Des fonds de diversification désavantageux pour le Haut-Saint-François

En plus d’être considérée comme milieu dévitalisé, Weedon a subi des pertes d’emploi accompagnées de pertes de services ces dernières années. Le maire Richard Tanguay aimerait au moins combattre à armes égales lorsque vient le temps d’attirer des entreprises créatrices d’emploi sur le territoire.

Entouré de MRC et de municipalités ayant obtenu divers fonds d’aide, le Haut-Saint-François fait figure de parent pauvre en termes d’attractivité entrepreneuriale. Les projets d’entreprises désireuses de s’implanter dans les environs aboutissent souvent sur les autres territoires qui, eux, possèdent les incitatifs financiers. C’est ce que déplore le maire de Weedon, Richard Tanguay, qui se dit désavantagé face à des villes comme Asbestos, dans la MRC des Sources, ou Thetford Mines, dans la MRC des Appalaches.
« C’est tout notre territoire qui écope », se désole le maire Tanguay. Le préfet Robert Roy l’admet lui-même : « À toutes les fois qu’on travaille sur un projet, les gens s’en vont où il y a de l’argent. »

En compétition contre les voisins
La municipalité de Weedon le vit de plein fouet présentement avec les délais d’obtention des licences d’exploitation des serres de cannabis médicinal de MYM. Le mégaprojet était accompagné du développement d’un quartier durable comprenant des maisons écoresponsables fonctionnant à l’énergie solaire. Comme il est toujours indiqué sur le site web de la municipalité, le partenaire de ce projet de quartier était l’entreprise Énergéco, basée dans les Laurentides. Or, celle-ci s’apprête à bâtir une usine de fabrication de maisons à Asbestos, comme le confirmait par téléphone son fondateur, Alain Culis.


Le quartier durable de Weedon est au point mort, alors qu’Asbestos devrait avoir le sien dans un avenir proche. Le tout est d’ailleurs chapeauté par l’entrepreneur Bruno Grenier, derrière Électro Kingsey, à Kingsey Falls. C’est ce genre de situation qui exaspère le maire de Weedon, lui qui avait été le premier à approcher l’entreprise de maisons écologiques il y a quelques années.


De bons coups de pouce
Asbestos et la MRC des Sources bénéficient depuis novembre 2012 du Fonds de diversification économique d’une hauteur de 50 M$. Celui-ci « vise à soutenir les efforts de diversification de cette région durement touchée, notamment, par la fermeture définitive de la mine Jeffrey », indique le communiqué de presse de l’époque.


L’an dernier, c’était au tour de la MRC des Appalaches de recevoir l’enveloppe de 50 M$. Le député de l’époque, Ghislain Bolduc, affirmait alors : « Ce Fonds a son équivalent à Lac-Mégantic. Il est devenu, chez nous, un levier privilégié pour les entreprises qui choisissent notre région en vue d’y prospérer. » Trois types d’aide sont principalement offerts aux entreprises : contribution remboursable, garantie de prêt et contribution non remboursable (subvention).


Le Fonds d’aide à l’économie de Lac-Mégantic, dont avait fait mention le député Bolduc, est doté d’une enveloppe de 10 millions de dollars et a été attribué suite à la tragédie ferroviaire.


Pourquoi pas ici ?
Alors qu’elle était toujours en activité, l’usine Cascades à East Angus avait réussi à s’assurer la collaboration du gouvernement du Québec qui s’était engagé à investir 10,5 millions sous forme de prêts. Quand la fermeture définitive fut annoncée en juin 2014, Robert Roy, alors maire de la ville, avait demandé au Parti libéral « de pouvoir maintenir ce 10 millions-là au niveau de la MRC du Haut-Saint-François pour se créer un fonds de diversification, comme les autres municipalités avoisinantes avaient. »
Il avait alors recensé toutes les fermetures d’usine de la région comme celles de Produits Forestiers Champlain (Bury), Cookshire Tex, Shermag (Dudswell), Placage Lennox, GPM Ripe et Entreprises Martin Lajeunesse. Ses estimations lui indiquaient alors la disparition nette de 1000 emplois dans le Haut-Saint-François. La demande avait alors été refusée. Du moins, c’est ce qu’on lui avait dit à l’époque. Lorsqu’il prit part aux dernières élections provinciales en tant que candidat pour le Parti libéral, on lui confirma plutôt à l’interne que la demande n’avait simplement jamais été acheminée.


M. Roy se dit toutefois confiant face à l’approche du parti actuellement au pouvoir, qui supporte les projets créateurs d’emploi. De son côté, le maire Tanguay dit avoir déjà interpellé le député François Jacques, que ce soit en campagne ou une fois au pouvoir, face à la situation. Qu’à cela ne tienne, le mal est fait. MM. Roy et Tanguay estiment que les libéraux « auraient dû créer une équité entre les MRC » au moment de la création et de la distribution des fonds. À la place, M. Roy se dit satisfait du travail accompli par le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François, pour attirer de nouvelles entreprises sur le sol de la MRC, souvent avec des moyens moindres.

Bonne année pour la SADC

Le président, Richard Tanguay, et la directrice générale de la SADC, Danielle Simard, livrent les résultats de la dernière année d’activités.

« Si l’on avait une chose à retenir de la dernière année, ce serait probablement l’audace. Pour la SADC (Société d’aide au développement de la collectivité), c’est oser travailler ensemble, oser de nouvelles façons de faire, oser de nouvelles collaborations et ce n’est qu’un début. »
Voilà comment le président de l’organisme, Richard Tanguay, définissait la dernière année d’activités lors de la récente assemblée générale annuelle tenue à la Ruée vers Gould.


La SADC est partie prenante de la démarche globale intégrée (DGI) qu’elle applique par l’action, précise le président. « Avec des programmes comme le SAPE (Soutien aux petites entreprises), la SADC accompagne les entreprises qui osent se mettre en action, innover ou planifier pour l’avenir », précise-t-il. Cette initiative vise à faciliter la relève, l’innovation, le commerce en ligne et l’entrepreneuriat féminin.


D’ailleurs, une dizaine d’entreprises ont obtenu un coup de main sous différentes formes dont de l’aide financière non remboursable de 46 868 $ contribuant à la création ou maintien de 224 emplois.


Toujours sur le plan financier, l’organisme a accordé plus de 978 000 $ sous forme de prêts dont 747 000 $ pour 9 projets réguliers et 223 000 $ pour 13 projets Stratégie jeunesse permettant la création ou maintien de 151 emplois. Du total des investissements, 70 % ont servi à l’expansion d’entreprises, 27 % au démarrage et 3 % à l’acquisition. L’intervention du personnel ne se résume pas qu’aux prêts et touche une large facette de l’accompagnement.


Le champ d’action de la SADC est large et touche le développement sous plusieurs formes. Que ce soit par de la formation, le guide des attraits touristiques, le magazine Récolte moussant les produits agroalimentaires du territoire, par un concours, en appuyant le domaine des arts et de la culture sans oublier son implication à divers organismes que ce soit du monde scolaire ou autres, la SADC se veut présente à divers niveaux de la communauté. Son plan d’action pour 2019-2020 en témoigne que ce soit sur le plan entrepreneurial, de l’éducation, en zone verte, en santé, sécurité, offre de services, enjeux et cohésion sociale.

Un investissement de 5,4 M$ pour le Parc national du Mont-Mégantic

L’annonce a entre autres réuni le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour; la vice-présidente exploitation des parcs nationaux – Sépaq, Catherine Grenier ; la directrice parc national du Mont-Mégantic – Sépaq, Nathaël Bergeron et le député de Mégantic, François Jacques.

Le parc national du Mont-Mégantic recevra des investissements de l’ordre de 5,4 M$, a annoncé le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, le mois dernier. De cette somme, 1 M$ servira à finaliser l’agrandissement du camping du secteur Franceville à Scotstown, alors que le reste sera utilisé pour mettre en valeur le sommet du mont.


Trente-cinq emplacements de camping seront ajoutés au secteur de Franceville rendus disponibles pour la réservation dans un an. On mentionne que l’ajout d’unités d’hébergement se révélait nécessaire afin de soutenir la croissance élevée des visiteurs québécois et étrangers au parc national. C’est ce qu’a pu confirmer le ministre Dufour : « Devant l’importante croissance prévue au parc national du Mont-Mégantic, il nous apparaissait important d’investir pour soutenir le développement de l’offre d’hébergement et d’activités », a mentionné le député d’Abitibi-Est.
La majeure partie de l’enveloppe se voit toutefois réservée pour la mise en valeur du sommet du mont Mégantic. L’aménagement d’un refuge, la création d’un parcours de luge et la bonification de la terrasse d’observation des étoiles nécessiteront 4,4 M$. Étant un lieu reconnu de convergence entre le plein air et l’astronomie, le parc national du Mont-Mégantic « se distingue vraiment par cette double personnalité et nous sommes très enthousiastes de pouvoir mettre en valeur la richesse de ce sommet », d’exprimer Catherine Grenier, vice-présidente à l’exploitation des parcs nationaux de la Sépaq.


Le député de Mégantic, François Jacques, a salué l’initiative et la mobilisation des municipalités des MRC du Haut-Saint-François et du Granit. « Le parc national du Mont-Mégantic est une référence à l’échelle nationale en matière de protection du ciel étoilé. C’est un joyau dont nous devons être fiers. »

Grâce à son souper-bénéfice la Fondation Pauline Beaudry récolte 6000 $

De gauche à droite, on retrouve Gilles Doyon, président d’honneur; l’humoriste Mario Tessier; Pauline Beaudry, de la fondation du même nom, et le magicien Alain Choquette.

La Fondation Pauline Beaudry tenait son dixième souper-bénéfice au Centre communautaire de Weedon récemment. S’impliquant activement depuis une décennie, le magicien Alain Choquette avait cette fois invité son ami Mario Tessier pour animer une partie de la soirée. Une centaine de personnes assistaient à l’événement, ce qui a permis à la fondation de récolter 6000 $.


Sous la présidence d’honneur de Gilles Doyon, la soirée a également réuni l’attachée politique de Marie-Claude Bibeau, Manon Jolin, le préfet Robert Roy ainsi que les maires de Weedon et East Angus, Richard Tanguay et Lyne Boulanger. Le repas six services était concocté par l’Auberge l’Orchidée de Bury.


Avant le repas, Mario Tessier a offert au public un avant-gout de son second one-man-show prévu à l’automne. Censé faire une demi-heure, l’animateur aura finalement présenté une heure complète de nouveau matériel. Autant le public que son compatriote des arts de la scène étaient ravis. Alain Choquette n’a pas manqué de souligner l’importance de la présence de l’ancienne moitié des Grandes Gueules avec une pointe d’humour. « On est chanceux d’avoir un gars comme ça parce que c’est des gars qui coutent cher ! »


Lors des neuf éditions précédentes, M. Choquette avait fait appel à des collègues magiciens pour agrémenter le souper-bénéfice. Pour cette dixième édition, il a voulu faire les choses autrement et en grand. « C’est Alain qui m’a parlé de la soirée, puis je trouvais ça beau ce qu’il faisait depuis des années », relate Mario Tessier. « Son histoire m’a parlé, ça fait que j’ai accepté. »


M. Tessier a l’habitude de s’impliquer bénévolement pour les causes qui lui tiennent à cœur. Dans la région de Montréal, il offre de son temps au Regroupement Partage, à la Fondation Dr Clown ainsi qu’à la Fondation Rêves d’enfants. « Quand je peux, le plus possible j’en fais. » Même s’il possède une résidence secondaire en Estrie, il visitait Weedon pour la toute première fois.


Pauline Beaudry a remercié en fin de soirée l’ensemble des convives qui avaient participé à l’événement. « Merci d’être toujours la main qui donne à celui qui tend la sienne. »

Plus qu’une semaine avant la rentrée

La rentrée scolaire se fera le mercredi 28 aout pour la grande majorité des élèves du Haut-Saint-François.

L’année scolaire 2019-2020 débutera le mercredi 28 aout pour la majorité des élèves de la Commission scolaire des Hauts-Cantons. Plusieurs écoles primaires de la région tiendront des activités spéciales pour l’occasion.

Primaire
À l’école Saint-Paul, à Scotstown, on tiendra un pique-nique familial et communautaire le lundi 26 aout de 16 h à 18 h 30 pour permettre aux parents et aux élèves de faire connaissance. Sous la formule potluck, les familles sont invitées à fournir un repas à partager, alors que l’école offrira breuvages et dessert. L’année scolaire se déroulera sous le thème de l’aventure.


Les écoles des Trois-Cantons, à Saint-Isidore-de-Clifton, et Notre-Dame-du-Sacré-Coeur, à Weedon, auront quant à elles une année sous le signe de la magie et du cirque. Les élèves ainsi que leurs parents sont invités à arriver le matin du 28 aout en portant un chapeau. À Weedon, on offrira le petit-déjeuner tandis qu’à Saint-Isidore-de-Clifton, une collation et des activités spéciales se dérouleront à l’extérieur.


On a également opté pour la formule déjeuner à l’école Notre-Dame-du-Paradis de Dudswell. Parents et élèves y feront la rencontre de l’équipe-école. Finalement, du côté de Notre-Dame-de-Lorette à La Patrie, on aura droit à une épluchette de blé d’Inde avec des jeux extérieurs au courant de l’après-midi.

Ados et adultes
La polyvalente Louis-Saint-Laurent, à East Angus, fera une rentrée sous le thème de la fête foraine. L’établissement instaurera entre ses murs le programme Santé globale en 2019-2020. Le programme favorise le développement global des citoyens de demain en adoptant et maintenant de saines habitudes de vie au quotidien et en mettant en œuvre des activités à visée éducative.


Il s’agira aussi de la rentrée de la nouvelle directrice Nataly Gagnon, qui succède à André Lachapelle. Un total de 604 élèves sont inscrits pour l’année, alors qu’on en dénombrait 554 l’année précédente.


Du côté de l’éducation aux adultes, les cours débutent le lundi 26 aout pour les anciens élèves et le mardi 3 septembre pour les nouveaux. En nouveauté, on offre des cours de francisation à temps partiel ainsi que des cours d’éducation financière.

Mérites scolaires de la polyvalente Louis-Saint-Laurent : 110 étudiants récompensés

La fin de l’année scolaire était le moment de décorer les élèves qui ont fourni travail et efforts tout au long de l’année 2018-2019. Certains d’entre eux se sont même mérité des bourses allant de 20 à 1000 $.

Le gala des Mérites scolaires 2018-2019 de la polyvalente Louis-Saint-Laurent a remis un total de 110 prix à tout autant d’élèves pour leur travail et leur excellence académique à l’approche de la fin de l’année scolaire.
La première partie de l’événement récompensait les étudiants selon les différentes matières scolaires et leur niveau d’études. Ouvert avec la prestation de musiciens de la Cité-école, ce volet s’est conclu avec un numéro de magie signé Charles Carrier-Martin.


Salle comblée
La seconde partie des grands prix a débuté avec l’annonce d’une bonne nouvelle. Après dix années à donner des bourses annuelles, Bruno Sévigny et Johanne Pinette ont annoncé qu’ils poursuivraient la tradition de la Bourse Michaël-Sévigny, qui porte le nom de leur fils décédé. Le couple avait débuté son implication en 2009-2010 alors que Bruno Sévigny avait gravi le mont Kilimandjaro en compagnie de quatre comparses afin de recueillir des fonds.


Quarante mille dollars plus tard, le couple a décidé de poursuivre son engagement, au plus grand bonheur de l’équipe de la polyvalente. « Nous allons continuer cette bourse encore une couple d’années. Encore aussi longtemps qu’on va pouvoir », a humblement indiqué Bruno Sévigny. Les lauréats de la Bourse Michaël-Sévigny cette année sont Bryan Boutin-Veilleux et Jessie Gagnon qui poursuivent leurs études vers la formation professionnelle.


D’illustres récipiendaires
Les Cuistots de la Cité sont repartis avec le titre d’ambassadeurs pour leur implication volontaire. Depuis novembre 2017, ceux-ci préparent des collations santé et des plats cuisinés à partir des aliments récupérés de Moisson Haut-Saint-François. Leur prochain projet en 2019-2020 consiste en un frigo écolo.


L’étudiante de 5e secondaire Émilie Trudel a réussi un doublé en remportant les prix de Personnalité Louis-Saint-Laurent et Engagement scolaire. Pour le dernier, elle s’est mérité une tablette électronique offerte par la Commission scolaire des Hauts-Cantons. L’adolescente a fait preuve de détermination et d’une attitude positive dans le cadre de son parcours scolaire.


L’attaché politique de François Jacques, Emmanuel Sfiligoi, a remis le prix de l’Assemblée nationale à Justin Choquette, un joueur de handball travaillant. La médaille du Lieutenant-gouverneur est allée à Audrey Patry-Descôteaux pour son implication des trois dernières années au Parlement au secondaire comme ministre de même qu’à la Forêt hantée de Freddy Angus, à East Angus, à l’Halloween.


La médaille du Gouverneur général est remise à un élève qui s’est surpassé aux examens ministériels. La récompense est également accompagnée d’une bourse de 1000 $ offerte par Paulo Dumas. La récipiendaire fut la jeune Billie Byrns.


Il s’agissait du dernier gala du directeur André Lachapelle, qui prend sa retraite du domaine de l’enseignement.

Classique Putter Bernier : Une belle façon d’aider les jeunes

Vouée à venir en aide aux jeunes, la Classique Putter Bernier a toujours sa raison d’être.

Lyne Bernier, doyenne du comité organisateur de la Classique Putter Bernier, qui se déroulera sur les allées du Club de golf East Angus le 6 septembre prochain, demeure enthousiaste à l’approche de la 18e édition. Bien que l’on enregistre plus d’une centaine de golfeurs chaque année, le nombre varie selon les éditions. « Tant qu’on pourra aider les jeunes, le tournoi aura toujours sa raison d’être », clame-t-elle.


La Classique Putter Bernier offre notamment l’opportunité aux amateurs de faire équipe avec un professionnel. L’initiative vise à recueillir des fonds qui seront versés à la Fondation Sports et Loisirs de East Angus et pour les juniors du club local. La majorité sert à aider les jeunes démunis pour participer à des activités culturelles, sociales, pour des sorties scolaires, le hockey et le soccer entre autres, d’expliquer Mme Bernier.


Un nombre de 112 golfeurs ont participé à la classique l’année dernière permettant de recueillir près de 8 000 $ avec la participation de commanditaires. « Je souhaite avoir toujours plus de cent golfeurs. Si j’en ai plus, on va être content. » Les organisateurs souhaitent encore la participation de quatre professionnels, dont Yves Mandeville, André Maltais, Guy Faucher et Marcel Dion. Le groupe Pro-Am composé d’un professionnel et trois amateurs pourrait remporter de deux à trois bourses. Les autres quatuors formés d’amateurs auront la chance de remporter plusieurs bourses maximales de 1 200 $. Une nouveauté, cette année, les voiturettes sont comprises avec la participation des joueurs. Les personnes désireuses d’appuyer la cause et qui seraient absentes pour le golf pourront toujours participer au souper qui suivra la ronde. Pour réservation, les personnes ont jusqu’au 2 septembre. Ils peuvent contacter Lyne Bernier en composant le 819 832-4786 ou Claude Giroux au 819 566-6869.


Le comité organisateur est composé de Claude Giroux, David Fournier, Vincent Hérault, Guy Faucher et Lyne Bernier. La classique compte sur la participation de nombreux commanditaires dont Promutuel Assurance Centre-Sud et Conteneur Recycle Estrie.

Le Rock’n’Blues en met plein les oreilles

L’organisateur du festival, Charles Gaudreau, se montre satisfait de cette sixième année : « C’est notre meilleure édition jusqu’à venir. » L’événement a attiré 700 spectateurs, à l’Abri-bois de La Patrie, comparativement à 500 en 2018. Rock’n’Blues faisait tirer une guitare Norman B18 le samedi soir, avant le spectacle Leboeuf Deschamps. Le député François Jacques a eu le plaisir de remettre le prix. Le concours de bands a vu la formation Sortilege Blues Band couronnée championne. Les membres du groupe auront ainsi l’honneur de prendre part à l’édition de l’an prochain. « On a eu beaucoup de commentaires pour l’hommage à Pink Floyd le vendredi soir. Côté technique et effets spéciaux de lumière, c’était fantastique ! », rapporte M. Gaudreau. Il tient à remercier la trentaine de bénévoles sans qui la tenue d’un tel événement serait impossible.

Rachel Garber

STUFF TO DO

HORSEMANSHIP CLINIC, 22nd
Paralympics gold medalist Lauren Barwick has come to our area to lead a four-day clinic called Bridging the Gap Horsemanship. The aim is to “help you and your horse achieve excellence in whatever your discipline or interest is.” Group sessions are in the morning; private or semi-private lessons in the afternoon.


The clinic is hosted by Kari Bowser’s Harmony Hills Equestrian Centre, 181 Johnston Road, Cookshire-Eaton. On Saturday, August 24, is an open house where guests can audit the day’s session, stay for a barbeque, and take part in an evening talk by Lauren on the theme, “That bump in the road is your friend.” Bowser and Barwick are both instructors in the Parelli method of Natural Horsemanship. INFO: bowser.kari@gmail.com or 514-808-2050.

VALORIS CONSULTATION, 28th
The next Valoris consultation regarding the proposed expansion of the engineered landfill site will focus on economic aspects of the project, communications and community contributions. When? Wednesday, August 28, at 6:45 p.m. Where? In the Salle des commissaires of the École du Parchemin, 162 Saint-Jean East Ave., East Angus. In September will be a final public meeting and feedback. INFO, or to register: 819-560-8403 x 2916, email communication-valoris@hsfqc.ca, or visit the website letvaloris.com.

FOOD FESTIVAL, 31st
Food, food, glorious food, the old-fashioned style! It’s a History of Food Festival, celebrating 150 years of cooking in our region, up until 1950. The festival is taking over the Armoury Community Centre, 563 Main St., Bury, and the adjacent park. Visitors can see cooking demonstrations. Visit booths of various food producers. Do some free food tasting. See an interesting variety of historical displays related to food. Listen to a selection of guest speakers on various topics. Enjoy a series of musicians, including Janice LaDuke & Dave Gillies, and France Thibault & Laurent Hubert.


Bring old cooking utensils and implements along and see if John Mackley, archivist for the Bury Historical and Heritage Society, can identify what they are, what they were used for and how.


The Society offers you all these activities and more on Saturday, August 31, from noon to 6 p.m., for the admission fee of $10. If tasting isn’t enough, visitors can purchase food from the producers. Also in the works is a brand-new booklet of old-timey local recipes. Sounds delicious! INFO: Bury Historical and Heritage Society on Facebook, or contact John Mackley, 819-578-2301, iones.unaean@gmail.com.


ROSENGARTEN VISIT, Sept. 1st
The artist Morton Rosengarten will be at the John Henry Pope Cultural Centre, 25 Principale W. in Cookshire, on Sunday, September 1st, from 2 to 4 p.m., the final day of his exhibit, “The Portrait, A Forgotten Art: Drawings and sculptures.” Rosengarten will be there to speak about his works and answer questions. The Art Gallery is open every day from 9 a.m. to 5 p.m.

VIACTIVE IS BACK, 4th
Here come the Viactive exercises for seniors, now that gardening is on the way out. Bilingual sessions for seniors on Wednesdays begin on September 4 at 10 a.m. at the Armoury Community Centre, 563 Main Street, Bury, with Doris Eryou. The sessions in Cookshire and Sawyerville begin September 18, and the ones in Newport on September 25.

MOBILE ECOCENTRE, 7th
Get your stuff together, all your unloved stuff, that is. On Saturday, September 7, from 9 a.m. to 1 p.m. the Mobile Ecocentre will come to the Municipality of Newport to collect unwanted household items and residues – read non-recyclable stuff. The place to be is in the municipal office parking lot at 1452 Route 212, in Island Brook. INFO: 819-560-8565.

GRAND CRU CRUISE, 28th
Reserve now for the annual group outing for Newport residents, aboard the Grand Cru in Magog on Saturday, September 28, for a three-hour supper cruise. Choice seats have been reserved to make the most of the evening atmosphere and the musical show. Tickets: $120 per person. Reservations or INFO: 819-889-1340 or 819-875-5227 or 819-560-8565.

WATER LINES
Water Lines: New Writing from the Eastern Townships of Quebec. That is the name of a new book soon to be launched, and these are the names of writers from our neck of the woods whose work will appear in the book: Janice LaDuke. John Mackley. Denis Palmer. Judy Palmer. Ann Rothfels. And yours truly.


The book is the brainchild of poet Angela Leuck, and she’s surrounded by a strong team of writers and artists, her poet-editor-husband Steve Luxton, and strong ally Louise Abbott. “At final count, Water Lines includes 70 poets and writers, and is 180 pages long,” she said. Its launch is planned for September 21 in Georgeville.


What sparked Angela’s idea? The current group exhibition at Studio Georgeville. It’s called 71%, and it’s on the theme of water, the 71% of the world that consists of water. Among the exhibitors are Christa Kotiesen of Sawyerville and Denis Palmer of Randboro. To take in the exhibit, nip over to Studio Georgeville, 20 carré Copp, Georgeville, anytime now, Tuesday to Sunday from 11 a.m. to 5 p.m., until September 8. INFO: studiogeorgeville.com, 819-843-9992, or studiogeorgeville@gmail.com.

CHURCH SERVICES
Baptist. In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. Info: 819-239-8818.
Anglican. The August 21st Sunday service is at 10:30 a.m. at St. Paul’s, Bury. The September 1st services are at 9:30 a.m. in Bury at St. Paul’s, and 11 a.m. in Cookshire in the theatre of the Manoir de l’Eau vive, 210 rue Principale. Heads up: the final service at St. John’s Church in Brookbury is on September 8 at 6 p.m. Info: 819-887-6802.
United. The August 25th Sunday service is at 10:30 a.m. at Bishopton. The “regular” schedule resumes September 1st, with Sunday services at 9:30 a.m. in Cookshire and at 11 a.m. in Sawyerville. Info: 819-889-2838 (listen to message).


Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email rawrites@yahoo.com by August 26 for publication September 4 and by September 9 for September 18.

Le Centre culturel de Weedon dévoile sa programmation

Le Centre culturel de Weedon dévoilait récemment sa programmation 2019-2020. Si la musique tient le haut du pavé, avec des représentations prévues de Brigitte Boisjoli et de Yoan, l’humour, le théâtre et les voyages viennent compléter l’offre qui s’étirera jusqu’au printemps prochain.


La formule des séries d’abonnements demeure la même après s’être bonifiée au fil des années. Les spectateurs ont donc l’opportunité d’assister à une sélection d’événements parmi les séries Trad, Découverte, Étoilée et Aventure. Ils peuvent même concocter leur propre bloc de spectacles avec la série Variété. Les résidents de Weedon ont d’ailleurs droit à un rabais frôlant les 50 % dans le cadre de ces abonnements.


Les têtes d’affiche comprennent Brigitte Boisjoli, interprétant l’œuvre de Luc Plamondon, Yoan, gagnant de la seconde saison de La Voix, et Tire le Coyote. En humour, Maxim Martin revient avec un cinquième one-man-show, alors qu’Yves P. Pelletier (ex-RBO) offrira son premier.

Sortir des sentiers battus
Le directeur artistique et général du centre culturel, Robert Scalabrini, se dit fier de cette programmation qui comprend autant des valeurs sûres que des artistes émergents. « Les grands noms, on les connait. Ça fait qu’on s’attend à quelque chose. La série Découverte, c’est vraiment pour ceux qui sont aventuriers et qui veulent connaitre toutes sortes de musiques ou de genres de spectacles. »


Dans le cadre de cette série, on retrouve Pascal Allard, alias « le cowboy en running ». Celui-ci s’est fait connaitre et entendre avec une chanson dans laquelle il déclare : « Je voulais marier Renée Martel » !


Thomas Hellman, « un des grands auteurs-compositeurs-interprètes » aux yeux de M. Scalabrini, livrera des interprétations bilingues de chansons blues, folk et gospel. Ce spectacle est inspiré d’une série de chroniques que Hellman a faite entre 2012 et 2014 pour l’émission La Tête ailleurs à la radio de Radio-Canada.


Comme le nom de la formation l’indique, Klezstory fait de la musique klezmer, un genre traditionnel instrumental juif, gypsy et festif. Il s’agit de l’un des groupes fétiches de M. Scalabrini.


Les Hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus est un roman à succès paru en 1992. Depuis 20 ans, un spectacle inspiré de l’œuvre tourne en France. La version québécoise est interprétée par le comédien Jamin Chtouki.


Aux dires de Robert Scalabrini, la formation Diable à 5 est « la future Bottine souriante. Leur dynamique de scène est exceptionnelle. »

Cultiver la communauté
Contrairement aux Grands explorateurs, dont le point de vue est plus souvent européen, Les Aventuriers voyageurs sont des produits 100 % québécois. L’approche de ces longs métrages est davantage axée sur le local que le touristique. Cinq destinations seront explorées dans autant de représentations hautes en couleur : les Îles de la Madeleine, la Polynésie française, Barcelone, le Laos/Cambodge et l’Inde du nord.


Des artistes de la région font également partie de la programmation du centre culturel. On retrouve parmi le lot la native de Weedon Rébecka Lussier, participante à La Voix 6. De son côté, Josée Béliveau vit dans la municipalité où elle se produira avec ses musiciens en mars prochain. Elle présentera un spectacle jazzé en compagnie d’autres musiciens.

Finalement, la troupe de théâtre locale Oh-la-la conclura la saison artistique avec leur production annuelle.


Tout au long de l’année, la galerie Le Harfang, à même la Maison Laplante abritant le centre culturel, présentera mensuellement une succession d’artistes peintres, aquarellistes et photographes. On pourra, entre autres, admirer les portraits réalisés par Denis Jacques et Danny Ferland.


Il est à mentionner que le Centre culturel de Weedon fait partie d’un trio de diffuseurs qui offrira cette année un spectacle scolaire à chaque élève de la Commission scolaire des Hauts-Cantons. Les représentations dans le Haut-Saint-François se tiendront au Centre culturel de East Angus pendant les heures de classe et il en sera de même au Pavillon des arts et de la culture de Coaticook et à Lac-Mégantic.


Les élèves du primaire auront la chance de visiter la quincaillerie musicale de la fabricoleuse Ariane DesLions, tandis que les ados du secondaire assisteront à une performance physique du quintette de cuivres Buzz. Robert Scalabrini estime qu’il s’agit là « d’un apport intéressant à la communauté » qui cadre avec l’importance d’initier les enfants à la culture.

La Ferme Patry accueille la fête du Charolais

La famille Patry. Rangée arrière : Jean-Pierre Patry, Éléonord Patry, Arthur Patry. Deuxième rangée : Jean-François Patry, Brigitte Turcotte, Myrianne Lessard, Pierre-Marc Patry. Première rangée : Shania Patry, Alexia Patry, Anthony Patry, Cédrick Patry.

Quelque 240 personnes de tous âges et provenant de divers coins du Québec sont venus à La Ferme Patry de Weedon le 3 août dernier. Ils avaient amené avec eux leur bonne humeur et un intérêt commun pour ces énormes bovins blancs appelés Charolais.


C’était au tour de la famille Patry d’organiser le pique-nique annuel des membres de l’Association Charolais du Québec, et elle l’a fait de belle façon. L’événement a débuté à 14 heures et comprenait des visites du troupeau charolais et des environs, autour des tables de pique-nique, une vente aux enchères de bétail, un méchoui et de la musique jusqu’à 2 heures du matin.
Partout, on pouvait voir la touche soignée des propriétaires de La Ferme Patry : Jean-Pierre Patry, Pierre-Marc Patry et Myrianne Lessard. Un espace d’affichage présentait l’histoire de la ferme et des kiosques offraient des services et des ressources. Une rangée de magnifiques dahlias en fleur longeait des abris et des tables de pique-nique où les adultes circulaient et discutaient. Les enfants ont pu profiter d’une aire de jeux gonflable, observant les poules et admirant le troupeau charolais broutant dans le pâturage adjacent.


Puis, la fierté de la ferme : les bovins charolais eux-mêmes, de pure race et élevés en pâturage. La foule s’est rassemblée autour de la basse-cour pour une vente aux enchères de deux taureaux charolais et de deux génisses de la Ferme Patry. Les enchères étaient féroces pour les animaux poids lourds sans cornes, et Jean-Pierre Patry s’est dit « très satisfait » des résultats.
Et le soleil a résisté à la pluie tout l’après-midi jusqu’à ce que le méchoui soit prêt. Quatre rangées de tables alignées ont été installées dans le grenier à foin de la grange pour accueillir la foule affamée. Le méchoui était composé de rôti de bœuf juteux charolais de la Ferme Patry, sans hormones ni antibiotiques, et de porc provenant de la porcherie voisine Denis Nadeau.
Sans parler d’un tirage de cinq doses de sperme d’un taureau populaire Patry, et des prix de présence, puis de la musique et de la danse jusqu’aux petites heures du matin.


Les bovins charolais remontent probablement à l’époque romaine quand les Romains les avaient emmenés en France et en Angleterre lors de leurs invasions, nous mentionne le site web de l’Association Canadienne Charolais. Les ancêtres charolais d’aujourd’hui sont originaires de la région de Charolles en France et les premiers ont été importés au Canada en 1953.
Dans l’ensemble, Jean-Pierre Patry s’est dit très heureux de l’événement. « La météo était de notre côté et ça été une journée parfaite. »


Bien que les invités de l’Ouest canadien n’aient pas pu y assister comme prévu, au moins un anglophone était présent : le très précieux taureau Tri-N Stout 376A vendu aux enchères, qui avait «immigré» du Manitoba à La Ferme Patry en 2014.

Patry Farm hosts Charolais Celebration

Picnickers, Charolais lovers.

Of all ages and from various corners of Quebec, some 240 persons descended on La Ferme Patry de Weedon on August 3. They brought with them good cheer and a shared interest in those massive white beef cattle known as the Charolais.


It was the Patry family’s turn to host the annual picnic for members of the Charolais Association of Quebec, and they did it in style. The event began at 2 p.m., and included tours of the Charolais herd and the neighbourhood, visiting around picnic tables, a cattle auction, a mechoui, and music until 2 a.m.


Everywhere was visible the fine touch of the owners of La Ferme Patry: Jean-Pierre Patry, Pierre-Marc Patry and Myrianne Lessard. A display area showcased the history of the farm, and booths offered services and resources. A row of magnificent dahlias blossomed alongside the sheltered picnic tables, where the adults circulated and chatted.The children enjoyed an inflatable playground, watched the chickens and checked out the Charolais herd grazing in the adjacent pasture.


Then to the pride of the farm: the Charolais cattle themselves, pure bred and pasture-raised. The crowd gathered around the barnyard for an auction of two Charolais bulls and two heifers from the Patry farm. Bidding was fierce for the heavyweight, hornless animals, and Jean-Pierre Patry said he was «very satisfied» with the results.


And the sun held off the rain all afternoon until the mechoui was ready. Four long rows of tables were set up in the spick-and-span hayloft of the barn to accommodate the hungry crowd.The mechoui featured juicy Charolais roast beef from the Patry farm, without hormones or antibiotics, and pork from the nearby Porcherie Denis Nadeau.


Not to mention a drawing for five doses of semen from a popular Patry bull, and doorprizes, and then music and dancing until the wee hours of the morning.


Charolais cattle probably date back to ancient Roman times, when the Romans took them into France and England during their invasions, says the Canadian Charolais Association website. Today’s Charolais forebears came from the Charolles region in France, and the first were brought to Canada in 1953.


Overall, Jean-Pierre said he was very happy with the event. «The weather was on our side, and it was a perfect day.»


Although guests from western Canada were not able to attend, as had been planned, at least one anglophone was present: the very valuable bull Tri-N Stout 376A, sold at auction, who had «immigrated» to La Ferme Patry from Manitoba in 2014.

Festival Musique aux Sommets : Boule disco sous les étoiles

Le festival Musique aux Sommets se tiendra dans le cadre enchanteur de la municipalité de Chartierville du 16 au 18 aout. Le spectacle du samedi rendra hommage aux années 80 avec la prestation du Boogie Wonder Band et de l’OSS.

Pour sa quatrième édition, le festival Musique aux Sommets de Chartierville rendra hommage à la musique disco avec le spectacle conjoint du Boogie Wonder Band et de l’Orchestre symphonique de Sherbrooke (OSS). Les autres artistes qui seront en prestation pendant la fin de semaine de festivités du 16 au 18 aout incluent The Cajuns, The Deadly Daisies et les Boomers.


C’est la première fois au Canada que le Boogie Wonder Band partagera la scène avec un orchestre symphonique. L’OSS est désormais un habitué du festival après avoir accompagné Marc Hervieux et Rick Hughes l’an dernier ainsi que Sylvain Cossette en 2017. Comme à l’habitude, le spectacle conjoint se tient le samedi soir.


La veille, Musique aux Sommets s’ouvre avec le spectacle du groupe country The Cajuns, originaire de Saint-Georges, en Beauce. La journée du samedi 17 aout débute avec la randonnée de VTT. Les villages familial et allemand seront accessibles les samedi et dimanche. Pour les enfants, on retrouvera des jeux gonflables, alors que les plus grands auront l’embarras du choix avec 25 exposants d’art et de produits du terroir. Autrement, les attraits de Chartierville que sont la Mine d’or, la côte magnétique et la galerie d’art André-Philibert accueilleront les festivaliers toute la fin de semaine durant.


Le défilé des sommets se tiendra après diner le samedi 17. En milieu d’après-midi, la formation du Haut-Saint-François The Deadly Daisies sera à l’affiche, avant le grand souper méchoui. Le spectacle disco symphonique conclura cette journée déjà bien remplie.


Pour clore le festival, les Boomers performeront à 13 h le dimanche 18. Il est possible de se procurer des billets individuels pour les différents spectacles ou un passeport général au cout de 50 $. Tous les détails de l’événement se retrouvent au www.musiqueauxsommets.ca.

Un projet de plateau sportif de 10 M$ à East Angus

Le projet de plateau sportif au coût de 10 M$ pourrait s’insérer entre l’aréna Robert-Fournier et la polyvalente Louis-Saint-Laurent.

Ça fait plusieurs années que l’idée circule, mais cette fois, les 14 municipalités du Haut-Saint-François, avec la collaboration de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, sont d’accord à pousser le projet de construction d’un plateau sportif au coût de 10 M$ incluant une piscine intérieure qui relierait l’aréna Robert-Fournier avec la polyvalente Louis-Saint-Laurent.


Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, admet que l’idée ne date pas d’hier. « Ça fait longtemps que le projet est sur la table, mais les gens étaient pas prêts. » Cette fois, ça semble différent. « Là présentement, y paraîtrait qu’il y aurait des sommes disponibles pour pouvoir avoir le projet. Oui, c’est embryonnaire, mais on voulait faire des démarches avec les villes à savoir : est-ce que vous êtes intéressés à avoir une piscine à East Angus qui fait la connexion entre l’aréna et la polyvalente ? Les gens ont dit oui, sauf qu’ils veulent savoir comment on séparerait le financement. Pour le projet, les municipalités sont prêtes, reste à savoir comment on le finance. C’est toujours ça le nerf de la guerre. C’est à cette étape-là qu’on est rendu ». M. Roy ajoute que des programmes au niveau des sports pourraient supporter jusqu’à 66 % les coûts du projet.


Selon lui, le plateau sportif comprendrait une piscine intérieure aux standards permettant de faire de la compétition, la mise à niveau de la salle de conditionnement physique dans l’école, faire des murs d’escalades et un centre de santé. Le préfet ajoute que les intervenants étudient la façon d’intégrer le plateau avec l’école et les municipalités. M. Roy mentionne que la commission scolaire serait disposée à s’impliquer financièrement. Est-ce dans la construction, le fonctionnement, cela reste à définir ?


Dans une entrevue effectuée en juin dernier, Yves Gilbert, président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, mentionnait « la commission scolaire, on est prêt avec l’accord du conseil des maires et de tout le monde à déposer une demande auprès du ministre de l’Enseignement supérieur. » Toutefois, ce dernier n’a pas développé sur la nature de la participation de l’entité scolaire.


Attraction
Pour M. Roy, le projet constitue un levier important d’attraction et de rétention pour le territoire. « C’est un plus. Faut jamais oublier que ça va garder nos jeunes ici. Ça crée une attraction. Présentement, La Patrie a une entente avec Mégantic pour pouvoir utiliser leur piscine, Cookshire a des ententes avec Bishop’s collège, ça fait qu’un moment donné, on peut-tu avoir nos propres équipements. »

Sécurité rue Principale et limite de vitesse à Cookshire-Eaton

Laissant entendre que les possibilités d’interventions étaient limitées, Dominique Gosselin, conseillère en communication au ministère des Transports, direction de l’Estrie, mentionnait que les demandes doivent venir de la municipalité et qu’elles seraient étudiées.

Il est peu probable que le ministère des Transports modifie la signalisation à l’angle de la rue Principale et Craig. Il en sera de même quant à la réduction de la limite de vitesse à l’approche de l’intersection et du prolongement de la zone de 50 km jusqu’au site de l’Exposition agricole de Cookshire. Quant à l’arbre surplombant la rue Pope, un inspecteur devrait se rendre sur place, si ce n’est déjà fait pour évaluer la situation.


Voilà ce qui ressort d’une discussion téléphonique avec Dominique Gosselin, conseillère en communication au ministère des Transports, direction de l’Estrie. Ces propos s’inscrivent en réponse aux demandes formulées par l’ex-conseiller municipal, Yvon Roy, publiées dans notre numéro précédent. Mme Gosselin mentionne, en faisant référence à l’intersection, que « la configuration de la géométrie particulière de la route avec la pente, ça limite les interventions que le ministère peut apporter. »

Des analyses ont été effectuées, ajoute Mme Gosselin, et il appert qu’apporter des modifications pourrait s’avérer plus dangereux. L’idée de mettre des feux de circulation ou des arrêts obligatoires aux quatre sens serait difficile pour les véhicules lourds et particulièrement en hiver en raison de la forte pente. Quant à mettre un troisième arrêt obligatoire, les intervenants du ministère estiment que cela causerait une plus grande confusion et augmenterait les risques d’accrochage. En s’appuyant sur les statistiques, Mme Gosselin mentionne que le secteur n’est pas considéré problématique tout en précisant que le ministère apporte une surveillance en continu. Du 1er décembre 2016 au 31 décembre 2018, on dénombre 11 accidents, dont un seul avec blessé mineur. Quant à réduire la limite de vitesse de ce secteur de 50 à 30 km, cela semble peu probable puisqu’elle est réservée aux zones scolaires. Mme Gosselin nuance en ajoutant que ce n’est pas impossible, mais « la zone doit être représentative du milieu environnant. »


D’autre part, il semble que le souhait de M. Roy de prolonger la zone de 50 km située entre le Carrossier ProColor Cookshire et Armoires de cuisine NAC jusqu’au site de l’exposition agricole ne soit pas retenu. La signalisation actuelle de 90 km juste avant la zone concernée correspond aux caractéristiques en milieu rural établies. Mme Gosselin souligne qu’une modification de la limite de vitesse dans ce secteur ne sera pas plus sécuritaire. Elle ajoute qu’aucun accident impliquant un véhicule lourd n’est survenu entre l’Exposition agricole et Armoires NAC au cours du 1er décembre 2016 au 31 décembre 2018. Toutefois, on recense quatre accidents impliquant des véhicules automobiles, dont trois blessés mineurs.
Quant à l’arbre situé aux abords de la rue Pope entre le Château Pope et la rue Eastview, il n’a pas fait l’objet d’intervention d’émondage l’année dernière, d’admettre Mme Gosselin. Un inspecteur devait se rendre sur place, si ce n’est déjà fait, et le ministère agira selon ses recommandations, d’assurer l’intervenante.


Mme Gosselin confirme que la municipalité de Cookshire-Eaton a formulé des demandes concernant la sécurité à l’intersection de la route Craig et de la Principale en 2017 et 2018. Elle ajoute que les demandes doivent venir de la municipalité et qu’aucune en ce sens n’avait été déposée depuis.

Mairesse
Rejointe au téléphone, la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, souhaitait aborder la problématique de la signalisation de limitation de vitesse et de l’élargissement de la zone de 50 km jusque devant le site de l’Exposition agricole, lors de l’atelier de travail tenu le 30 juillet dernier. Si les élus sont d’accord, laissait-elle entendre, la municipalité pourrait formuler une nouvelle demande au ministère des Transports.

Traitement des eaux usées à Ascot Corner

Nous retrouvons à l’avant de gauche à droite, Marisol Labrecque, présidente de Technologies Ecofixe, Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Nathalie Bresse, mairesse d’Ascot Corner. Dans le même ordre à l’arrière, on aperçoit Marc Bernier, directeur des travaux publics et des services techniques, Jean-Pierre Beaudoin, conseiller responsable du dossier environnement, et Jonathan Piché, directeur général de la municipalité.

La municipalité d’Ascot Corner est la première municipalité au Québec à implanter le système écologique Ecofixe, une technologie québécoise de traitement des eaux usées qui devrait permettre d’augmenter la capacité de 35 %.


Le projet-pilote permettra de tester les performances environnementales du système tout en augmentant la capacité des installations d’assainissement des eaux d’Ascot Corner. La croissance soutenue de celle-ci au cours des dernières années a fait en sorte que cette dernière a pratiquement atteint la capacité maximale de traitement de ses installations. « Au cours des dernières années, la municipalité a effectué plusieurs études afin de déterminer la possibilité de modification de nos installations de traitement des eaux usées afin de ne pas freiner l’expansion de la municipalité », d’exprimer la mairesse, Nathalie Bresse. Elle justifie le choix d’Ecofixe en soutenant qu’elle représente une solution fiable, abordable et respectueuse de l’environnement.


L’implantation du système nécessitera un investissement de plus de 800 000 $. « Comme il s’agit d’un projet-pilote, une phase d’essai se fera sur une période de 12 mois afin de s’assurer qu’il rencontre les normes environnementales et bien évaluer les performances du système. Il est prévu d’augmenter la capacité d’eau à traiter par étape et tous les seuils de traitement devront être atteints avant de pouvoir passer à la prochaine étape et ainsi traiter une quantité d’eau plus importante », de préciser Mme Bresse. Cette nouvelle technologie permettra de réduire les gaz à effet de serre (GES). « Pour la municipalité d’Ascot Corner, le traitement des eaux usées représente 32 % des émissions des gaz à effet de serre. En adoptant l’ajout de modules Ecofixe dans le bassin actuel sans construire de bassin additionnel, cela aura un effet direct sur la réduction des gaz à effet de serre de la municipalité lié aux traitements des eaux usées. »


Présentement, sur 1 300 résidences, 600 sont desservies par le réseau de traitement des eaux usées. La mise en place du système devrait permettre d’en accueillir 300 autres, soutient la mairesse. La municipalité a obtenu une aide financière de 350 000 $ provenant du Fonds vert, annoncé par la députée de Compton-Stanstead, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau. La corporation est dans l’attente d’une réponse, qu’elle souhaite positive, du palier provincial, ce qui viendrait alléger sa participation financière. Selon Mme Bresse, il y aura un impact financier sur les utilisateurs. « Il est trop tôt pour dire ça va représenter quoi sur le compte de taxes », précise-t-elle. Pour la mairesse, il s’agit de la meilleure technologie, à meilleur coût et qui respecte l’environnement. Si tout va bien, on souhaite que les travaux soient exécutés pour l’automne.


La présidente de Technologies Ecofixe, Marisol Labrecque, une entreprise de Laval, était fière de présenter le système qui sera implanté. Il s’agit d’une technologie innovante, verte qui est brevetée au Canada. « Il s’agit d’un système modulaire qui vient s’installer dans les étangs. À Ascot Corner, ça sera trois modules qui seront installés directement dans le premier étang aéré, à la fin du premier étang aéré, qui permet de donner une deuxième vie au système sans ajouter d’infrastructure additionnelle. » Le traitement sans produits chimiques est entièrement biologique, permettant de rencontrer les normes environnementales de la province. Les autres avantages de cette technologie, d’ajouter Mme Labrecque, sont de traiter 100 % de débit de l’étang aéré. L’installation du système se fait en quelques semaines et l’opération ne demande que peu de formation. « Donc, ça sera les gens de la municipalité qui pourront prendre en main le projet et par la suite, opérer le système très facilement », complète-t-elle.


Soulignant que la protection de l’environnement lui tenait particulièrement à cœur et pour son gouvernement également, Mme Bibeau était fière d’annoncer le soutien financier. « Il nous fait plaisir d’encourager une entreprise innovante québécoise et de pouvoir contribuer au développement vert d’une municipalité de notre magnifique région. »

Bury reconnaissant envers les bénévoles

« Que puis-je dire ? C’est un cimetière ! » a déclaré Austin Bailey, lorsque le maire Walter Dougherty lui a demandé de décrire son travail pour le cimetière Grace United.

Des groupes de bénévoles réunis à Bury, un stupéfiant 20 d’entre eux dans une population d’environ seulement 1200 personnes, ont été honorés le 25 avril lors de la première Soirée de reconnaissance des bénévoles de la Municipalité de Bury. Quelque 60 bénévoles se sont régalés à un généreux buffet de salades, viandes froides, desserts et vin. L’Armoury Centre résonnait au son des conversations et des éclats de rire.


« Habituellement, nous sommes ceux qui s’occupons de la communauté, qui préparons et nettoyons après les événements », dit M. Tony De Melo. « Je pense que c’était simplement merveilleux que quelqu’un le fasse pour nous. » M. De Melo est un membre du comité Canterbury de la Société d’histoire et du patrimoine de Bury.


Après le dîner, le maire Walter Dougherty a présenté 20 certificats d’appréciation aux différents groupes et chaque récipiendaire décrivait le travail de son groupement.


« J’ai pensé que c’était un bon geste, et que c’était une belle façon pour tous les différents groupes communautaires de se connaître mutuellement, et pour savoir ce que nous faisons tous », a commenté M. De Melo.


Les groupes honorés furent l’Association athlétique de Bury, le Women’s Institute, le Centre communautaire de Brookbury, le Centre culturel uni de Bury, le Centre de loisirs de Bury, les Jolly Seniors, la Légion canadienne branche 48, l’Image de Bury, le Foyer St-Paul, la Société d’histoire et du patrimoine de Bury, la bibliothèque municipale, Viactive, la Paroisse St-François-de-Laval – secteur Bury, la Bury Cemetery Association, le Cimetière Brown, le Cimetière Grace United, la St-Paul’s Guild et l’Église anglicane, les Bury Sunrays, ainsi que 3 bénévoles qui ont nettoyé la patinoire tout l’hiver.

Agrandissement du lieu d’enfouissement technique (LET) à Bury

Une vingtaine de personnes participaient à la rencontre. Les émissions de gaz à effet de serre et les odeurs ont fait l’objet de plusieurs questions.

La dispersion atmosphérique, les gaz à effet de serre (GES), le bruit et les odeurs sont les principales préoccupations qui ont fait l’objet de plusieurs interrogations des citoyens participant à l’atelier de juin de Valoris, dans le cadre du projet d’agrandissement du lieu d’enfouissement technique (LET).
Quatre études d’impact sur l’environnement réalisées à partir de modélisation calculée sur une période de 54 ans, durée de vie estimée du futur LET, ont été présentées au cours de la soirée à laquelle participaient une vingtaine de personnes.


Les sujets abordés portaient sur la dispersion atmosphérique des contaminants, des gaz à effet de serre, la circulation, le bruit et le programme de suivi environnemental. Les odeurs et contaminants ont été au centre des préoccupations du public. Il a été établi que les principales activités susceptibles d’émettre des contaminants atmosphériques sont l’enfouissement des matières résiduelles, la gestion des eaux usées (lixiviat) et le compostage.


Guillaume Nachin, chargé de projets en environnement chez TetraTech, explique les résultats de modélisation concernant la dispersion atmosphérique des contaminants. Il mentionne que la majeure partie des biogaz sera récupérée, mais une partie ne pourra l’être, ce qui se traduit par des odeurs. Il ajoute que les résultats relèvent 41 contaminants dont 35 respectent les normes et critères gouvernementaux. Néanmoins, cela n’exclut pas le dégagement d’odeur nauséabonde. Par ailleurs, six contaminants dépassent les normes et critères en termes d’odeur. La valeur varie de 130 % à 185 % de la valeur limite. M. Nachin mentionne que le pire cas de figure correspond à l’année 2033, pour une période de 44 heures au cours de l’année, où l’on retrouvera le plus de biogaz, donc d’odeur, dans l’atmosphère. Cela affecterait une zone où se retrouve six résidences situées sur les chemins Éloi, Bernard et du Bassin. De plus, environ sept autres résidences se trouvent à la limite du périmètre critique établie.

L’intervenant précise que « les dépassements ou concentrations maximum se produisent pendant la nuit ou au petit matin, très rarement pendant la journée. La nuit, les conditions atmosphériques sont très stables, il y a peu de mouvement d’air dans l’atmosphère, les nuages de contaminants ont tendance à rester plus concentrés, il n’y a pas de dispersion dans l’atmosphère. »


Il admet que les résultats confirment que la gestion des odeurs est un enjeu. Toutefois, il ajoute que des mesures existent pour contrôler cette problématique. À titre d’exemple, il mentionne la possibilité de procéder au recouvrement des déchets le plus rapidement possible, optimiser le captage de biogaz. Il existe également des produits qui peuvent être pulvérisés directement sur les déchets ou ce qui est présentement appliqué, une mousse désodorisante. Denis Gélinas, directeur général par intérim, mentionne que le maximum sera fait pour trouver des solutions d’atténuation.


Un bloc au cours de l’atelier portait sur l’évaluation des émissions des GES. À ce chapitre, on estime que le site émettra 1,2 M de tonnes de GES comprenant la phase de construction, d’exploitation pour 54 ans, de fermeture et postfermeture. Une étude portant sur la circulation des camions démontre qu’elle aura peu d’impact sur la pollution. Quant à l’embourbement du réseau routier, cela s’avérerait négligeable. Au chapitre du bruit et avec les mesures d’atténuation, on estime qu’il est non significatif.


Enfin, les intervenants ont également présenté les programmes de suivi environnementaux.

Valoris prend acte du rapport et pose des gestes

Les administrateurs s’appliquent à rencontrer les recommandations émises par la vérificatrice général

Le rapport déposé par la vérificatrice générale (VG) de la Ville de Sherbrooke, Andrée Cossette, concernant la gestion de Valoris, a provoqué une onde de choc auprès des divers élus et citoyens. Les administrateurs de l’organisme ont pris acte du rapport, qualifié de troublant à certains égards par la VG et soutiennent avoir déjà pris des mesures.


Plusieurs des 15 recommandations formulées sont déjà remplies, de préciser le préfet de la MRC du Haut-Saint-François et vice-président de Valoris, Robert Roy. Mme Cossette fait mention dans son rapport d’un manque de rigueur administrative, d’une vision à court terme, de décision de dernière minute et de manque de transparence de la direction envers le conseil d’administration.


« Il est clair à mes yeux et ceux de mes collègues du conseil d’administration que les erreurs administratives du passé jumelées à la non-divulgation de certaines informations ont grandement contribué à la situation à laquelle nous sommes confrontés. Par contre, je suis confiant de voir que nous avons été proactifs et que nous avons déjà adressé plusieurs recommandations du rapport et cela, bien avant le dépôt de celui-ci. Les mises en contexte du rapport, combinées aux recommandations, nous permettront de mettre en place des solutions viables à long terme pour Valoris », d’indiquer le président de l’organisme et maire de Sherbrooke, Steve Lussier.


La direction souscrit à l’ensemble des recommandations dans le rapport, indique-t-on par voie de communiqué. Parmi les gestes posés, on y fait mention de l’adoption du règlement numéro 5. On y prescrit les règles générales applicables à Valoris en ce qui a trait aux règles de la régie interne, l’organisation de Valoris, ses séances et le comité de gestion, le contrôle et le suivi budgétaire et la reddition de comptes, la délégation du pouvoir d’autoriser des dépenses et de passer des contrats, la tarification applicable au centre de valorisation et au centre de transfert ainsi que les dispositions relatives aux règles de gestion contractuelle. « L’adoption du règlement numéro 5 démontre notre volonté d’avoir des opérations optimales, une administration rigoureuse et une gestion transparente », d’indiquer le directeur général intérimaire, Denis Gélinas.


Dans cette optique, précise-t-on, Valoris continuera son processus d’acceptabilité sociale lié à sa demande d’agrandissement de son lieu d’enfouissement technique de Bury. Deux autres rencontres sont prévues d’ici la fin septembre. Par la suite, Valoris déposera son étude d’impact auprès du ministère de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques.

Jean-Marie Lapointe émeut le public de Weedon

Jean-Marie Lapointe a livré sa conférence Le Bonheur de bénévoler, à Weedon, suite à l’invitation de l’organisme Virage Santé mentale.

Dans le cadre de la Semaine de la santé mentale, Virage Santé mentale recevait la visite de Jean-Marie Lapointe. Le comédien et animateur a livré sa conférence Le Bonheur de bénévoler : pas payant, mais enrichissant au Centre communautaire de Weedon, devant un parterre comble de 110 personnes.


La conférence fait le survol des nombreuses implications sociales de M. Lapointe. On en retient l’importance de tendre la main à autrui de même que les grandes leçons d’humanité qu’on peut retirer de nos rencontres interpersonnelles.


Un parcours en dents de scie
« J’ai eu des périodes difficiles dans ma vie au niveau de la santé mentale. J’ai eu des hauts, j’ai eu des bas. J’ai fait des folies. J’ai fait des tentatives de suicide. S’il y a quelque chose qui m’a probablement sauvé, ça a été le bénévolat. » C’est en ces termes que Jean-Marie Lapointe a expliqué l’une des seules constantes de sa vie. Pendant de nombreuses années, il s’est impliqué auprès des athlètes handicapés et a accompagné de nombreux malades en fin de vie.


Il dit avoir développé ce sens du don de soi en commençant à accompagner son père, Jean Lapointe, dans la Maison qui porte son nom et qui vient en aide aux personnes alcooliques, toxicomanes et aux joueurs pathologiques. Plutôt que de passer Noël en famille, le paternel Lapointe se rendait visiter les résidents pour leur changer les idées durant ce temps de l’année généralement associé aux retrouvailles et aux réjouissances.


Quelques années plus tard, le fils Jean-Marie perd sa mère Marie Poulin des suites de l’alcoolisme. C’est après cet épisode troublant et auquel il n’a pas eu la force d’assister qu’il s’engagera dans l’accompagnement de fin de vie.

Qui ne risque rien n’a rien
Depuis ce temps, bien qu’il ait pu tergiverser, M. Lapointe a animé deux émissions qui ont marqué l’imaginaire québécois. La première, Face à la rue, a d’ailleurs valu à lui et son équipe un Gémeaux, trophée qu’il avait amené lors de la conférence et qu’il a fait circuler dans l’assistance. La diffusion de la seconde, Fin de mois, se termine cette semaine. Dans les deux cas, l’animateur traite de pauvreté, une situation qu’il a côtoyée au cours de sa vie.


C’est lorsqu’il était de passage à l’émission Tout le monde en parle pour discuter de ces projets que Jean-Marie Lapointe a été en quelque sorte «repéré» par Pauline Beaudry. La directrice générale de Virage Santé mentale dit l’avoir trouvé chaleureux, sincère et ouvert. C’est à ce moment qu’elle s’est mise en tête de l’avoir comme conférencier.


« D’année en année, je recherche quelqu’un qui sort de l’ordinaire, mais qui, pour la Semaine de la santé mentale, veut dire quelque chose. J’y vais toujours par feeling. » Elle avait vu juste puisque la rencontre qui était censée durer de 1 à 1 h 30 a dépassé les 2 heures. Celle qui est aussi intervenante sociale dit que les conférences de l’organisme sont de plus en plus attendues. « Les gens me disent : “J’ai bien hâte de voir qui tu vas nous amener cette année !” »

actualite

Autorisation d’exploitation pour MYM Nutraceuticals à Weedon

Las d’attendre un développement, le conseil municipal de Weedon demande à Ottawa d’intervenir rapidement dans le processus d’obtention d’une licence d’exploitation de Santé Canada, pour la réalisation du projet de serres de cannabis médicinal de MYM Nutraceuticals.


Annoncé en juin 2017, le projet représente un investissement de 233 M$ susceptible de créer 400 emplois, entraînant avec lui des retombées économiques substantielles. L’entreprise a besoin de l’autorisation de Santé Canada pour entamer une production, ce qui se fait toujours attendre. Depuis près de 18 mois, la municipalité de Weedon attend patiemment des nouvelles concernant les demandes de licences de l’entreprise et de ses filiales québécoises. Alors qu’habituellement le traitement des demandes par le ministère de la Santé du Canada se réalise entre 12 et 18 mois, on est sans nouvelle du côté de Weedon.


Une rencontre impliquant les décideurs politiques, la municipalité et les représentants du partenaire privé a eu lieu en février dernier afin de débloquer le traitement des licences, mais celle-ci n’a donné aucun résultat. « On commence à se demander si le fédéral a légalisé le cannabis sans s’être assuré préalablement que la fonction publique détient les moyens de traiter efficacement et équitablement les demandes de licences. En tout, plus de 90 licences furent attribuées en Ontario, comparativement à 13 au Québec. À elle seule, l’Ontario a reçu quasiment autant de licences que toutes les autres provinces réunies », d’exprimer le maire de Weedon, Richard Tanguay.


Il ajoute « notre stratégie de développement socio-économique dépend beaucoup de l’avancement du projet. Il est primordial pour nous de connaître les faits. Nous avons besoin d’informations et de connaître les échéances pour planifier notre développement. » Il souligne que la municipalité n’octroie, pour le moment, aucun avantage fiscal ni aucun investissement public pour le projet, mais ne reçoit en retour aucune retombée ni avantage économique. Elle s’assure néanmoins que tout le nécessaire au bon fonctionnement de l’industrie soit en place à temps, ce qui demande beaucoup de temps et d’énergie au bureau de projets. Dans cette optique, la municipalité travaille de concert avec la MRC dans le but d’implanter une grappe industrielle interrégionale du chanvre industriel et du cannabis médicinal, ce qui étendra les impacts économiques à plus d’une vingtaine de municipalités et au moins trois MRC limitrophes, estime-t-on. M. Tanguay souhaite également que le gouvernement provincial s’implique à préparer le terrain notamment la mise à niveau de la route 257.


Le conseil municipal a adopté à l’unanimité, lors de la séance du 2 juillet dernier, une résolution interpellant formellement la ministre de la Santé, le ministre responsable de la Loi sur le cannabis, la ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire et le premier ministre afin de connaître l’échéance du délai de traitement des demandes de licences en lien avec le cannabis au Québec. « Nous nous considérons comme des partenaires du gouvernement fédéral et sommes d’avis qu’il a le devoir de nous communiquer les faits. Nous demandons également que le gouvernement améliore le système de traitement, en instaurant des délais, une standardisation et en améliorant la transparence tout au long du processus », de conclure le maire Tanguay.
Mentionnons que le journal n’a reçu aucune autre information à savoir si la municipalité avait obtenu une quelconque réponse avant de mettre sous presse.

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