tous des retraités. Jacinthe Cadorette fait partie des 1 000 retraités à avoir effectué un retour dans le réseau de la santé. Satisfaite et heureuse dans son travail, la retraite ne figure pas dans ses plans à court terme.
Retraitée depuis 2017, Mme Cadorette, qui occupait un poste d’infirmière aux urgences dans un centre hospitalier de la Montérégie, s’est sentie interpellée par l’appel aux retraités au tout début de la pandémie. « En 2020, j’ai été sur Je contribue et ça tout déboulé. » Originaires de l’Estrie, elle et son conjoint étaient revenus à leurs racines en région et demeurent à Chartierville.
Mme Cadorette est en charge de la gestion des produits immunitaires (GPI) soit la réception et préparation des vaccins à la clinique de vaccination locale à East Angus trois jours semaine et ce depuis le tout début de la pandémie. « Je gère le début du vaccin quand il arrive dans mes frigos jusqu’à tant qu’on l’ait administré aux citoyens. » Mme Cadorette a une drôle de conception de la retraite puisqu’elle fait trois jours à East Angus et deux jours à Sherbrooke, soit l’équivalent d’un temps plein.
Elle ne regrette pas son choix. Les conditions de travail sont différentes, les retraités ne sont pas tenus de faire du temps plein, ils peuvent choisir les journées, s’absenter au besoin sans problème. « Tu es maître de ton temps, donc tu es plus relax quand tu viens travailler », d’expliquer Luce Cardinal, chef de service du site de vaccination pour le Haut-Saint-François à East Angus. Mme Cadorette ne semble pas abuser de cette flexibilité. Elle a pris un seul congé depuis son retour et c’est pour le mariage de sa fille l’été dernier. « La grosse différence d’avant est que je ne sens pas la pression, c’est deux mondes différents. C’est un domaine que j’ai toujours aimé, pis elle met du bonheur dans l’équipe », d’ajouter Mme Cardinal.
« Ici, toutes les vaccinatrices sont formidables. Elles sont toutes retraitées, sont toutes de bonne humeur, on arrive reposé, on fait de petits jeux le matin, on a chanté Bonne fête. Ça donne un petit plus pour revenir. J’ai toujours été heureuse d’aller travailler, mais c’est sûr, ce n’est pas la même dynamique », d’exprimer Mme Cadorette.
Elle affirme avoir également une belle collaboration lorsqu’elle est à Sherbrooke. « Quand j’arrive le matin, les filles sont tellement contentes, elles disent yes, on a de l’aide aujourd’hui. Moi, je suis une fille très dynamique. Je leur prépare toutes les petites choses. Moi, quand je pars le soir, le lendemain, leur journée, tout est programmé, tout est fait. Je suis très bien accueillie. »
L’heure de la retraite ne semble pas avoir sonné pour cette infirmière de profession. Visiblement pleine d’énergie, enthousiaste et dynamique, la retraite ne semble pas figurer dans les plans de Mme Cadorette. « Moi, j’ai pour mon dire que chaque personne retraitée qui est revenue travailler, c’est qu’ils ont encore le goût et ils ont le meilleur à apporter. Moi, je viens travailler pis j’en apprends encore et c’est ce que je veux, apprendre. C’est toujours du renouveau et c’est ce que j’aime. C’est enrichissant. Les retraités, on est très bien entourés, on a toujours de la documentation, on a des sondages. Chaque personne peut trouver son point d’ancrage où elle va être susceptible d’être bien. J’ai le privilège de dire que je viens trois jours, deux jours ou cinq jours. Je me dis, la journée où ça diminuera avec la vaccination, je vais demeurer au CLSC encore un petit deux, trois jours. Aussi longtemps que je vais pouvoir avoir du fun et la capacité de le faire. »
Pour Mme Cardinal, de pouvoir compter sur l’apport des retraités est différent. Les gens proviennent de divers champs d’action que ce soit « de la santé mentale, néonatalité, urgence, soins intensifs, préposés aux bénéficiaires, anciens gestionnaires, psychologues scolaires, ça fait en sorte qu’on a une équipe super riche en expérience, c’est incroyable. Les gens viennent avec plaisir. Ils arrivent tôt, ils partent plus tard des fois, ils donnent du temps, ils sont généreux. Ils sont fiables. » Un des avantages à gérer des retraités, d’ajouter Mme Cardinal « c’est que ce sont des gens d’expérience, ils nous amènent des suggestions, ça nous permet d’améliorer notre offre de service. Ça demande moins de travail d’accompagnement et d’intégration comparativement à un finissant. »
Sylvain Binette, chef de service en lien avec la vaccination Estrie et responsable du programme d’accompagnement des retraités, mentionne que 1 000 retraités ont rejoint le réseau de la santé. Environ 675 proviennent du CIUSSS, 219 retraités d’ailleurs du réseau et une centaine provenant de l’externe du réseau de la santé. De ce nombre, on en retrouve évidemment du secteur clinique, mais également des agents administratifs. En fait, tout retraité peut, s’il le désire, donner un coup de main. Ça peut être préposé à l’accueil ou autre. On trouvera une tâche correspondant à l’expérience ou aptitudes des personnes », de préciser M. Binette.
Le programme accompagnement des retraités a pris forme l’été dernier. L’initiative consiste à accompagner les personnes qui font un retour au travail. « Les gens ne reviennent pas à n’importe quelles conditions. Ces gens-là veulent de la flexibilité, certaines facilitées du côté du travail. Ils ne veulent pas retrouver leurs conditions d’avant, pis en même temps, ils veulent travailler, mais des choses qu’ils aiment. » Le programme d’accompagnement des retraités a débuté avec le service COVID par des enquêtes, du dépistage et vaccination, mais on désire étendre cette expertise au service régulier. « Ces ressources-là qui sont revenues ont une grande valeur ajoutée, ça peut servir et leur expérience professionnelle vient soutenir l’équipe en place. Le personnel en place peut en bénéficier et ça enlève de la pression sur l’équipe », d’exprimer M. Binette. Les retraités intéressés à tenter l’expérience peuvent se rendre sur le site besoindevous.ca.

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Dudswell consulte ses citoyens

La municipalité de Dudswell invite sa population à participer à une consultation publique. L’exercice qui se déroulera dans le cadre de la planification stratégique 2018-2028 se déroulera le 17 octobre à compter de 19 h, au Centre communautaire de Marbleton, situé au 193, rue Principale Est, juste derrière l’église Saint-Adolphe.
La soirée sera animée par l’agent de développement, Alain Bourgeois. En guise d’introduction, ce dernier fera un survol des différents projets qui ont été adoptés et qui sont sur le point de se concrétiser. Par la suite, l’animateur présentera ceux obligatoires à venir. Les projets à prioriser seront dévoilés aux citoyens.
Les participants seront invités à en discuter à travers diverses tables concernant chaque projet. Ils pourront émettre leur opinion et donner leur appréciation de façon confidentielle. Pour chacune des initiatives, quatre questions seront posées: est-ce que ça raffermit le sentiment d’appartenance de la communauté? Est-ce que ça améliore les services à la communauté? Est-ce que cela attire une clientèle touristique ou de nouveaux résidents? Et est-ce accessible selon les moyens financiers de la municipalité?
Les résidents qui ne pourront participer à la rencontre pourront tout de même répondre au questionnaire de façon électronique en consultant la page d’accueil du site de la municipalité : https://municipalitededudswell.ca/consultation-publique-17-octobre-2022-19-h/

Aeroport

Délégation du Bénin à l’aéroport de Sherbrooke : Projet de formation dans l’air

Nous apercevons une partie de la délégation béninoise en compagnie des intervenants régionaux et d’élus dont la mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, et le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy.

Une délégation du Bénin, diplomates et cadres supérieurs ont récemment débarqué à l’aéroport de Sherbrooke afin de constater sur place les installations. La rencontre qui se voulait exploratoire pourrait déboucher sur un partenariat avec l’aéroport et notamment avec l’entreprise Altitude Centre de l’Aviation afin de former de futurs pilotes.
Chantal Ramsay, conseillère aux entreprises au CLD du Haut-Saint-François, a initié la démarche et a bon espoir qu’elle s’avère positive. Un de ses mandats, explique-t-elle, est de trouver de nouvelles sources de revenus et alternatives aux vols commerciaux à l’aéroport de Sherbrooke. « Je mets donc mon réseau de contacts à profit pour trouver de nouveaux partenaires d’affaires et ainsi faire rayonner notre belle région. »
Yves Legault, consul de la République du Bénin à Toronto et premier conseiller à l’ambassade du Bénin pour les questions d’aviation civile, veille à faire l’interface entre le pays et l’Organisation de l’aviation civile internationale dont le siège est à Montréal. Les représentants du Bénin ont profité de la récente assemblée générale de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OAC) qui se tenait à Montréal pour faire un saut à l’aéroport de Sherbrooke, situé sur le territoire de la municipalité de Cookshire-Eaton.
Le choix de Sherbrooke n’est pas un hasard. M. Legault précise qu’il y a déjà une importante présence de Béninois à l’Université de Sherbrooke. « On a déjà, comme pays, une expérience avec la région et la ville de Sherbrooke, puisque depuis des années, on envoie des étudiants à l’Université de Sherbrooke. C’est une région que l’on connaissait. Pour nous, penser à Sherbrooke pour établir une autre composante de notre dispositif de formation académique, c’était une évidence. L’autre élément, c’est le dynamisme du CLD et des acteurs locaux qui nous ont dit : on serait prêt à vous accueillir, on a des infrastructures qui sont disponibles et on a un intérêt pour travailler avec vous à un projet de coopération académique qui pourrait regrouper le Bénin et la MRC. »
M. Legault mentionne que le Bénin a un besoin au niveau de la formation des pilotes. L’objectif de la journée, explique-t-il, visait pour le Bénin à faire part de leurs besoins en formation des pilotes et des métiers de l’aéronautique et de voir si la MRC du Haut-Saint-François et l’aéroport de Sherbrooke sont en mesure de répondre à cette demande. Si les parties se rejoignent, on tentera de déterminer un cadre de coopération qui sera l’amorce d’un processus de négociations visant à déboucher sur un accord multipartie entre le gouvernement du Bénin, du Canada et des intervenants de la région sur l’installation d’un centre de formation en pilotage. Dans un premier temps, on regarde pour former des pilotes, mais s’ajoutera en cours de route de la formation pour tous les secteurs liés à l’aviation comme le service clients en cabine, les agents de bord, le directeur de vol, le service au sol, les chefs d’escale, toute la gestion des aéroports, les bagagistes, les aiguilleurs du ciel et météo. Tous les métiers qui sont périphériques à l’aviation, nécessaires pour exploiter des aéroports et routes aériennes seront considérés dans l’entente à développer. « Toutes les formations pourraient se faire à partir de l’aéroport de Sherbrooke », d’exprimer M. Legault. Ce dernier ajoute que le site pourrait être considéré « comme un aéroport-école et c’est comme ça qu’on le perçoit. » D’autre part, le consul mentionne que, selon les projections, le transport aérien pour la zone africaine devrait doubler au cours des prochaines années impliquant l’ajout d’avions long-courrier. « On aura des connexions transatlantiques. Donc, on va avoir besoin d’un pilote qui va pouvoir décoller dans un environnement africain et atterrir sous la neige à New York. Dans cette optique, Sherbrooke est un très bon centre de formation pour donner l’expérience de l’hémisphère nord à nos pilotes. Si tout va comme prévu, la première cohorte pourrait regrouper 20 à 25 élèves, mais on songe à déléguer une centaine d’étudiants par année. » La formation pourrait débuter d’ici un an. L’ambassadeur plénipotentiaire et extraordinaire auprès du Canada et représentant permanent auprès de l’Organisation de l’aviation civile internationale, son excellence Jean Claude Félix Do Rego, était confiant d’en arriver à une éventuelle entente de coopération.
Formation
Alexis Etienne, propriétaire et chef gestionnaire d’Altitude Centre de l’Aviation, établi à l’aéroport de Sherbrooke, entend bien saisir cette opportunité. Il est confiant d’être en mesure d’offrir toute la formation nécessaire avec le concours de l’aéroport. Ce dernier a fait une courte présentation de son entreprise tout en expliquant pourquoi il avait choisi Sherbrooke et les avantages qu’offraient le Canada pour faire des formations en aviation et ce tant pour du personnel volant que non volant.
L’entreprise offre déjà la formation de pilote, mais développera également les programmes pour les formations de tout le personnel naviguant que non naviguant. M. Etienne mentionne avoir proposé au Bénin de bâtir ensemble les formations spécifiques dont ils ont besoin sur une période donnée de mois et d’années. Le propriétaire de l’entreprise locale mentionne être en voie de déposer un dossier pour devenir un collège qui permettra d’établir et de bâtir des formations de type AEC (Attestation d’études collégiales).
Selon M. Etienne, les besoins manifestés par le Bénin correspondent au plan de match prévu par son entreprise. Il précise que le nom de cette dernière n’est pas Altitude Centre de Pilotage, mais bien Altitude Centre de l’Aviation. « Par le nom, j’avais déjà fait le choix de vouloir former plus que des pilotes. »
Participant à la rencontre, la mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, mentionne que l’activité lui a permis de voir « d’autres horizons pour le développement de l’aéroport. On entend parler beaucoup du vol commercial, c’est une des avenues potentielles, mais il y a plein d’autres avenues. Ça a vraiment ouvert sur d’autres possibilités et un potentiel de rapprochement politique, économique avec le Bénin et la sous-région africaine, l’Estrie, le Haut-Saint-François et Sherbrooke. » Mme Beaudin dit constater que l’aspect formation à l’aéroport attire des gens de l’international. Elle fait un parallèle avec l’Université de Sherbrooke en ajoutant que « Sherbrooke étant une ville universitaire qui a un rayonnement régional important, il y a quelque chose là de très naturel de miser sur nos institutions d’enseignement, la formation. Il y a un filon pour moi qui sent bon, qui est très intéressant. »
Pour sa part, le préfet Robert G. Roy mentionne ne pas être contre le développement de vols commerciaux, mais souhaite d’abord bien structurer l’aéroport, ses acquis en développant la formation. « Consolidons nos forces et je pense que la formation, c’est notre filon. »

Valoris

Valoris ouvre ses portes au public

Vue aérienne des installations de Valoris, à Bury.

La Régie intermunicipale du centre de valorisation des matières résiduelles du Haut-Saint-François et de Sherbrooke (Valoris) a ouvert ses portes afin que les citoyens puissent voir l’ampleur du travail effectué par l’entreprise et que la compréhension des enjeux auxquels ils font face soit plus claire pour le public. Près de 90 personnes ont participé à la visite dont parmi elles, une douzaine venait de Bury.
Valoris avait réservé une plage horaire spéciale pour les résidents de Bury, entre 9 et 11 h. Ce temps accordé spécialement pour eux était tout naturel pour les responsables de l’entreprise. « Bury est notre communauté d’accueil, donc pour nous c’était important de les rencontrer de façon plus privilégiée », s’est exprimé Louis Longchamps, directeur des communications chez Valoris.
Dès 11 h, les lieux étaient ouverts à tous. La visite des installations débutait au centre de tri ou le chargé de projet au centre de tri multimatières, Jonathan Forget, expliquait le fonctionnement des lignes de tri, les différentes matières pouvant s’y retrouver et de quelle façon elles étaient triées. Cette infrastructure, mise en opération au printemps 2015, est constituée de trois lignes de tri distinctes qui sont en mesure de traiter, dès leur réception, des résidus de construction, de rénovation et de démolition (ligne CRD) ainsi que des matières résiduelles d’origine domestique (déchets) provenant de gisements résidentiels (RÉS) ainsi qu’industriel, commercial et institutionnel (ICI). Ces lignes de tri sont équipées de lecteurs optiques performants, de systèmes d’induction par le courant de Foucault (métal non ferreux), d’équipements magnétiques (métal ferreux) et d’équipements de séparation des films papier et plastique.
La visite se poursuivait en plein cœur du lieu d’enfouissement technique (LET), sur l’imposante butte de déchets résiduels. Jean-Jacques Caron, directeur général par intérim, énonçait le fonctionnement du LET et la façon dont l’entreprise récupérait les eaux usées pour les diriger vers les lieux d’épuration. Le premier est dédié à l’ancien lieu d’enfouissement sanitaire qui était jadis exploité par la MRC du Haut-Saint-François. Ce traitement reçoit également les eaux de la plateforme de compostage. Cette dernière est opérée par la compagnie Englobe. Le deuxième traitement des eaux de lixiviation (le phénomène de lixiviation désigne le processus de percolation d’eau dans un sol pollué) est quant à lui dévoué aux eaux du lieu d’enfouissement technique. La digestion à l’intérieur du LET produit nécessairement des biogaz. Un système de captation est installé à l’intérieur des cellules d’enfouissement et dirige ces gaz vers une torchère qui les brûle. Valoris étudie en ce moment différentes avenues pour valoriser ses biogaz.
La visite se terminait par le lieu dédié aux matières organiques (compostage), l’endroit où se rend le contenu des bacs bruns. Plusieurs participants ont remarqué le nombre incroyable de plastiques et de matières non organiques présentes. Ce à quoi, Olivier Sylvestre, directeur régional Estrie chez Englobe, a répondu qu’effectivement, une meilleure gestion de nos déchets à la base serait bénéfique pour l’environnement et diminuerait considérablement les coûts d’utilisation aux différentes municipalités utilisant les services de Valoris.
Devant l’usine, Philippe Roberge, technicien en environnement, montrait les différences entre les eaux reçues et les eaux filtrées puis rejetées par l’entreprise.

Piché

Du bonheur musical pour la communauté

Plus de 120 personnes se sont regroupées à l’intérieur de l’église Saint-Louis-de-France à East Angus pour savourer le spectacle offert par les artistes de la tournée Un don de soi. L’activité-bénéfice, organisée par le Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François, visait à procurer un moment de bonheur à la communauté tout en recueillant des sous et denrées qui seront retournés dans le milieu. Le coût des billets était de 5 $ et on invitait les personnes à faire un don de produits non périssables. « Les profits et les denrées non périssables amassés sont entièrement redonnés au Haut-Saint-François. C’est donc dire que c’est un spectacle qui fait du bien à toute notre communauté », d’exprimer France Lebrun, directrice générale du CAB. Les denrées ont été remises à Moisson Haut-Saint-François. Les recettes de 600 $ iront entièrement dans la communauté pour aider les plus démunis. Le conseil d’administration du CAB décidera de la répartition de ce montant au cours des prochains jours. Fier du succès obtenu, l’organisme manifeste l’intention de reprendre cette activité l’an prochain.  La tournée Un don de soi, dirigée par Jean-Guy Piché, fait le tour du Québec pour le plus grand bénéfice des organismes ainsi que de la communauté et est présentée par Lassonde.

Lions

Un don de 500 $

Le Club Lions de Cookshire-Eaton a fait des heureux en remettant un montant de 500 $ à l’école Notre-Dame-de-la-Paix de Johnville. Les sous versés serviront à l’achat de livres. Rappelons que l’aide octroyée par l’organisme provient de différentes activités de financement, dont le brunch annuel de la fête des Mères et différents dons. Nous apercevons Jean Tremblay, président de l’organisme, remettre le chèque à l’enseignante, Audrey Tanguay-Godin.

GOLF LYNE

Tournoi Putter Bernier< : Mission accomplie 10 000 $ d’amassés

De gauche à droite, Étienne Bouchard, David Fournier, Lyne Bernier et Claude Giroux.

Les organisateurs du tournoi de golf-bénéfice Putter Bernier, dont Lyne Bernier en tête, sont fiers du succès obtenu pour la 19e édition, qui a permis d’atteindre l’objectif de 10 000 $.
« On a obtenu nos 100 joueurs et amassé 10 000 $ », lance-t-elle avec enthousiasme. Rappelons que l’argent recueilli est versé à la Fondation Sports et Loisirs de East Angus. L’objectif est de venir en aide aux enfants démunis et sert entre autres à soutenir les jeunes pour des activités sportives, sociales et culturelles. Mme Bernier invite les familles en difficulté, à faire une demande auprès de la fondation. Le traitement est fait en toute confidentialité. Il est possible de se prévaloir de ce service en consultant le site Web de la municipalité ou appeler au 819 560-8600.
Gagnant
Une seule classe, amateur, était à l’honneur lors du tournoi-bénéfice de type Vegas. Le quatuor gagnant a présenté une carte de -13. Elle se compose de Sylvain Grenier, Guylaine Clément, Andy Marois et Dominique Dokoubou. Deux équipes se sont livré une chaude lutte pour la deuxième position rapportant respectivement une carte de -12. Le titre pour la deuxième position a été joué en prolongation et remporté par le quatuor de Clément Corriveau. Les membres de la troisième équipe représentant Entreprise E. Lapointe ont remis leur bourse de 240 $ à la fondation.
« On a eu une belle journée, les gens étaient satisfaits. » Mme Bernier réitère son désir de participer à la 20e édition. « Je me rends à la 20e et après on verra », complète-t-elle.

actualite

Sawyerville to Get a Temporary Rink

Skaters and hockey fans in the Sawyerville area of Cookshire-Eaton can breathe more easily; they will have a temporary skating rink for the 2022-2023 season.
The latter had been dismantled in anticipation of the construction of a new one with all the necessary infrastructure. Due to the calls for tenders received for the project to repair the three skating rinks in Johnville, Cookshire and Sawyerville, the municipal council has agreed to wait until 2023 before proceeding.
In order not to penalize the users of the Sawyerville sector, it was agreed to temporarily put the skating rink back in place. However, the work will include the installation of new boards, which will be reused during the installation of the permanent ice rink scheduled for 2023. In addition, the existing lighting system will be replaced by light-emitting diode (LED) floodlights. These new lights will have a power of 28,000 lumens, which is a significant improvement, explained Claude Leclair, director of communications for the Town of Cookshire-Eaton.

Patinoine Sawyerville

Le secteur Sawyerville aura une patinoire temporaire

Les patineurs et adeptes de hockey du secteur Sawyerville dans Cookshire-Eaton peuvent respirer, ils auront une patinoire temporaire pour la saison 2022-2023.
Cette dernière avait été démantelée en prévision de la construction d’une nouvelle avec toutes les infrastructures nécessaires. En raison des appels d’offres reçus pour le projet de réfection des trois patinoires à Johnville, Cookshire et Sawyerville, le conseil municipal a convenu d’attendre en 2023 avant de procéder.
Afin de ne pas pénaliser les utilisateurs du secteur Sawyerville, on a convenu de remettre en place de façon temporaire la patinoire. Toutefois, les travaux comprendront l’installation de nouvelles bandes, qui seront réutilisées lors de l’installation de la patinoire permanente prévue en 2023. Par ailleurs, le système d’éclairage existant sera remplacé par des projecteurs d’éclairage à diode électroluminescente (DEL). Ces nouvelles lumières auront une puissance de 28 000 lumens constituant une nette amélioration, d’expliquer Claude Leclair, directeur des communications à la Ville de Cookshire-Eaton.
Quant aux autres patinoires dans le secteur Cookshire et Johnville, elles seront en opération dès que la météo le permettra.

Débat des candidats 2022

Un débat d’idées

Plus d’une soixantaine de personnes ont assisté avec attention et discipline au débat des candidats, présenté par la Chambre de commerce du Haut-Saint-François avec la collaboration de la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François et de la municipalité de East Angus.

Si la soixantaine de personnes ayant participé au débat mettant aux prises les candidats des différentes formations politiques reconnues dans la circonscription de Mégantic s’attendaient à des prises de becs ou des échanges musclés, ils sont demeurés sur leur appétit. Les candidats ont fait preuve de respect mutuel, de civisme et de discipline, préférant livrer leur message en s’appuyant sur leur plateforme politique respective.
L’exercice démocratique également diffusé en direct sur le Web était organisé par la Chambre de commerce du Haut-Saint-François et se déroulait à la salle communautaire des Chevaliers à East Angus. Les candidats François Jacques de la Coalition Avenir Québec (CAQ), Mathieu Chenard du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éloïse Gagné du Parti libéral du Québec (PLQ), André Duncan du Parti Québécois (PQ) et Marilyn Ouellet de Québec solidaire (QS) étaient bien préparés pour la rencontre.
Le débat n’a pas donné lieu à des échanges corsés. Chaque candidat devait à tour de rôle répondre à une question. Les adversaires disposaient de deux minutes pour répliquer. L’ensemble des participants ont préféré utiliser ce temps pour répondre également à la question et passer leur message. Tout au plus, le député sortant et candidat de la Coalition Avenir Québec (CAQ) s’est permis deux rectifications. Une, envers le candidat péquiste, André Duncan, sur la question de l’accessibilité au logement social avec la préemption des terres et l’autre à la solidaire, Marilyn Ouellet, sur le développement des CPE sur le territoire.
À la question portant sur l’accessibilité au logement social, M. Duncan a rappelé la volonté de son parti de relancer et bonifier le programme AccèsLogis et d’élargir la préemption en dehors de Montréal qui est la seule ville au Québec à pouvoir en bénéficier et recréer un ministère des régions. Mme Ouellet, qui rappelle travailler au Centre des femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle, dit vivre ce problème quotidiennement auprès de sa clientèle. Elle mentionne que sa formation politique propose une réforme majeure des logements sociaux et souhaite construire 1 500 logements en Estrie tout en voulant freiner les augmentations abusives de logements. M. Jacques concède qu’il s’agit d’un besoin criant. Il en appelle à la mobilisation des organismes, organismes communautaires et municipalités, qui ont le droit par des programmes, d’investir des sommes importantes dans les logements sociaux. Il rappelle que son gouvernement s’engage à réaliser 11 700 logements supplémentaires et 7 000 logements avec le supplément garanti au loyer. M. Chenard préconise le retour à un marché équilibré et contrôler les prix qui est plus ou moins 3 %. Il rappelle que son parti préfère donner une aide spécifique pour aider les gens à payer leur logement en bonifiant les programmes existants d’aide à l’habitation plutôt qu’en subventionnant la construction de HLM. Pour Mme Gagné, sa formation politique projette d’investir sur une période de 10 ans des projets de construction de 50 000 nouvelles unités locatives au Québec « et je vais m’assurer que Mégantic ait sa part du gâteau. » À la question provenant de l’UPA du Haut-Saint-François et demandant ce que les candidats comptent faire pour assurer la pérennité de l’agriculture et de la foresterie privée, la candidate solidaire, qui est propriétaire d’une ferme maraîchère, mentionne avoir l’occasion de côtoyer le monde du secteur agricole. Elle rappelle que pour sa formation politique « la transition écologique passe nécessairement par l’agriculture. » Il lui apparaît important de développer la souveraineté alimentaire et cela doit passer par une politique d’approvisionnement dans le secteur public qui inclut 70 % des aliments. Elle souligne également la volonté d’aider financièrement les fermes qui souhaiteraient se diversifier ainsi qu’une loi pour contrer la spéculation foncière. Quant au volet forestier, elle rappelle la volonté de créer des centres de distribution locaux. Pour sa part, M. Jacques précise que son gouvernement a investi énormément dans la culture, dans les serres dont les Serres dorées à Saint-Isidore-de-Clifton. Il souligne que l’objectif de sa formation politique est « d’atteindre 100 % des achats gouvernementaux en produit québécois d’ici 2025. » Pour la foresterie, le candidat rappelle le développement de la stratégie de la forêt et l’allongement de la période d’étalement du revenu qui passe de sept à dix ans ou encore un remboursement de la taxe. M. Chenard souligne la volonté de son parti de favoriser la relève apparentée, diminuer la lourdeur administrative, favoriser les initiatives de production et de mise en marché des produits locaux. Il ajoute la nécessité de faire une refonte en profondeur de la loi sur la protection du territoire agricole. Quant à la production forestière, M. Chenard mentionne la possibilité d’instaurer un crédit d’impôt pour favoriser l’exploitation des terrains privés. Mme Gagné propose la mise en place d’incitatifs fiscaux pour la relève, la volonté de réglementer et « restreindre la capacité des personnes d’acheter des terres s’ils ne comptent pas les exploiter. » Pour M. Duncan, il faut favoriser la relève en créant un prêt à long terme. Il souligne que son parti prévoit mettre à jour un programme de bourses qui devrait être mis à jour pour encourager les études au Cégep. Il parle d’un incitatif pour atteindre 70 % de produits locaux dans les écoles et institutions gouvernementales.
Dans un autre ordre d’idée, à la question que préconisez-vous comme solution pour enrayer la violence conjugale et sexuelle pour le Haut-Saint-François, M. Jacques mentionne que son gouvernement a effectué un investissement massif auprès des organismes d’aide au cours des dernières années. Il ajoute qu’il a également instauré des suivis spécialisés pour les cas de violences conjugales et sexuelles. Le projet de bracelet antirapprochement, porté par l’agresseur et la victime, constitue un geste concret qui a été posé. Il ajoute que du travail sera fait en amont avec le nouveau cours de culture et de citoyenneté québécoise qui enseignera aux étudiants comment agir en cas de rupture, la notion d’égalité des hommes et des femmes, le comportement des jeunes sur les réseaux sociaux. M. Chenard soutient que son parti s’engage à investir dans les services pour hommes violents en créant un réseau de centre de thérapie. Il désire également faire un registre public des agresseurs sexuels au Québec en plus d’élargir la loi 24 sur le port des bracelets électroniques à un condamné pour un crime de violence conjugale tout en y incluant les prédateurs sexuels et récidivistes de crimes violents. Mme Gagné réitère sa confiance dans l’éducation. Elle parle d’aide aux victimes en leur octroyant des ressources additionnelles, avocats spécialisés et travailler avec les organismes communautaires. M. Duncan mentionne que son parti s’engage à appliquer le programme, rebâtir la confiance. On entend également modifier la loi sur les normes du travail pour que les victimes puissent bénéficier de jours de congés payés. Le PQ prévoit débloquer 460 M$ dont 370 $ seraient versés au programme de soutien aux organismes communautaires. Mme Ouellet déplore le fait que l’aide financière présentement accordée aux organismes n’est par récurrente et force les intervenantes à consacrer des dizaines d’heures à remplir des formulaires pour obtenir des subventions et faire des redditions de compte alors qu’elles devraient être sur le terrain à aider les femmes. Elle souligne l’importance d’offrir des cours d’éducation à la sexualité donnés par des professionnels. Son parti préconise la création « d’un vrai ministère Femme et Égalité pour qu’on puisse avoir tout le poids nécessaire et le budget du ministère en place et non de simple Secrétariat à la condition féminine. »
À la question provenant de la Chambre de commerce de Mégantic et demandant quelles mesures concrètes comptez-vous mettre en place afin de contrer les effets de l’inflation sur nos PME, M. Chenard mentionne l’intention de sa formation politique de ramener la taxe sur la masse salariale à l’intérieur de la moyenne canadienne. Il ajoute l’importance d’investir dans l’automatisation afin de dégager la main-d’œuvre qui pourrait contribuer à faire croître d’autres secteurs d’activités. Favoriser une baisse d’impôt permettrait aux travailleurs d’absorber la hausse du coût de la vie, ajoute-t-il. Mme Gagné rappelle que son parti favorise l’investissement et l’innovation. Élargir la déduction pour la petite entreprise, diminuer certaines contributions et réduire le fardeau administratif s’inscrivent dans les pistes de solution. M. Duncan est d’accord avec la dernière mesure proposée par la candidate libérale. Son parti, précise-t-il, propose des subventions de départ plus accessibles pour le démarrage d’entreprise. Il ajoute que les entrepreneurs ont besoin d’oxygène et la réduction des taxes serait bienvenue. Pour Québec solidaire, d’expliquer Mme Ouellet, la plateforme est basée sur les commerces de proximité et le développement d’une économie locale. Pour la stimuler, QS mise sur la mise en place d’une politique sociale et circulaire et s’engage à créer une certification fabriquée au Québec. «On désire également développer une politique d’approvisionnement locale qui vise à soutenir les PME par la création de centres de distribution locaux. » De son côté, M. Jacques mentionne que cela ne passe pas des allégements réglementaires, ce qui a déjà été fait et devrait se poursuivre. Il souligne l’importance de stimuler les exportations. Il faut aussi solutionner les difficultés de main-d’œuvre en incitant les retraités à revenir sur le marché du travail, requalifier de la main-d’œuvre dans des secteurs importants.
À la dernière question comment comptez-vous faciliter le recrutement de la main-d’œuvre pour les différents types d’entreprises du territoire, Mme Gagné parle de deux solutions une à court terme en favorisant le retour au travail des retraités avec certains avantages fiscaux, des crédits d’impôt et à long terme en misant sur l’immigration. Dans cet esprit, le PLQ désire collaborer avec les différents ordres professionnels pour faciliter l’intégration des immigrants. M. Duncan parle d’un avantage que 100 % des immigrants possèdent une base suffisante en français pour intégrer rapidement le marché du travail. Il ajoute que sa formation politique souhaite que 50 % des nouveaux arrivants soient dirigés vers les régions en plus de ramener 150 000 retraités sur le marché du travail avec des conditions fiscales intéressantes. Pour Mme Ouellet et sa formation politique, il existe plusieurs solutions à la main-d’œuvre. Une passe par l’augmentation de places en CPE, la rémunération des stages, l’immigration permanente et humaine par la création de carrefour d’immigration régional avec un guichet gouvernemental unique dans chacune des régions et la reconnaissance des diplômes s’inscrivent parmi les solutions. M. Jacques mentionne qu’il y a plusieurs facteurs à considérer. Il note que des entreprises établissent leur façon d’optimiser certains postes. Il cite en exemple Bois Weedon qui a réussi à enlever quatre travailleurs sur une ligne de production pour les affecter à d’autres tâches dans l’usine. « La formation, l’automatisation et les nouvelles façons de faire des programmes de formation sont des pistes de solutions, d’exprimer le candidat caquiste.» Pour M. Chenard, « faut garder nos jeunes. On va ouvrir le secondaire IV en DEP, on veut raccourcir les délais pour les travailleurs étrangers temporaires, on veut rapatrier tous les pouvoirs d’immigration du gouvernement fédéral pour pouvoir mieux cibler les besoins qu’on a en main-d’œuvre.» M. Chenard manifeste également le désir de garder les travailleurs d’expérience en favorisant des allégements fiscaux.
Plusieurs personnes ont profité de la période de questions pour s’adresser aux divers candidats. Révision de la Commission de la protection du territoire agricole (CPTAQ), délais en soins de santé, les médecins de familles pour tous, environnement, surenchère des terres agricoles, protection des données personnelles au niveau bancaire sont les divers sujets qui ont été abordés.

André Perron

Étude d’impact de l’adhésion de Saint-Isidore-de-Clifton à la MRC de Coaticook : La MRC du HSF dit NON

Le maire, André Perron, a la ferme intention d’aller de l’avant.

La MRC du Haut-Saint-François rejette la demande d’étude d’impact quant à l’adhésion de Saint-Isidore-de-Clifton à la MRC de Coaticook. Loin de se formaliser de cette décision, le maire de la municipalité, André Perron, a bien l’intention d’aller de l’avant et s’adressera au ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH).
La MRC du Haut-Saint-François a adopté, lors du dernier conseil des maires, une résolution rejetant la demande d’étude d’impact de Saint-Isidore-de-Clifton. Un seul des treize maires présents, Mario Gendron de Cookshire-Eaton, s’est opposé à l’adoption de cette résolution. Le maire de la municipalité concernée était absent.
La MRC du Haut-Saint-François réitère à Saint-isidore-de-Clifton sa volonté de bien comprendre ses insatisfactions, de les documenter et de travailler de concert avec elle pour les régler. Selon le préfet, Robert G. Roy, il est tout à fait normal que certaines municipalités utilisent des services de MRC voisines puisque celle du HSF comporte 10 municipalités sur 14 qui sont contiguës aux MRC voisines. De plus, explique-t-il, si le HSF acceptait la demande de Saint-Isidore-de-Clifton d’intégrer une autre MRC (créant ainsi un précédent), il serait à craindre que cela ne provoque l’effondrement complet de celle du HSF. Divers programmes et services profitent à Saint-Isidore-de-Clifton selon le préfet, comme le programme de financement du Fonds régions et ruralité volet 4 du MAMH, du projet MADA-Familles et de l’Office régional d’habitation (ORH) du HSF dont deux immeubles sont situés dans cette municipalité.
M. Roy ajoute : « Le désir du conseil de la MRC du HSF, auquel je m’engage personnellement, est de travailler de pair avec Saint-Isidore-de-Clifton pour aplanir ces différends afin que cette municipalité se sente à nouveau partie prenante du groupe et se rallie au mouvement initié par la campagne Ose le Haut : bâtir un Haut-Saint-François fort, solidaire et prospère. »
Le maire de Saint-Isidore-de-Clifton n’est pas surpris de la décision de la MRC, mais se dit quand même déçu. « On savait très bien que la MRC ne dirait pas oui d’entrée de jeu. Mais nous, de toute façon, on va envoyer la documentation au MAMH et c’est eux qui vont décider à savoir est-ce qu’il y a étude ou pas ? Mais comme on est en période d’élection, ça va sûrement prendre plus de temps. Ça va sûrement aller au printemps. Mais on va faire suite à tout ça, on veut définitivement avoir une étude à Saint-Isidore. »

Le PM s’arrête dans Mégantic pour y faire une annonce

Le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ) et premier ministre du Québec, François Legault, a profité de son passage en Estrie, la semaine dernière, pour faire un arrêt dans la circonscription de Mégantic, plus précisément à Mégantic, pour y annoncer un engagement d’un milliard et demi de dollars dans des plateaux sportifs. L’aide financière qui sera attribuée au Fonds pour le développement du sport et de l’activité physique pour un nouveau programme pourrait aller jusqu’à un maximum de 10 M$. Le montant global sera réparti sur une période de 10 ans. Le programme visera différentes installations sportives comme arénas, terrains de soccer extérieur, centres de soccer intérieur, piscines, centres aquatiques, complexes multisports, gymnases, jeux d’eau, modules de jeux, parcs de planche à roulettes et autres.

La nuit du point couvert 2022

La Nuit du pont couvert

L’atmosphère était féerique au pont couvert McVetty-McKenzie.

La Nuit du pont couvert était de retour cette année. Il s’agissait de la première édition depuis la pandémie et l’engouement était palpable, puisque près de 250 festivaliers étaient présents sur le site.
De petits changements étaient à prévoir cette année. Côté musical, une soirée intime dans le pont couvert, en compagnie de l’Orchestre d’hommes-orchestres qui nous a fait découvrir ou redécouvrir l’univers de Tom Waits. Les campeurs se sont installés dès l’après-midi pour passer la nuit sur le site qui était offert gratuitement.
À la suite du spectacle principal, la DJ Julie Delorme prenait le contrôle des consoles de sons pour faire danser les festivaliers. Mme Delorme fait partie des Tekno Travelers, groupe qui a sillonné les routes de l’Europe.
La Ruée vers Gould a aussi participé à la fête en préparant le souper. Plusieurs choix s’offraient aux visiteurs et tous les plats avaient l’air aussi alléchants les uns que les autres. Le traditionnel plat écossais, le stovies (agneau et patates) était proposé ainsi qu’un plat de veau aux olives et un chili végan.
La Brasserie 11 comtés et la Distillerie Birster étaient présentes, à l’intérieur du pont, pour offrir bières locales et cocktails.
La Nuit du pont couvert est un microfestival écoresponsable proposant des rencontres culturelles, artistiques et sociales dans un environnement bucolique. L’événement se déroule à Gould, dans Lingwick, sur le site du splendide pont couvert McVetty-McKenzie, connu comme étant le plus long et le plus beau des Cantons-de-l’Est.
Les valeurs sur lesquelles repose l’organisation de cet événement sont la créativité, l’écoresponsabilité, l’authenticité, le plaisir, la famille, l’achat local, l’originalité et la solidarité.
Les efforts déployés par l’organisation lui ont valu la mention des jurés en gestion des matières résiduelles remise lors des Vivats 2018. Cet événement provincial est une réalisation du Conseil québécois des événements écoresponsables. La Nuit du pont couvert est associée depuis 2016 à l’organisme Festivals et Événements Verts de l’Estrie (FEVE).

Quebec solidaire

Marilyn Ouellet mise sur la proximité des gens

Marilyn Ouellet.

À quelques jours des élections, la candidate de Québec solidaire (QS) dans Mégantic, Marilyn Ouellet, est confiante que les citoyens de la circonscription feront le bon choix lors des élections du 3 octobre. « Je pense que la circonscription de Mégantic a besoin d’une personne qui comprend beaucoup plus la réalité des gens, et pas juste le monde des affaires et des grandes entreprises. Pour moi, la ou le député doit aussi représenter ceux qui n’ont pas de voix à l’Assemblée nationale. Je crois que je suis la seule qui incarne réellement ça dans Mégantic, bien humblement. »
La confiance que les citoyens ont pour les élus et pour la politique en général a considérablement baissé. On peut le constater avec le pourcentage de gens se rendant aux urnes, et ce à chaque palier gouvernemental. Mme Ouellet est convaincue que son parti et ses candidats peuvent regagner la confiance de la population. « Je pense que ça prend plus de gens comme nous en politique. Les citoyens se sentiraient plus près des élus et les élus seraient à même de mieux répondre aux désirs et nécessités des citoyens. »
La crise du logement et la question du logement social sont au cœur des priorités de Québec solidaire, mais aussi de Marilyn Ouellet. « Quand je vais dans des évènements ou à la rencontre de citoyens, c’est de ça que les gens me parlent concrètement. Des gens qui veulent se séparer et qui ne le font pas faute de savoir où aller. Et là, on ne parle même pas des cas de violence conjugale. » Québec solidaire veut changer le modèle du logement social pour permettre autant aux Québécois moins nantis qu’à ceux issus de la classe moyenne de bénéficier des 50 000 logements, dont 1300-1500 en Estrie, que le parti promet de construire, dont la moitié dans un premier mandat. « Dans la MRC du Haut-Saint-François, il n’y a qu’un seul ORH (Office Régional d’Habitation) pour les familles, qui est situé à Saint-Isidore-de-Clifton. Sinon, l’entièreté des coopératives est pour les 50 ans et plus, 75 ans et plus. Ce type de coop vise une clientèle type. Pour moi, c’est un non-sens. Pourquoi ne pas créer de coopérative avec toutes sortes de personnes, de toutes les tranches d’âges et de toutes les cultures ? Il faudrait aussi revoir la dynamique et la conception de ces milieux. Insérer moins de béton dans ces projets et développer un milieu de vie stimulant et enrichissant. Avec des espaces verts et collectifs où la création de projets communs est possible. On voit plein de nouvelles constructions dans le Haut, mais tout est privé. En moyenne, le prix des nouveaux 4 ½ dans le HSF varie entre 1 200 $ et 1 500 $. C’est complètement indécent lorsqu’on sait que le salaire minimum est à 14,25 $/heure. La précarité et la crainte de se retrouver sans logement décent peuvent être des facteurs de stress immense. Tout ça a des incidences sur la santé des gens. Que les citoyens soient bien logés, c’est économiquement rentable pour une société », s’est exprimée la candidate solidaire.
Développer la souveraineté alimentaire est un autre des dossiers sur lesquels Marilyn Ouellet se dédiera si elle venait à remporter les élections. « On parle de développer des infrastructures régionales dans le HSF pour développer et arriver à une souveraineté alimentaire. On parle de salle d’entreposage de légumes pour l’hiver, entre autres. Pour qu’une quantité de légumes soient disponibles même en période hivernale. Avec une salle de transformation qui serait accessible au public et aux organismes. C’est une demande que j’entends depuis vraiment longtemps. » L’espace d’entreposage est aussi un problème pour la relève agricole, estime Mme Ouellet. « Les fermes qui démarrent ont des coûts d’infrastructures vraiment élevés. Avoir des chambres froides et les frais d’entretien reliés à ceux-ci sont exorbitants. Avec cet espace commun, les entreprises auraient aussi un endroit où entreposer leurs surplus et même une cuisine pour en transformer une partie. Ce serait une solution pour les petites entreprises qui ne peuvent pas se permettre de grossir puisqu’ils n’ont pas de chambres froides et aucun endroit pour entreposer. Elles ne peuvent donc pas penser à élargir leurs productions et restent donc petites. » Optimalement, selon la candidate, ce projet serait encore plus percutant s’ils arrivaient à fournir les institutions publiques comme les CPE ou les cafétérias d’écoles.
Dans le dossier de la route 112, la candidate de Québec solidaire pense que l’argent pourrait être mieux utilisé pour la collectivité. « Je pense que le problème majeur sur la route 112 est à l’intersection du chemin Paul, où il y a eu plusieurs accidents. Mais je pense qu’il y aurait moyen de faire un petit bout avec une voie de dépassement, comme près du Sonic à Dudswell, sans refaire la route au complet. Chez QS, on n’est pas du tout dans le développement de l’asphalte. On est plus dans le développement du transport collectif et actif. Comment se fait-il qu’il n’y ait aucune piste cyclable dans le HSF ? Notre belle région gagnerait vraiment à se munir d’un tel réseau. » Du côté du transport en commun, le parti propose une réduction de 50 % de tous les transports en commun au Québec.

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