3 excellentes raisons de visiter nos aînés à Noël

Le temps des Fêtes est synonyme de joie, de festivités et de rassemblements en famille et entre amis. Or, pour bon nombre de personnes âgées, cette période de l’année se passe malheureusement (trop) souvent dans la solitude. Afin de briser autant que possible leur isolement, assurons-nous de les inclure dans nos réjouissances.

Voici donc trois bonnes raisons de rendre visite à votre grand-père, à votre tante ou à votre voisine âgée, par exemple, pendant la période des Fêtes :

1. Pour préserver leur moral
Les personnes âgées vivant seules ont parfois tendance à souffrir de dépression, car elles peuvent se sentir isolées de la société. En leur rendant visite pour les Fêtes, vous contribuez à favoriser leur bien-être psychologique. Croyez-le, ce beau moment passé avec vous sera pour elles une immense source de joie !

2. Pour leur montrer que vous les aimez
Prenez le temps de visiter vos proches aînés pour la simple et bonne raison que vous les appréciez grandement. Profitez de l’occasion pour leur rappeler combien ils sont importants à vos yeux et à quel point vous chérissez chaque instant passé avec eux. Votre sincère reconnaissance constitue assurément le plus beau cadeau que vous puissiez leur offrir !

3. Pour leur rappeler de bons souvenirs
Que ce soit en regardant de vieilles photos avec eux, en vous partageant des anecdotes de jeunesse ou encore en écoutant de la musique de leur temps, vous permettez à vos proches âgés de renouer avec leurs meilleurs souvenirs des Noëls d’antan… et à en créer de nouveaux en votre compagnie !

actualite

Marie-Claude Bibeau consultera la population

L’hon. Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, invite la population et les acteurs socio-économiques du comté et de la grande région de Sherbrooke à soumettre leurs réflexions dans le cadre des consultations prébudgétaires amorcées par le ministre des Finances, l’hon. Bill Morneau.

« L’économie canadienne affiche présentement la plus forte croissance au sein du G7 et le gouvernement du Canada veut s’assurer que tous ses citoyens profitent de ce succès. Pour atteindre cet objectif, il est important de consulter la population et les organismes de notre région » a déclaré Marie-Claude Bibeau.

Les acteurs socio-économiques régionaux de tous les secteurs sont invités à soumettre un court mémoire d’ici le 14 décembre 2017 à l’adresse marie-claude.bibeau.c1@parl.gc.ca dans lequel ils font état de leurs préoccupations et surtout proposent des manières concrètes pour les solutionner avec la collaboration du gouvernement fédéral.

Un événement public se tiendra au Vieux club de golf de Lennoxville, le mercredi 20 décembre 2017, en présence de Madame Bibeau. Les organismes y présenteront leur mémoire et le grand public est invité à y assister. L’ensemble de la population peut également participer activement à la démarche de consultation prébudgétaire en consultant le site web www.budget.gc.ca/2018/prebudget-prebudgetaire/index-fr.html et en répondant aux quatre courts sondages qui y sont proposés.

« Cette démarche témoigne de ma grande volonté de travailler en partenariat avec les acteurs locaux et d’être constamment à l’écoute de la population des Cantons-de-l’Est » de conclure Marie-Claude Bibeau.

Engager un traiteur pour les Fêtes : un choix antistress !

Entre les cadeaux à acheter (et à emballer !), les décorations à installer, les tenues à dénicher et les divers partys à coordonner, vous manquez de temps pour organiser votre propre réception ? Recourir aux services d’un traiteur pourrait bien être la solution !

Un gain de temps
Engager un traiteur vous fera gagner un temps fou : non seulement vous n’aurez pas besoin de faire l’épicerie et de cuisiner, une tâche qui peut s’avérer colossale selon le nombre d’invités, mais vous pourrez aussi confier l’élaboration du menu à un expert. Celui-ci saura vous proposer divers menus adaptés à la taille de la réception, à votre budget et au thème, s’il y a lieu. Ainsi, pendant que votre traiteur se chargera de l’aspect «nourriture», vous pourrez vous concentrer sur les autres tâches inhérentes à l’organisation des festivités. Et qui dit «plus de temps», dit «moins de stress», un avantage à ne pas négliger !

Un vaste choix
Votre expérience aux fourneaux se limite à quelques plats de base ? Vous craignez toujours de rater la recette de tourtière de votre arrière-grand-mère ? En confiant le menu à un traiteur, vous profiterez de plats de qualité sélectionnés parmi tout un éventail de possibilités. Menu traditionnel, mets végétariens, cocktail dînatoire… vous pourrez offrir à vos convives un menu élaboré ou audacieux selon la formule de votre choix, et ce, sans craindre les faux pas !

Enfin, le traiteur peut aussi assurer le service pendant la réception, ce qui vous laissera tout le loisir de profiter pleinement du moment en compagnie de vos proches… Joyeuses Fêtes !

Campagne de sensibilisation au IGA Cookshire

Dorénavant, les consommateurs pourront mettre un visage sur les produits locaux et régionaux. Un projet pilote présente à l’aide d’une affiche 19 producteurs dans deux épiceries de l’Estrie soit IGA Bouchard de Saint-Élie et IGA Cookshire, situé à Cookshire-Eaton.
L’initiative découle du Conseil de l’industrie bioalimentaire de l’Estrie (CIBLE) en lien avec les Créateurs de saveurs des Cantons-de-l’Est. L’objectif est de créer un lien additionnel avec les consommateurs. « Les gens ont l’impression de connaître le producteur et encouragent les gens de la place », de mentionner Annie Plamondon, chargée de projet au CIBLE. Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) contribue également au projet dans le cadre du programme Proximité, en accordant un montant de 12 000 $.

Les consommateurs découvriront au IGA Cookshire que ce soit dans la section fromages, aux fruits et légumes, en passant par le lait et les allées centrales, une affiche présentant le visage de 13 producteurs, leur nom ainsi que celui de l’entreprise et la ville où ils produisent. Les producteurs du Haut-Saint-François ont une affiche supplémentaire indiquant le nom de la MRC. Le IGA Cookshire va encore plus loin en présentant, dans la section des viandes et fromages, une bannière sur laquelle nous retrouvons les photos des trois producteurs du territoire, leur entreprise et leurs produits. Il s’agit de Daniel Jacques pour la Bleuetière chez Dan à Bury, Elijah Beauregard-Landry pour la Fromagerie Caitya de Sawyerville et de Pierre-Jean Désilet pour la Charcuterie Scotstown à Scotstown.

« Les produits agroalimentaires de la région ont leur place dans les épiceries et c’est pourquoi il me fait plaisir de les vendre dans mon commerce », de mentionner Pierre Genest-Denis du IGA Cookshire. Gilles Denis ajoute « ça encourage la relève. Le gros défi dans notre société est d’avoir de la relève. Oui, ça coûte peut-être un peu plus cher, mais il faut faire un effort. »

Pour Pierre-Jean Désilet, l’initiative « cadre avec ce qu’on veut offrir aux clients. On veut créer un lien. Nous afficher permet de mettre un visage sur le produit et de créer un partenariat. On pense à un enracinement dans la communauté. C’est aussi la reconnaissance du travail accompli. » Pour Marypascal Beauregard, copropriétaire de la Fromagerie Caitya, c’est une belle marque de support envers les producteurs locaux et les marchands qui les supportent. « Gilles nous donne toujours une belle place », précise-t-elle. Daniel Jacques est d’avis que cela va contribuer « à développer un sentiment d’appartenance et faire goûter mes produits. »

Robert Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François, encourage les gens à acheter localement. « On ne soulignera jamais assez l’importance d’acheter des produits de la région, pour nos entreprises et pour notre économie locale. C’est donc important de mettre en place des moyens pour encourager les gens à acheter localement.  » M. Roy rappelle que l’industrie agricole du territoire regroupe 731 producteurs à travers 447 entreprises agricoles.

Inauguration du milieu de vie pour les femmes du HSF

Plus de 65 personnes à très forte majorité des femmes, provenant d’un peu partout sur le territoire et quelques hommes, spécifiquement invités pour l’occasion, ont participé à l’ouverture officielle du milieu de vie du Centre des femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle, situé à Cookshire-Eaton.

La nouvelle résidence se veut un endroit inclusif, accessible, convivial et rassembleur pour toutes les femmes du Haut-Saint-François qui en ressentiront le besoin. La Passerelle est implantée dans le milieu depuis 34 ans. C’est un organisme où les femmes de tous âges vivant des situations diverses se rencontrent, s’informent, discutent, et agissent collectivement pour améliorer leurs conditions de vie. Que ce soit pour briser l’isolement, discuter, participer à des cafés-rencontres sur des sujets d’actualité, chercher de l’information, de l’écoute ou de soutien, le centre des femmes se veut un espace sécuritaire et sans jugement. Le nouveau milieu de vie permettra aux femmes de la MRC d’avoir un lieu qui leur appartient afin de créer des projets collectifs à leur image, précise-t-on.

La résidence est accessible aux personnes à mobilité réduite. Une rampe d’accès ainsi qu’une salle de bain adaptée y sont aménagées. Andrée, intervenante au Centre des femmes, mentionne qu’il s’agit de l’aboutissement d’un long processus. En plus d’offrir un endroit convenable pour les accueillir, on retrouvera plusieurs services comme un bureau avec accès à l’internet ainsi qu’un centre de documentation et un coin allaitement. La cuisine, souligne Andrée, est un lieu rassembleur où les femmes auront leur coin à elles. L’établissement dispose également d’une grande salle pour diverses activités. Les bureaux du personnel se trouvent au sous-sol, laissant tout le rez-de-chaussée aux utilisatrices.
Plusieurs dignitaires dont le préfet de la MRC, Robert Roy, Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton, représentantes des députés de Mégantic et de Compton-Stanstead, Claude Forgues de Centraide Estrie et représentants des Caisses Desjardins ont souligné l’importance et la nécessité d’une telle ressource sur le territoire.

Invitées à exprimer en un mot ce que représentait pour elles le nouveau milieu de vie, les femmes ont mentionné « solidarité, rassembleur, liberté, énergie, accompagnement, réconfort, entraide, amour, écoute, partage, non-jugement, mobilisant. »
Mentionnons que le projet global est de l’ordre de 280 000 $. De l’aide financière provenant des divers paliers de gouvernement, d’organismes, de commerces, d’entreprises et des deux Caisses Desjardins du territoire permet à La Passerelle de souffler. Toutefois, cet appui ne couvre pas la totalité des frais. L’organisme mènera diverses activités de financement au cours des prochains mois pour combler le manque à gagner. L’aménagement reste encore à faire et les intervenantes aimeraient bien y aménager un jardin communautaire ultérieurement.

Weedon
D’autre part, les intervenantes mentionnent que le point de service à Weedon sera maintenu. On ajustera l’horaire du personnel en conséquence afin de maintenir l’accessibilité.

Sylvie Michon lauréate du prix Yanthe-Tribble

Sylvie Michon, infirmière au Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) à Weedon s’est mérité le prix Yanthe-Tribble. Cette distinction, remise par l’Ordre régional des infirmières et infirmiers de l’Estrie (l’ORIIE), est attribuée à une infirmière ou à un infirmier de l’Estrie qui se distingue par son professionnalisme et sa sollicitude envers la clientèle.

Membres du personnel, de la famille, de représentantes de la direction du CIUSSS de l’Estrie – CHUS ainsi que la présidente de l’Ordre régional des infirmières et infirmiers de l’Estrie sans oublier les résidants participaient à une petite fête pour souligner l’implication et l’excellent travail de Mme Michon depuis 33 ans.

Pour Mme Michon, qui ignorait l’existence de ce prix jusqu’à quelques jours, « ce prix est un grand prix pour des petits gestes au quotidien. » L’inscription de la récipiendaire s’est faite à son insu. « S’il y a un prix que j’aurais aimé gagner, c’est bien celui-là pour son côté humain. Je n’ai pas fait de grandes découvertes. J’ai pas fait des choses extraordinaires. C’est comme si pour la première fois, on reconnaissait les petits gestes. C’est là-dedans que je trouve ça beau. C’est touchant. Ça donne envie de poser les bons gestes avec une clientèle vulnérable. »
Pour la titulaire du prix, le côté humain est au centre de ses préoccupations. « Il y a du beau et du bon dans les CHSLD. Quand les gens entrent ici, c’est parce qu’il n’y a plus de place dans le réseau. On est leur maison de dernier recours. » Au-delà de leur perte d’autonomie et de leur maladie « ce sont des gens qui ont besoin de toute notre attention et notre amour. On est un milieu de fin de vie institutionnalisé. Le prix vient reconnaître la valeur des petits gestes », d’exprimer avec émotion Mme Michon.

D’ailleurs, c’est avec humilité qu’elle accepte la distinction en mentionnant « je suis qu’un maillon dans la chaîne, je veux que vous en receviez une part », lance-t-elle à ses collègues réunis lors de la remise officielle au CHSLD à Weedon.

Visiblement émue, Mme Michon mentionne « être avec vous, les personnes souffrantes, malades, collègues avec qui je partage les mêmes valeurs représente beaucoup. Il y a du beau et du bon dans les CHSLD. Ici, c’est comme une famille. »

Le choix de la récipiendaire du prix Yanthe-Tribble est fait par un comité qui tient compte de plusieurs critères comme l’efficacité, la générosité, le professionnalisme, l’implication dans le milieu, le partage de connaissances, l’empathie, la collaboration et autres, d’expliquer la présidente de l’ORIIE, Maryse Grégoire.

Mme Michon, qui est maintenant infirmière assistante du supérieur immédiat au CHSLD à Weedon, obtient toute la reconnaissance de ses collègues et membres de l’équipe interdisciplinaire. Ces derniers disent de la récipiendaire qu’elle est avant tout une infirmière engagée envers sa profession, une leader positive, une source de savoir pour ses pairs, mais avant tout, une personne humainement remarquable. On ajoute que les résidents sont au cœur de ses préoccupations. Mme Michon accorde une grande importance à la diminution des mesures de contentions ainsi qu’au suivi interdisciplinaire des interventions choisies afin de promouvoir la dignité des patients. L’infirmière intègre la famille dans la vie en CHSLD. Elle accorde beaucoup de valeur à ce que celle-ci participe aux soins de son parent. Elle partage même ses connaissances avec les familles. L’équipe de Mme Michon mentionne qu’elle est une personne avec qui il est facile de discuter, ouverte aux commentaires et aux possibilités d’améliorer du travail. La formation continue est une valeur professionnelle importante pour elle. En plus d’être une personne de référence pour son milieu, la récipiendaire constitue un pilier pour ses pairs et la relève.

Mme Michon n’est pas appréciée seulement de ses collègues, mais également des résidents puisqu’une d’entre eux était fière d’annoncer au terme de la rencontre que des bénéficiaires avaient préparé des petits biscuits en son honneur.

Journées d’action contre la violence faite aux femmes

Le Centre des Femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle, en collaboration avec La Méridienne, maison d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants, invite les femmes à participer à deux activités qui se dérouleront au nouveau milieu de vie à Cookshire-Eaton, le 5 et 6 décembre prochains. Ces initiatives se dérouleront dans le cadre des 12 journées en cours jusqu’au 6 décembre de la campagne Journées d’action contre la violence faite aux femmes.

Le 5 décembre, les femmes sont invitées à participer au lancement de la campagne #MoiAussi #MeToo à l’image du Haut-Saint-François. Les organisatrices de l’événement donneront la parole aux femmes pour l’occasion. « On trouve ça important de leur laisser la parole, diminuer le sentiment de honte et de culpabilité », de mentionner Andrée, intervenante au Centre des Femmes La Passerelle. La deuxième partie de la rencontre servira à reprendre des discours sur les médias sociaux banalisant les propos des femmes qui dénoncent une situation. « On va se pratiquer à les défaire », d’ajouter Andrée.

Le lendemain 6 décembre, se tiendra un autre rendez-vous au même endroit. Cette fois, les femmes seront invitées à allumer simultanément la bougie à l’occasion de la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes en mémoire des 14 étudiantes de Polytechnique à Montréal. Ces femmes ont été abattues pour la simple raison qu’elles aspiraient à des métiers traditionnellement masculins. Les participantes seront invitées, si elles le désirent, à faire des témoignages dans une ambiance intime et en toute confidentialité. Les activités du 5 et 6 décembre se dérouleront à compter de 18 h.

Par ailleurs, les rubans blancs sont toujours disponibles dans le cadre de la présente campagne de sensibilisation. Les personnes désireuses de s’en procurer peuvent se présenter au milieu de vie à Cookshire-Eaton ou au centre communautaire de Weedon. Un kiosque sera aménagé pour l’occasion.

Mentionnons que La Méridienne diffusera leurs actions par le biais des réseaux sociaux principalement. D’autre part, l’organisme demande aux municipalités qui ont fait la démarche d’êre municipalité alliée contre la violence conjuale, de s’afficher dans les 12 jours. L’affichage peut être sur le panneau électronique de leur municipalité, au bureau municipal.

Un corridor scolaire non sécuritaire?

Deux résidentes et propriétaires de la rue Planche, à Cookshire-Eaton, vont déposer une pétition visant le retrait de 51 butées de béton en forme de cloche et formant un corridor scolaire lors de la prochaine séance du conseil municipal. Elles craignent entre autres des accumulations excessives de neige entre les obstacles, à l’approche de l’hiver.

« Les gens qui viennent me visiter demandent : ‘Est-ce que la rue est en construction?’ », déplore Solange Beaudoin. Nicole Laflamme rassure : « On veut pas de chicane ou partir une guerre. On veut juste que la ville explique. » « On veut les aider à penser », complète Mme Beaudoin.

En septembre dernier, la Ville de Cookshire-Eaton a procédé à l’installation d’une rangée de 51 cloches de béton jaune formant un corridor scolaire pour les élèves de l’école primaire Saint-Camille, circulant entre les rues Craig Nord et Bibeau. La décision découle d’une résolution du conseil municipal datant d’octobre 2016 visant à « améliorer la sécurité des élèves ».

Depuis deux mois, la rue Planche est également devenue un sens unique descendant des rues Craig Nord vers Bibeau. La résolution originale de la ville prévoyait toutefois un sens unique direction Craig ainsi qu’une limitation de la vitesse de circulation à 30 km/h, limite qui n’était indiquée nulle part lors de notre passage. La rue étant amputée du tiers de sa largeur, certains résidents avaient garé leur véhicule directement sur leur pelouse, maintenant que le stationnement de rue y est interdit.

« Tout ça me donne l’impression qu’on a voulu passer ça rapidement pour s’en débarrasser à la ville », redoute Mme Beaudoin. La décision a d’ailleurs été entérinée alors que l’actuelle mairesse, Sylvie Lapointe, était la conseillère du district concerné. « À la ville, on nous a dit que ce serait temporaire. Mais je peux pas croire qu’avec les couts encourus par l’installation et la peinture de 51 cloches, ça va disparaitre prochainement », poursuit la citoyenne. « Au moins, le nouveau conseiller du district 6, Michel Mercier, dit que c’est un dossier prioritaire pour lui. »

Des travaux à venir
Jointe par téléphone, la mairesse Sylvie Lapointe confirme l’état temporaire des installations. « Quand j’étais conseillère, la commission scolaire nous avait signalé une problématique entourant la sécurité des enfants de l’école St-Camille. On avait étudié plusieurs alternatives. Par exemple, un trottoir avait été suggéré. C’était des solutions qui nécessitaient de gros investissements alors que la rue sera à refaire d’ici deux ans. Les bornes étaient une solution simple, vu qu’on pouvait les déplacer et les réutiliser ailleurs. Mais on voit entretemps que le projet-pilote n’est pas apprécié. Avec la pétition, on va donc remettre le projet sur la table. On va pouvoir en discuter lors du conseil du 4 décembre. »

Parmi les désagréments encourus, les deux instigatrices de la pétition mentionnent la difficulté d’entrer et de sortir de leur cours en voiture, le déneigement qui s’annonce problématique autour des cloches et la source de pollution visuelle que représente la lignée de blocs de béton. « Disons que je souhaite mettre ma maison en vente, ça va lui faire perdre de la valeur », donne comme exemple Nicole Laflamme.
Solange Beaudoin et son conjoint Jacques Côté habitent la maison voisine de l’accès au débarcadère pour autobus de l’école St-Camille. M. Côté y est chauffeur d’autobus et stationne son véhicule à la maison entre les quarts de travail. Suite à l’installation des bornes de béton, celui-ci n’arrivait plus à sortir de sa cour et à accéder à l’entrée du débarcadère. Il a donc contacté le surintendant aux travaux publics, René Lavigne. « Il m’a répondu que ce serait beaucoup d’ouvrage de venir redéplacer ça. Je lui ai dit : “René, c’est beau. Je vais m’en occuper.” » Jacques Côté a donc lui-même déplacé trois bornes de 600 kg en recourant à un système de levier qu’il a conçu avec des éléments trouvés à la maison. Il arrive maintenant à manoeuvrer son autobus entre les obstacles pour accéder au débarcadère de l’école primaire. Sa conjointe n’est pas rassurée. « Est-ce que c’est nécessaire qu’on fasse tout ça ? Pour les réunions des fêtes qui s’en viennent, on va mettre les autos de la famille où ? »

Nicole Laflamme et Solange Beaudoin ont déposé des copies de la pétition qu’il est possible de signer au Dépanneur Chez Laro de même qu’au Proxim. Elles seront présentes en personne au IGA Cookshire le jeudi 30 novembre en avant-midi. Elles ont demandé à ce que leur démarche soit ajoutée à l’ordre du jour de la prochaine réunion du conseil municipal qui se tiendra le lundi 4 décembre à 19 h 30, à l’Hôtel de Ville.

Défi OSEntreprendre

Dans le cadre de la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat, la SADC du Haut-Saint-François a donné le coup d’envoi du 20e Défi OSEntreprendre lors d’un 5 à 7, au Centre culturel de Weedon.

Une quarantaine d’entrepreneurs et de promoteurs en phase de démarrage s’étaient déplacés pour l’événement. Le Défi OSEntreprendre vise à faire rayonner les initiatives entrepreneuriales autant étudiantes que de créations d’entreprises. À l’échelle de la province, le Défi rejoint annuellement plus de 40 000 participants et remet diverses bourses allant jusqu’à 25 000 $. L’an dernier, la MRC du Haut-Saint-François a recueilli le double de candidatures dans le volet Création d’entreprise en comparaison avec l’année précédente, soit six projets. Cette année, la responsable locale du volet, Audrey Beloin, souhaite continuer sur cette lancée et doubler encore la participation. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 13 mars 2018.

La dernière finale locale avait récompensé l’Ébénisterie Wood You d’East Angus et De Cuisine en Cuisine, de Dudswell, en avril dernier. Mathieu Drouin, l’artisan derrière Wood You, avait fourni une planche à découper qui a été remise comme prix de présence lors du 5 à 7. Les autres prix distribués au cours de la soirée furent des bijoux de l’entreprise Mousseline ainsi que des sels fumés aromatisés produits par Les As du fumoir. Des bouchées concoctées par la chef propriétaire du restaurant Da Rita de Weedon, Rita Staniscia, étaient également distribuées aux invités sur place.

En tant qu’ancien participant au défi, M. Drouin était reconnaissant de l’expérience acquise. « J’ai commencé seul, avec l’aide de Véronick Beaumont du Carrefour jeunesse-emploi d’East Angus. J’ai pris un cours. Le Défi OSEntreprendre, c’était pas juste de l’argent. C’était aussi pour le défi personnel que ça représentait. Avec ça, je pouvais me comparer avec d’autres. J’en ai profité pour peaufiner mon plan d’affaires, puis pour faire du réseautage et des contacts. Ça m’a permis d’être où je suis aujourd’hui. On a d’excellentes ressources dans le Haut-Saint-François. »

Josianne Viau et Frédérick Martel-Leech sont les propriétaires des As du fumoir. « On avait assisté à la première édition du 5 à 7 l’an dernier. Cette année, on a pris connaissance des critères du défi, puis on a décidé de s’inscrire », relate M. Martel-Leech. Bien que la possibilité de remporter un prix monétaire demeure attirante, « le Défi reste une forme d’aide », témoigne Mme Viau. « Véronique [Carbonneau De Cuisine en Cuisine] et Mathieu [Drouin de Wood You] en sont de bons exemples. Leur entreprise a reçu un bon coup de pouce avec le défi. »
Parmi les gens présents à la soirée, on retrouvait une cohorte de Place aux jeunes venue découvrir la dynamique entrepreneuriale du Haut-Saint-François dans le cadre d’un séjour exploratoire d’une fin de semaine. Laurie Lebrun en provenance de St-Hyacinthe se trouvait en compagnie de Tanya Rouleau et de son conjoint Emmanuel Trépanier, tous deux nouvellement conseillers d’orientation chez Intro-Travail à East Angus. Le trio faisait partie de la cohorte de huit participants qui allait arpenter les quatre coins de la région pendant deux jours.

À travers la province et depuis les 20 dernières années, le Défi OSEntreprendre comptabilise plus d’un million de participants et plus de 80 000 projets soumis.

Un lunch presque parfait

L’arrivée du mois de novembre marquait le lancement de la quatrième édition d’Un lunch presque parfait à la Cité-école Louis-Saint-Laurent d’East Angus.

La compétition culinaire réunit quatre équipes d’étudiants de deuxième à quatrième secondaire qui s’affronteront lors d’une grande finale le 16 février 2018. Entretemps, ceux-ci seront filmés par l’équipe technique formée de six élèves dont le travail sera diffusé par les chaines MAtv, Câble Axion et Transvision.

D’ici la finale, les apprentis cuisiniers se feront montrer les bases par le chef Jean-Patrice Fournier du Poivron Rouge. Ils verront ainsi la cuisson des viandes en plus d’élaborer leurs propres barres tendres, raviolis et pizzas pochettes. Mylène Bernard, fondatrice de Petits Cupcakes, leur montrera les rudiments de la pâtisserie. Lors de la finale, les onze participants devront concocter un menu comprenant une entrée, un plat principal et un dessert.

Marie-Claude Labbé est technicienne en loisirs à la polyvalente et organisatrice de la compétition. « Le but est de donner aux élèves le gout de cuisiner et la motivation de bien s’alimenter. » L’ampleur du projet grandit d’année en année. « La première année, on avait eu une capsule vidéo d’André Ducharme, qui est narrateur et scripteur d’Un souper presque parfait. La deuxième, on a mieux structuré la compétition. Pour la troisième année, ça a été le scénario. Pour la quatrième édition, on va prétourner des capsules informatives avec le chef Jean-Patrice. On va ensuite faire des tournages avec les jeunes lors des ateliers et de la finale. Un lunch presque parfait a de plus en plus d’influence. On en parle à travers la province, même jusqu’au Parlement ! » Mme Labbé confie avoir de grands projets pour la cinquième édition en 2018-2019. « On regarde pour faire un recueil des meilleures recettes des éditions antérieures et de peut-être faire une compétition interécoles. »

Grâce à un prix reçu de la Fondation Desjardins, l’aire de cuisine des étudiants a été renouvelée. Trois émissions d’Un lunch presque parfait de 28 minutes seront produites et animées par l’enseignant Alexis Dalpé. Les IGA de Cookshire-Eaton et d’East Angus, de même que la Légumerie Groupe Dionne, située à Cookshire, sont commanditaires et partenaires de l’émission. Les Moulures JONH, de Sherbrooke, ont spécialement conçu des planches à découper identifiées à l’image de l’émission.

ACTU-Rachel

Count-down

So much news; so little space! Here are two timely little somethings for lexophiles and pun-lovers: «Santa’s helpers are subordinate clauses.» And, «A calendar’s days are numbered.»

NEWPORT BAZAAR
Newport’s Little Christmas Bazaar, 3rd edition, is to be on Saturday, December 2, from 9 a.m. to 4 p.m., at the Newport Municipal Hall, 1452 Route 212, in Island Brook. Local artisans selling gifts for yourself or for others: Preserves, baked goods, weaving, the power of stones, jewellery, essential oils, scented candles, decorations and more. Free entrance. Info: 819-889-1340 or 819-875-5227.

NEWPORT TEA
A Christmas Tea for seniors is planned by the Municipality of Newport on Tuesday, December 5, at 1:30 p.m., at the Municipal Hall, 1452 Route 212, Island Brook. Tea is donated by David’s Tea, music offered by Réjeanne Vachon, and a Viactive demonstration given by Christiane Côté and Ruth Shipman. Participants may help discuss new ideas for outings in the coming year. Free entrance. Info: 819-889-1340 or 819-875-5227.

COOKSHIRE HEALTH
Jessica Marais, accredited herbalist and ethnobotanist, is featured at the next Health Link presentation on Thursday, December 7, 11 a.m. to 3 p.m. in Cookshire. The session offers information about preparing for winter, staying safe and healthy during it, and taking part in free winter activities.

This special event is at the Manoir de l’Eau Vive, 210 Principale East. It begins with mini-presentations by local community organizations about useful services such as transportation, food and more. Next is lunch by the Manoir’s talented chef. During lunch hour, participants will also have a chance to visit the Manoir and learn about the services offered to its residents. After lunch, Jessica Marais will talk about many natural ways to stay healthy and enjoy the winter months.

Participation in the information sessions is free of charge; the lunch is $5. To help with planning, please register by Friday, December 1, at 819-566-5717 or ml@townshippers.org (Michelle Lepitre).

Health Link is a series of information sessions in English, a CHSSN initiative funded by Health Canada through the Roadmap for Canada’s Official Languages. This session has additional support from Ghislain Bolduc, MNA (Mégantic).

ARTISANS’ SALON
The Salon des artisans de Cookshire-Eaton is on Saturday and Sunday, December 9 and 10, from 10 a.m. to 4:30 p.m., at the John Henry Pope Cultural Centre. Look for crafts of quality and diversity, and a book exchange too. Hear the Chorale Dud’ili’d’Ham perform a selection of music from their repertoire. A bonus: Works by Louis-Pierre Bougie, artist-printmaker, are on exhibit until December 16. The Centre is located at the main intersection of Cookshire, 25 Principale East. Info: Claudia Racine, coordinator, 873-825-7003, maisondelaculturejhp@outlook.com, or visit Facebook/MaisondelaCultureJHP.

COLOUR CAFÉ
The upcoming sessions of the Colour Café are Wednesdays, December 13 and January 10, from 6 to 8 p.m. This fun, informal group for English-speaking adults offers a spot of socializing, relaxing, and colouring each month. No special talent is required. Free and open to all. At the Maison de la culture John Henry Pope, 25 Principale E. in Cookshire.

Are you interested in a daytime colour café group? Would mornings or afternoons work better for you? Let Michelle Lepitre know at 819-566-5717, ml@townshippers.org.

VIACTIVE BREAK
These exercise sessions for persons aged 50-plus are taking a bit of a break over the holidays. The four bilingual groups in Bury, Cookshire, Newport and Sawyerville all end on December 13 and resume on January 17. Info: Diane Grenier, Volunteer Coordinator, Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François, 819-238-8541 (option 9) or coordo@cabhsf.org.

CHROMATIC CONCERT
The Atelier Auckland welcomes cellist Anne-Marie Leblanc for an intimate and sensitive concert in chromatic immersion in the digital studio. It sounds more melodic in French, «en immersion chromatique dans le studio numérique.» But the experience promises to be beyond language – a voyage through the centuries in music and in colour. The evening begins with an aperitif; the first glass is complimentary. The immersive concert is followed by an interview and discussion with Leblanc, led by Sylvain Dodier. The event is on Saturday, December 16, at 7:30 to 10:30 p.m., at the Atelier Auckland, 15 Principale, Saint-Isidore-d’Auckland. Fee: $35. Space is limited; registration is required. Info: 819-620-7549 or luc.pallegoix@me.com.

ART SALE
During the Atelier Auckland’s winter Expo Vente, one Christmas Tree is offered for each artwork purchased. On Saturdays, 2 – 7 p.m., until December 23, visit the Atelier in St-Isidore-d’Auckland, 15 rue Principale, Saint-Isidore-d’Auckland. Info: call 819-620-7549 or visit lucpallegoix.com.

APPLE PIES
Sawyerville United Church Stewards & Helpers still have apple pies for sale! «Take & Bake» pies are $9 each. Order from Janice Lowry at 819-889-2498 or Theda Lowry at 819-889-2734.

CHURCH SERVICES
United. On December 3, the service is at 10:30 a.m. at the Trinity United in Cookshire, with St. Mark’s Chapel Choir from Bishop’s University, directed by Sarah Heath and accompanied by Liz Warlund and Mi-Kyong Lee. Soup and sandwiches to follow. On December 10, White Gift Sunday is at 9:30 a.m. in Cookshire, and at 11 a.m. in Sawyerville. Bring gifts to donate to local elementary schools for those struggling, and new and gently used winter outerwear. Info about gifts: Rev. Tami Spires, 819-452-3685. Info about schedule: 819-889-2838 (listen to message).

Messy Church. «We wish you a Messy Christmas,» on Monday, December 11, at 5:30 p.m. for singing, storytelling, a craft and meal. It’s free of charge for all ages, at the St. Paul Anglican Church, 550 Main St., Bury. Info: Rev. Tami Spires: 819-452-3685 or spiresta@hotmail.com.

Baptist. In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. Info: 819-239-8818.

Anglican. On December 3 and 10, Sunday services are in Bury at 9:30 a.m. and in Cookshire at 11 a.m. Note: The Cookshire services are in the theatre at the Manoir de l’Eau Vive, 210 Principale East. Info: 819-887-6802.
Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email ra.writes@gmail.com by December 4 for publication December 13 and by January 3 for January 10.

Le père Noël s’arrête dans quelques municipalités

Le père Noël a déjà entamé une tournée de reconnaissance avant la grande nuit et profitera de l’occasion pour s’arrêter à divers endroits sur le territoire du Haut-Saint-François. Le bon vieux bonhomme s’arrêtera pour saluer les enfants et leur remettre un petit présent en attendant la grande nuit de Noël.

Selon les informations obtenues par le journal, le père Noël s’arrêtera dans plusieurs municipalités. Par la magie dont lui seul a le secret, il est possible que celui-ci soit à deux endroits simultanément.

East Angus
Il s’arrêtera le 1er décembre à la Vieille Gare du Papier à East Angus à compter de 18 h à 21 h. Le vieux bonhomme distribuera des présents. Il y aura sur place de l’animation, du maquillage, des jeux gonflables, maïs soufflé et chocolat chaud.

Lingwick
Encore cette année, tout le village de Lingwick vibrera au rythme de Noël le 2 décembre dès 13 h. Une foule d’activités est prévue pour la journée. Les enfants sont invités à se promener dans le sentier enchanté, à gambader dans le parc des petits animaux de Peggy et à savourer gratuitement du chocolat chaud et de la tire d’érable. Celui qui sera tant attendu, le père Noël, arrivera à 14 h et il aura des présents pour les tout-petits. Les enfants des villages voisins sont également invités à faire partie de la fête. À l’intérieur de la salle municipale se trouvera le marché de Noël. La populaire exposition de crèches à l’intérieur de l’église revient à nouveau cette année. Au terme de l’après-midi suivra le souper traditionnel avec une soirée dansante.

Weedon
La vedette, en cette période de l’année, poursuivra sa tournée le 2 décembre au Centre culturel de Weedon à compter de 13 h 30. L’après-midi s’amorcera avec la présentation d’un conte intitulé Dans nos maisons avec marionnette et comédien. Suivra le dépouillement de l’arbre de Noël avec des présents.

Cookshire-Eaton
D’autre part, le père Noël fera un arrêt à la salle de la MRC à Cookshire-Eaton le 9 décembre entre 10 h et 16 h. Bien entendu, il aura des présents pour les petits. Il recevra un coup de main des pompiers pour l’occasion. Il y aura également des jeux gonflables et du bricolage.

Chartierville
Le père Noël s’arrêtera à Chartierville le vendredi 22 décembre.

Concours de labour de Lingwick

La cinquième édition du Concours de labour de Lingwick, qui se déroulait le samedi de l’Action de grâce sur le site de la Ferme Gilbert, attire de plus en plus les gens. La journée se terminait autour d’un méchoui auquel 140 personnes ont participé.

Seize laboureurs étaient inscrits dans les quatre catégories du concours: débutants, professionnels, 65 ans et plus et sulky. Hormis cette dernière catégorie où le laboureur est assis sur une charrue, les participants doivent contrôler un araire tiré par une paire de chevaux, selon la méthode traditionnelle. Ceux-ci se mesuraient l’un à l’autre sur des parcelles de terre qui leur étaient assignées, aussi appelée planches. Des juges évaluent ensuite l’aspect des sillons et raies engendrés selon des critères de largeur et de parallélisme.

Guillaume Gendron, du secteur Fontainebleau de Weedon, participait à son premier concours en tant que laboureur. Il était accompagné de sa conjointe Christine Lescault, originaire de Chartierville. Le couple début trentaine tentait sa chance dans la catégorie débutants. Un Clydesdale et un Shire, deux chevaux de trait, les aidaient dans la tâche. Malgré la température fraiche de la journée, M. Gendron avait les joues bien rouges après avoir complété quelques allers-retours sur le lot qui lui était attribué. Celui-ci est un ancien travailleur forestier qui a commencé à recourir aux chevaux par plaisir pour effectuer quelques menus travaux. Cela l’a mené à ensemencer un total de six acres de manière traditionnelle et sans machinerie le printemps dernier.

Brigitte Martel, une des organisatrices en compagnie des trois frères Gilbert, Serge, Robert et Guy, mentionne que le concours est de plus en plus fréquenté au fil des ans. Le recours à des méthodes dites ancestrales connait un regain d’intérêt. De plus en plus de gens vont utiliser des chevaux pour l’exécution de travaux manuels, par exemple sortir du bois de chauffage de la forêt. Certains participants n’hésitent d’ailleurs pas à se pratiquer sur leurs propres terres lorsque vient le temps des labours. « L’automne, il y a pratiquement un concours chaque fin de semaine. Près d’ici, il y a ceux de Compton, Cookshire, Island Brook, Lac-Drolet », rappelle Mme Martel. Certains concours de labour sont même quasiment centenaires, comme celui de Notre-Dame-de-la-Salette, en Outaouais, qui tenait sa 94e édition, quelques jours avant celui de Lingwick.

Greg Singer, un forgeron de Chartierville, était sur place pour faire la démonstration de son savoir. Celui-ci conçoit plusieurs objets sur mesure, que ce soit des rasoirs ou des pelles, en passant par des crochets et même des portails, tous en fer forgé.

Dans la catégorie des débutants, William Sylvester, 16 ans, a remporté la première place, tandis que son père, Jonathan Sylvester, faisait de même chez les pros. Chez les 65 ans et plus, Germain Boutin a terminé premier tandis que Martin St-Germain raflait aussi les honneurs dans la catégorie charrue sulky. Lors du dévoilement des gagnants en soirée, la famille Gilbert a également fait tirer deux forfaits de 700 $ en pourvoirie. Les récipiendaires furent Guillaume Gendron et Jonathan Sylvester. Brigitte Martel réserve déjà la date du 6 octobre 2018 pour la sixième édition du concours de labour.

Concert-bénéfice Noël à votre santé

Adultes et tout-petits seront gâtés cette année au traditionnel concert-bénéfice classique de Noël intitulé Noël à votre santé et Chantons Noël en famille.

Si les plus grands doivent débourser pour assister au concert du samedi soir, 9 décembre, en l’église Trinity United à Cookshire-Eaton, les tout-petits auront droit le lendemain en après-midi à un concert gratuit avec la présence du père Noël.
Les organisateurs de l’événement souhaitent partager la magie de Noël avec les enfants et c’est la raison pour laquelle ils sont invités à participer dimanche 10 décembre, dès 15 h à l’après-midi Chantons Noël en famille. L’activité est gratuite et la contribution est volontaire pour les familles désireuses d’appuyer la cause.

Soirée VIP
Tout comme l’année dernière, le spectacle du samedi soir sera précédé d’un cocktail dînatoire au Château Pope dans le cadre d’un 4 à 7. Les responsables du projet profiteront de l’occasion pour échanger et dresser un bref bilan de l’avancée des travaux en cours. Diverses surprises, dont un encan-bénéfice, sont prévues au cours de la soirée. Le coût du billet est de 120 $ incluant le 4 à 7 et le spectacle. Toutefois, les personnes désireuses d’assister uniquement au spectacle peuvent le faire en se procurant un billet au coût de 25 $.

Concert
Les amateurs de musique classique seront encore gâtés avec la prestation de trois artistes. Marianne Lambert, soprano, Julien LeBlanc, pianiste, et Myriam Genest-Denis à la flûte traversière ont concocté un spectacle touchant, émouvant, à la hauteur de leur talent. Le spectacle du dimanche sera différent avec des chants de Noël traditionnels et populaires où tous pourront se joindre et chanter avec les artistes.
Mentionnons que les profits du cocktail dînatoire ainsi que le spectacle du samedi soir serviront à supporter le projet d’aménagement d’une clinique sans rendez-vous pour tous au Centre de santé Cookshire. Les spectacles sont rendus possible grâce à la contribution de généreux commanditaires comme la Pharmacie Proxim, Tijaro entrepreneur général, la Caisse Desjardins des Hauts-Boisés, la ville de Cookshire-Eaton, Gaz Métro, Résidences Funéraires Cass, la Coopérative funéraire de l’Estrie ainsi que IGA Cookshire. Il est possible de se procurer des billets en se présentant au Centre de santé Cookshire ou en composant le 819 875-5535 poste 106. La campagne de financement en cours vise un objectif de 250 000 $. D’autres activités de financement sont prévues au cours des prochains mois.

Nez Rouge

Opération Nez rouge

En vue de sa saison 2017, Opération Nez rouge secteur Haut-Saint-François est à la recherche de raccompagnateurs bénévoles.
L’organisme offrira ses services les quatre premiers vendredis et samedis soir de décembre (1-2, 8-9, 15-16, 22-23) de même que lors du réveillon du 31 décembre. Les automobilistes ayant consommé de l’alcool pourront se prévaloir d’un chauffeur privé entre 20 h et 4 h du matin.

La centrale locale de Nez rouge se situera à la Vieille Gare du Papier d’East Angus. Richard Roberge en est le président depuis quatre ans. « On aimerait faire passer notre nombre de bénévoles d’une trentaine, l’an dernier, à une quarantaine cette année. Comme ça, on pourra augmenter le nombre de transports de 100 à environ 150. »

Un raccompagnateur bénévole recueille approximativement 50 $ en dons lors des trajets. Il peut alors remettre cette somme aux organismes communautaires de son choix. « En 2016, on a donné de l’argent à Moisson Haut-Saint-François, à la bibliothèque de Dudswell, à l’aile jeunesse du club Lions, à 11 municipalités du territoire… » recense M. Roberge. « L’important, c’est que les organismes choisis soient en lien avec les jeunes ou le sport. »

Les citoyens pourront rejoindre Nez rouge au 819 821-4646 pour faire une demande de raccompagnement. Ceux qui souhaitent s’impliquer en tant que bénévoles sont invités à contacter l’organisation au 819 832-4950 ou par le biais du site internet www.operationnezrouge.com. Il y aura tirage d’un voyage pour deux d’une valeur de 4500 $ dans un Club Med parmi les inscriptions reçues avant le 1er décembre.

Incendie à l’Abattoir Rousseau

Donald Rousseau, propriétaire de l’abattoir du même nom récemment incendié à Lingwick, n’est pas certain de repartir en affaires.
« Personnellement, je suis pas vraiment intéressé. Je sais pas si c’est ce que la communauté veut, mais pour l’instant, personne ne m’a appelé », témoigne M. Rousseau. L’abattoir en était à entreprendre sa haute saison de production et affichait complet jusqu’en janvier. L’entreprise desservait des producteurs régionaux et de l’extérieur.

« Il y a une question économique là-dedans. Avec les assurances, c’est pas encore réglé. Puis je sais pas ce qu’il va y avoir en bout de ligne parce que c’est la première fois que ça m’arrive », admet Donald Rousseau, quelques minutes avant un rendez-vous avec son assureur. « Au moins, j’avais assuré mes investissements. »

L’homme de Lingwick a constamment amélioré et rénové ses installations en 47 années d’opération. « Le dernier ajout datait de 2016. Il y avait des vestiges de 50 ans en arrière, du temps que mon père était propriétaire. J’aime mieux parler de ce que j’ai fait, que de ce que je ferai », termine Donald Rousseau, encore ébranlé par les événements survenus une semaine plus tôt.

Un incendie d’origine électrique a détruit l’Abattoir Rousseau dans la nuit du 14 au 15 novembre. L’entreprise comptait une douzaine d’employés.

Bike Show

Le Cookshire Bike Show ferme les livres

Après 14 années d’activités à distraire les «bikers» d’un peu partout en région au Québec et à faire du bien autour de soi en distribuant de l’argent à divers organismes pour les jeunes et moins jeunes, l’organisation du Cookshire Bike Show cesse ses activités et ferme les livres.

Pour une dernière fois, l’organisation a procédé à une remise d’argent lors d’un souper d’adieu, pour ainsi dire, auprès d’une douzaine d’organismes en vidant littéralement les coffres. C’est un peu plus de 20 000 $ qui ont été distribués faisant ainsi plusieurs heureux. Au cours de son histoire, Cookshire Bike Show a distribué dans le Haut-Saint-François et un peu à Sherbrooke plus de 100 000 $, d’exprimer Josée Pérusse, pionnière de la première heure avec Daniel Marquis, Marc Dolbec, Luc Brodeur et Bob Boutin.

C’est évidemment avec tristesse que le comité organisateur en est venu à cette conclusion de cesser définitivement les activités, d’expliquer Mme Pérusse. « On n’a pas de relève. Les commanditaires sont de plus en plus difficiles à aller chercher et on est essoufflés. On vieillit. La décision n’a pas été facile à prendre. Il a fallu trois réunions », mentionne-t-elle. Pourtant, l’événement connaissait un vif succès et était reconnu à l’échelle du Québec. « Le samedi, on allait chercher de 4 000 à 5 000 personnes. Pour la journée, on n’avait pas de problème de bénévoles, mais personne ne voulait prendre la relève.  » Organiser une édition débutant le vendredi soir pour se terminer le lendemain nécessitait un budget de 50 000 $. « Ce sont les commanditaires et la vente de bières qui nous permettaient de faire des profits », d’expliquer Mme Pérusse.

Cette pionnière mentionne que l’organisation à Cookshire-Eaton bénéficiait d’une bonne réputation. Elle admet que ce n’était pas une activité familiale, mais ajoute « c’est pas parce qu’on est des «bikers» qu’on est des bandits pour autant. » D’ailleurs, aucun incident déplorable n’a été rapporté au cours de cette période et l’organisation distribuait les profits dans le milieu. « J’ai tellement eu du fun à le faire et donner de l’argent et connaître du monde, ça va me manquer. Faire un événement pour avoir du fun, donner des sous, c’était ça notre mandat », de préciser Josée Pérusse. Force de constater qu’il a été bien rempli.

Des cérémonies empreintes de solennité pour le Jour du Souvenir

Dans le cadre des commémorations du jour du Souvenir, d’anciens combattants et leurs familles se sont réunis autour de huit cénotaphes dans le Haut-Saint-François. À Weedon s’étaient déplacés la députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, le préfet de la MRC, Robert Roy, ainsi que le maire Richard Tanguay. La cérémonie extérieure a réuni une quarantaine de personnes et s’est conclue par le dépôt des couronnes, après deux minutes de silence. La ministre-députée avait commencé sa tournée du jour du Souvenir avec la ville de Scotstown pour se rendre par la suite à Bury et East Angus. D’autres réunions ont eu lieu à Sawyerville, Saint-Isidore-de-Clifton, Cookshire-Eaton et Island Brook.

Espace de la diversité, pour faciliter l’intégration des immigrants

Le troisième Espace de la diversité, chapeauté par la Fédération des communautés culturelles de l’Estrie (FCCE), s’est tenu cette fin de semaine à la polyvalente Louis-Saint-Laurent à East Angus.

Le printemps dernier, la FCCE annonçait la tournée Espace de la diversité, qui visitera les sept MRC de l’Estrie, dans le cadre du 150e anniversaire du Canada. L’événement a pour but de favoriser la rétention et l’intégration des immigrants en région. Après le Val-Saint-François en septembre et le Granit en octobre, le Haut-Saint-François est la troisième MRC à recevoir l’événement.

Cette fois-ci, les organisateurs ont tenu à axer Espace de la diversité autour des opportunités d’emplois dans la MRC, dans un contexte de rareté de main-d’œuvre. C’est une réalité qui a été partagée par le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, lors de son allocution. « Les nouveaux arrivants aident au développement de notre région. » Le préfet Robert Roy, qui lui succédait au micro, abondait dans le même sens. « La diversité est une richesse. Tous sont les bienvenus ici. »

Daniel Audet, copropriétaire de l’auberge La Ruée vers Gould, à Gould, a fait un parallèle entre les immigrants actuels et les premiers colons. « On ne peut pas développer une région seuls. Il faut accueillir d’autres populations. » Il a rappelé qu’après les Amérindiens, des vagues successives d’Américains, d’Écossais, d’Irlandais, d’Anglais et de Français avaient afflué dans les cantons pour occuper et développer le territoire.

Boubacar Cissé, directeur général de la FCCE, a profité de sa tribune pour remettre une plaque commémorative au préfet de la MRC, « en guise de reconnaissance pour la contribution combien importante des citoyennes et citoyens du Haut-Saint-François à la promotion de l’Espace de la diversité. »

La cafétéria de la polyvalente avait été séparée en quatre espaces. L’espace découverte était un lieu d’échanges interculturels avec les communautés immigrantes et la ludothèque familiale, un lieu de divertissement pour les enfants. L’espace folkthèque mélangeait prestations musicales et danse, alors qu’un coin gastronomique faisait découvrir des mets. Les pays représentés allaient du Brésil au Congo, en passant par le Mali, le Maroc et le Burkina Faso.

M. Jamal Elhihi s’occupait du kiosque marocain. Celui-ci en est à son «25e hiver québécois» et demeure à Sherbrooke depuis 17 ans. « On vient ici pour se connaitre l’un, l’autre. C’est une joie pour moi que de partager avec d’autres confrères cet Espace de la diversité. »

Olivier Dedingar, originaire du Tchad, est étudiant à la maitrise à l’Université de Sherbrooke. Il participait à l’Espace pour réseauter et parce que « les nouveaux arrivants ont besoin d’outils. » Quelques instants plus tôt, il venait de serrer la main de la députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau. « Je suis rempli de joie ! Dans mon pays, une telle chose serait impossible. Il y aurait eu trop de protocoles. »

Plusieurs organismes de la région ont pris part à l’organisation de l’Espace de la diversité : le CLD, le CJE, la SADC, la CDC, Pro-Gestion Estrie, de même que la Ville de East Angus.

Trèd’si s’impose au gala des Prix d’excellence en environnement

Trèd’si, entreprise de Westbury spécialisée en récupération du bois traité, s’est mérité un Prix d’excellence en environnement des Cantons-de-l’Est, dans la catégorie petite entreprise.

Le Gala des Prix d’excellence en environnement est organisé par la Fondation estrienne en environnement (FEE) et a pour but de mettre en valeur les actions constructives des individus et organisations de la région pour le développement durable. La 24e édition s’est tenue le 26 octobre à l’hôtel Chéribourg d’Orford et a réuni près de 300 personnes.

Trèd’si récupère, recycle, transforme et revalorise les bois traités depuis 1997. À ce moment, Jean-Yves Tremblay, fondateur de l’entreprise, présente à Hydro-Québec une solution de récupération des poteaux électriques destinés à l’enfouissement, qui est accueillie avec enthousiasme. L’année suivante, la tempête de verglas qui s’abat sur le sud de la province amène Trèd’si à occuper un rôle majeur dans la récupération des poteaux endommagés. Toujours en 1998, la compagnie acquiert ses installations actuelles à Westbury. « On a acheté l’ancienne briquade », se remémore M. Tremblay.

Depuis, elle a ajouté le traitement des eaux contaminées à ses opérations et a été l’une des premières entreprises de l’Estrie à obtenir l’accréditation On s’engage en développement durable pilotée par ADDERE Service-conseil. Au cours des dix dernières années, Jean-Yves Tremblay a graduellement légué les rênes de l’entreprise à sa relève. « J’ai deux filles qui travaillent pour la compagnie. Mohika est maintenant la PDG. Je comptais passer moins de temps ici, mais avec le lancement récent de notre deuxième compagnie, Chal’isba, je suis encore à temps plein ici ! »
Mohika Tremblay avoue avoir été très heureuse de recevoir le prix d’excellence. « C’est une belle reconnaissance de nos efforts. Avec l’accréditation, on avait reçu beaucoup d’attention depuis 2015 pour le volet développement durable. Comme on est une compagnie à vocation environnementale, la candidature qu’on avait soumise reflétait mieux l’ensemble des facettes de Trèd’si et de nos améliorations. »

L’entreprise est passée d’une douzaine d’employés, dont certains à temps partiel, à une vingtaine de réguliers en l’espace d’un an. La directrice le confirme: « On crée pas mal d’emplois. On devrait bientôt obtenir les permis pour faire de la récupération dans sept états du Nord-est américain. Ça devrait tripler nos capacités de production actuelles. »

Mme Tremblay insiste sur le fait que la collaboration fait partie intégrante autant de l’organisation à l’interne qu’avec d’autres compagnies. « Là-dessus, je ferai une annonce en temps et lieu, mais il y a des acteurs majeurs qui vont venir s’implanter dans la région parce que nous sommes là. Et ça, c’est trippant. »

Guy Fouquet, président de la FEE, témoigne de la tendance écologique et de l’importance de la souligner par le biais des prix d’excellence. « Outre le symbole du trophée, il y a le signe d’une reconnaissance fort appréciée d’une région qui a toujours démontré sa détermination et son innovation en matière de développement durable. »

actualite

Quatre nouveaux maires et autant de réélus

Les citoyens de huit municipalités dont on retrouvait des courses à la mairie ont fait leur choix en désignant quatre nouveaux maires et renouvelant leur confiance envers autant de maires sortants.

Les municipalités de Cookshire-Eaton avec Sylvie Lapointe, Dudswell Mariane Paré, La Patrie Johanne Delage et Westbury Gray Forster comptent un nouvel élu à la tête de leur municipalité. Quant aux contribuables de Chartierville, East Angus, Newport et Weedon, ils ont réitéré leur appui envers leur dirigeant sortant soit Denis Dion, Lyne Boulanger, Lionel Roy et Richard Tanguay. Mentionnons que Céline Gagné, ancienne mairesse de Lingwick, effectue un retour en étant réélue par acclamation.

Chartierville
À Chartierville, le maire réélu, Denis Dion, ne semblait pas surpris de sa victoire au lendemain des élections. « Non, je ne suis pas surpris. Le monde a sorti voter. Je pense que les gens voulaient continuer avec l’expérience et le suivi. J’ai vu beaucoup de gens et j’ai vu surtout une volonté de continuer. » Le maire Dion mentionne vouloir poursuivre ses démarches pour attirer de nouveaux arrivants à Chartierville. « Je ne veux pas juste qu’on vende des maisons existantes. Je veux en voir de nouvelles. » Le maire complète en soulignant « on a une belle équipe; on va continuer à travailler ensemble. »

Cookshire-Eaton
Même si elle était relativement confiante, la nouvelle mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, s’est montrée surprise du faible écart avec son plus proche adversaire. Elle attribue sa victoire au porte-à-porte. « J’ai fait 1 111 portes sur 2 100. J’ai fait tous les secteurs, mais j’ai axé surtout sur le rural. » Mme Lapointe mentionne que sa priorité sera de revoir et préparer le prochain budget. « Je veux faire plus avec moins et je vais mettre les gens au courant des décisions. » Quant au conseil municipal, passablement changé avec quatre nouveaux venus, Mme Lapointe mentionne « je les connais pas tous, mais j’ai hâte de voir leur potentiel. Je pense avoir une bonne équipe. »

Dudswell
Au moment de notre entretien, l’ancienne conseillère au siège 6 et nouvelle mairesse de Dudswell, Mariane Paré, en était à préparer la première rencontre du conseil municipal. « Avec les six nouveaux conseillers, on va faire le tour des dossiers puis choisir nos orientations. »
Les dossiers à venir seront ceux des bâtiments municipaux ayant fait l’objet de consultations et le développement de rues pour accueillir de nouvelles familles. Mme Paré concède que, par le passé, certains dossiers ont trainé en longueur et ont pu amener de l’insatisfaction parmi la population. « Sans être une PME, notre rôle à la municipalité reste de réfléchir et d’agir. »
Mariane Paré a affronté quatre autres candidats lors de la course à la mairie. Elle parle de ses huit années passées au conseil comme ayant été « un atout » face à ses adversaires lors de l’élection.

East Angus
À East Angus, Lyne Boulanger a obtenu près de 75 % des voix des électeurs. « C’est une belle reconnaissance. Je l’apprécie grandement, d’autant plus que, cette fois-ci, c’est un mandat qui m’est confié directement par les citoyens, plutôt que le conseil. J’en suis donc fière. Je crois que les gens ont choisi l’expérience et la connaissance des dossiers. »
Mme Boulanger félicite les candidats qui se sont présentés aux postes de conseillers. « Ça m’a fait chaud au cœur de voir qu’autant de gens voulaient apporter un plus à la ville. »

Qui dit automne, dit préparation de budget municipal. « Avec le nouveau conseil, on va, dans un premier temps, prendre connaissance des enjeux. Par exemple, dans le dossier de la salle communautaire, le comité va présenter ses recommandations au conseil. Ensuite, on pourra prendre une décision. »

La mairesse Boulanger mentionne avoir reçu une belle vague d’amour qui l’a « rassurée et fait du bien. »

La Patrie
À peine fut-elle élue que Johanne Delage s’est mise au travail. « J’ai pas arrêté deux minutes depuis lundi. J’ai littéralement la broue dans le toupet ! » Les dossiers étant en suspens depuis un mois à cause des élections, la nouvelle mairesse sortait d’une rencontre avec le service des incendies en vue du budget à passer dans à peine deux semaines. À court terme, un de ses objectifs sera de rencontrer les maires des municipalités avoisinantes. « C’est par le travail d’équipe qu’on va pouvoir réaliser de grandes choses. Je pense bien entendu à la route 257 qui est un gros dossier. »
Mme Delage avoue que son élection fut une belle surprise. Elle avait néanmoins mené une campagne électorale irréprochable. « J’ai fait toutes les portes de la municipalité ! J’ai toujours fait mes campagnes de cette manière, alors j’allais pas changer ma méthode. Quand les gens n’étaient pas là, je leur laissais un petit mot personnalisé avec mon dépliant. Ma priorité, c’est notre municipalité. On va entendre parler de La Patrie. »

Newport
À Newport, Lionel Roy a été réélu avec 86 % des votes. « Je pense que la réponse est nette. On espérait 75-80 % des votes, mais on a eu encore plus. Les gens veulent qu’on continue de même », témoigne le maire. Ce haut degré de satisfaction transparait également au niveau du conseil, alors que cinq des six conseillers présents lors du dernier mandat ont été élus sans opposition. « On repart d’où on avait laissé avant les élections. On travaille pour la population. Les taxes sont basses à Newport. Ici, c’est un peu des dossiers de routine. Il n’y en a pas qui sont particulièrement chauds. Mais il reste que la situation avec Valoris est inquiétante. »

Weedon
Le maire Richard Tanguay s’est montré un peu surpris. « Je commençais à avoir des doutes vers la fin de la campagne. » Avec 56,85 % des voix, le maire mentionne : « je pense avoir gagné avec une majorité acceptable. » Interrogé à savoir si le dossier de la marijuana médicinale aurait été son billet pour une réélection, le maire croit plutôt que c’est attribuable à l’ensemble des réalisations et à l’information transmise aux citoyens. « J’ai essayé de donner le plus d’information possible. J’ai essayé de répondre à toutes les questions et expliquer sur internet le mode de fonctionnement municipal. » Le maire Tanguay ajoute que le porte-à-porte lui a permis de prendre conscience de certaines choses qui influenceront sa façon de faire. « Je me suis rendu compte que la population était plus pro environnement et que moi j’allais plus modérément. » Pour M. Tanguay, la priorité « est de garder le cap, continuer à amener la municipalité vers du développement économique. » Mais avant tout, le maire se proposait de donner un coup de fil aux promoteurs du projet de marijuana médicinale pour les rassurer quant à l’avenir du dossier.

Westbury
Le nouveau maire de Westbury, Gray Forster, n’est pas surpris de sa victoire. « Les gens disaient qu’ils voulaient du changement. » Ayant effectué beaucoup de porte-à-porte, il mentionne avoir constaté que le territoire est vaste et les besoins variés selon les secteurs plus urbains ou agricoles. Sa priorité, « ça va être de consulter les gens, savoir leurs besoins pour faire un lac-à-l’épaule et planifier les prochaines années. » Le nouveau maire réitère la volonté de vouloir travailler avec ses voisins tout en préservant l’indépendance de sa municipalité.

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